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lundi 24 avril 2017
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Reuters, 12 juin 2004

L’Iran s’oppose aux demandes européennes sur le nucléaire

par Christian OLIVIER et Parinoosh ARAMI


Les installations nucléaires d’Arak, vues par satellite

TEHERAN (Reuters) - L’Iran a refusé, samedi 12 juin 2004, de geler de nouvelles activités dans le cadre de son programme nucléaire, comme le réclament plusieurs pays européens, et a affirmé qu’il comptait mener à bien ses projets de construction d’un réacteur à l’eau lourde.

Iran


"Nous n’accepterons aucune nouvelle contrainte", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharrazi, lors d’une conférence de presse. "Si quiconque nous demande d’abandonner le secteur de transformation du concentré d’uranium ("yellowcake") en hexafluoride d’uranium gazeux, à Ispahan, ou de renoncer aux équipements d’eau lourde d’Arak, nous ne pourrons pas accepter, une demande supplémentaire de ce type étant en contradiction avec nos droits aux termes de la loi", a-t-il ajouté.

Yellowcake américain

Le concentré d’uranium est du minerai d’uranium traité, extrait des mines de Yazd, dans le centre du pays. L’hexafluoride d’uranium est un gaz injecté dans les centrifugeuses qui enrichissent l’uranium.

Les installations nucléaires d’Arak, vues par satellite

L’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France ont rédigé cette semaine un projet de résolution sévère dans lequel ils reprochent à l’Iran de ne pas coopérer pleinement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans ce document, qui fera l’objet d’un débat lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA qui débute lundi 14 juin 2004, les trois pays demandent à l’Iran de geler les activités de son usine de transformation d’uranium près d’Ispahan et de revenir sur sa décision de construire un réacteur à l’eau lourde près d’Arak, dans le centre de l’Iran.

Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à Vienne

Kamal Kharrazi a déclaré qu’il espérait que l’AIEA allait résister aux pressions américaines et non seulement assouplir la résolution mais aussi "classer" le dossier iranien. "Il est injuste que le dossier iranien reste à l’ordre du jour pour deux problèmes mineurs", a-t-il dit.

Kamal Kharazi

L’Iran doit s’expliquer sur des traces d’uranium utilisable dans des bombes découvertes dans des sites iraniens et sur ce qu’il compte faire de centrifugeuses qu’il n’avait initialement pas déclarées aux inspecteurs de l’AIEA.

Les installations nucléaires de Natanz, vues par satellite

Les Etats-unis accusent Téhéran de chercher à se doter d’une arme nucléaire, ce que démentent les autorités iraniennes qui affirment que leur programme n’a que des objectifs civils.

L’Iran avait promis, en 2003, de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium.

Si Téhéran ne parvient pas à résoudre son différend avec l’AIEA, le Conseil de sécurité des Nations Unies pourrait être saisi et prendre des sanctions.

Christian OLIVIER et Parinoosh ARAMI

Les installations nucléaires de Natanz, vues par satellite

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