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mercredi 26 juillet 2017
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AFP, 15 février 2011

Côte d’Ivoire : Le HCR craint des déplacements de très grande envergure


Des partisans de Laurent Gbagbo manifestent, à Abidjan, le 5 février 2011

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué, mardi 15 février 2011, craindre des déplacements de population "massifs" en Côte d’Ivoire, si le pays ne sort pas l’impasse politique.


Côte d’Ivoire

Depuis le scrutin du 28 novembre 2010, le pays est déchiré entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale, qui presse en vain le sortant de céder le pouvoir. Selon le dernier décompte de l’ONU, 296 personnes sont mortes depuis la mi-décembre dans des violences.

Un bus incendié, à Abidjan, le 8 février 2011

"Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés reste préoccupé par l’impasse politique qui suscite une peur généralisée et qui, si elle n’est pas résolue, pourrait conduire à un déplacement massif", a expliqué une porte-parole de l’organisation, Melissa Flemming, lors d’un point presse. Pour l’instant, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés a enregistré 38600 déplacés par les violences en Côte d’Ivoire. "Il s’agit de déplacements locaux dans l’ouest du pays", a précisé Mme Flemming. Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés a par ailleurs enregistré 36318 réfugiés Ivoiriens au Liberia. Pour répondre aux besoins humanitaires, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés a démarré, lundi 14 février 2011, à Duékoué, la construction d’un premier camp qui permettra d’accueillir 6000 personnes. Il permettra de soulager la mission catholique de Duékoué où des milliers de personnes avaient trouvé refuge. Environ 8600 autres déplacés ont également pu être logés pour l’instant chez des familles d’accueil dans les districts de Duékoué, Danané, Bin-Houyé et Zouan-Hounien selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés. L’agence onusienne tente toutefois d’identifier des lieux adaptés pour construire de nouveaux camps dans cette région de Côte d’Ivoire. "Certaines personnes déplacées à l’ouest ont fait état de violences physiques et sexuelles, ainsi que de détention arbitraire par des groupes armés agissant en toute impunité", a indiqué Mme Flemming, précisant que ces attaques étaient commises par les deux bords. Une autre porte-parole du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Fatoumata Lejeune-Kaba, a expliqué à l’AFP que ces violences avaient eu lieu "entre fin décembre 2010 et début janvier 2011". Mais "la peur de représailles combinée à l’absence et la paralysie des institutions judiciaires ont empêché de nombreuses personnes de déclarer ces abus" aux autorités, a souligné Mme Flemming.

Agence France Presse

Melissa Flemming

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