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lundi 22 mai 2017
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Histoire : L’évolution de la mortalité au camp de concentration de Dachau

par Robert FAURISSON


Des monceaux de cadavres, à Dachau, à l’époque de la libération du camp

Les deux graphiques ci-après représentent la mortalité du camp de Dachau. L’un est d’origine française et l’autre, d’origine américaine. Le premier (pièce n° 1) a été découvert dans des circonstances qu’il ne nous appartient pas de révéler. Il s’agit apparemment (voy. le vide du second cartouche sans doute prévu pour recevoir une inscription, par exemple, sur la provenance des chiffres) du projet d’une instance officielle française, que nous connaissons et qui se manifestera peut-être à la parution de ce graphique dans notre revue. Le second (pièce n° 2) a été établi, sur notre demande, à partir d’un document américain cité en référence. On remarquera la concordance d’ensemble des deux graphiques. Le premier porte sur la période du 11 mai 1941 à la fin août 1945. L’original est bicolore et indique en rouge le nombre des Français morts dans ce camp (et ses sous-camps) ; le camp ayant été libéré le 29 avril 1945, les chiffres de mai, juin, juillet et août 1945 concernent les morts durant la présence américaine. Le second porte sur la période du 18 février 1940 à la fin avril 1945.


Graphique No 1 : l’évolution des décès, au camp de concentration de Dachau, du 11 mai 1941 à fin août 1945

De mars 1933, date de la création du camp principal, à la fin avril 1945, il est entré au camp principal de Dachau et dans ses sous-camps deux cent six mille deux cent six détenus. En douze ans, il est mort environ trente-deux mille détenus. Le pourcentage des survivants est donc d’environ 85 % et celui des morts d’environ 15 %. Ces chiffres paraissent aujourd’hui à peu près admis aussi bien par le Service international de recherches (Comité international de la Croix-Rouge) sis à Bad Arolsen (RFA) que par les autorités du musée de Dachau. Rappelons que le chiffre des victimes était parfois évalué, à la fin de la guerre, à environ deux centre trente-huit mille ! L’Encyclopædia Judaica (1971) pour sa part, dans son article « Dachau », parle encore de quarante mille tués dont 80 % à 90 % auraient été juifs !

Graphique No 2 : l’évolution des décès, au camp de concentration de Dachau, de 1940 à 1945

Il est manifeste, au vu de ces graphiques, que la situation de Dachau –comme celle de tous les autres camps– est devenue catastrophique dans les derniers mois de la guerre. L’Allemagne tout entière, ses soldats, ses civils, ses prisonniers ou détenus connaissaient l’apocalypse. Vivres et médicaments manquaient. Les transports étaient frappés de paralysie. Lorsque les GI américains découvrirent le camp, le 29 avril 1945, leurs sentiments allèrent de la stupéfaction à la révolte. Dans la zone du crématoire, les cadavres s’entassaient. Les wagons d’un train, qui avait erré à travers l’Allemagne sous les bombardements alliés avec son chargement de détenus vivants, ne contenaient plus que des cadavres. La puanteur était affreuse. Les soldats américains ne firent pas de quartier ; avec l’aide d’anciens détenus, ils massacrèrent au fusil, à la mitrailleuse, à la pelle et à la pioche cinq cent vingt soldats allemands qui, peu de jours auparavant, étaient venus prendre la relève des gardiens de Dachau. Les chiens furent égorgés [1]. Il est probable qu’en découvrant les horreurs du 29 avril 1945 les Américains durent penser que Dachau avait toujours offert à peu près le même spectacle depuis sa création et qu’un camp de concentration ne pouvait être qu’un lieu d’extermination programmée.

Des juives hongroises à Dachau, le 13 juin 1945

Si nous publions ces graphiques, c’est d’abord pour rectifier cette impression. On sait aujourd’hui que le brusque accroissement de mortalité de l’été 1942 était dû au typhus ; qu’en 1943, à la suite de mesures draconiennes prises selon les ordres de Heinrich Himmler et d’Oswald Pohl par le service de santé des camps de concentration, cette mortalité connut une baisse sensible malgré l’augmentation progressive du nombre des détenus pour faits de « terrorisme » ou de « Résistance » ; et que l’hiver 1944-1945 tourna à la catastrophe. Nous publions ces graphiques pour une autre raison. Ainsi qu’on le voit, nous avons marqué d’une flèche le mois de juin 1941 et celui de novembre 1944. La raison en est que, selon la légende, Adolf Hitler aurait donné vers juin 1941 l’ordre d’exterminer les juifs et Heinrich Himmler aurait, en novembre 1944, ordonné l’arrêt de cette extermination [2]. Il suffit d’un simple coup d’œil à ces graphiques pour se rendre compte que les faits démentent la légende. A moins, bien sûr, qu’on ne veuille nous faire croire que les responsables du camp de Dachau se sont ingéniés à désobéir d’abord à Adolf Hitler, puis à Heinrich Himmler et ont voulu prendre le contre-pied des ordres reçus, des ordres dont, il faut le rappeler, on n’a jamais trouvé trace.

Des prisonniers fêtent la libération du camp de Dachau, le 13 avril 1945

Un document américain qui, aux Archives nationales des États-Unis, accompagne le document que nous avons utilisé pour l’établissement du second graphique, prouve que dans les dix-sept premiers jours du mois de mai 1945, les troupes américaines ayant pris le commandement du camp, il est mort 1588 détenus, c’est-à-dire plus de détenus qu’il n’en est mort pendant toute l’année 1943 du temps de la présence allemande (1100 décès en 365 jours). Ce fait, à lui seul, illustre combien des horreurs que l’on serait tenté de mettre au compte de l’un ou de l’autre des belligérants sont surtout à porter au compte de la guerre et des fléaux qui l’accompagnent : épidémies, famine... A Dachau, les Américains ont aussi découvert des détenus en bonne santé que la presse mondiale s’est, en général, abstenue de montrer (pièces n° 3, 4 et 5). La photo des juives hongroises et de leurs poupons (pièce n° 3) n’a, à notre connaissance, jamais été publiée. Elle tend à prouver, en dépit de la légende dont l’affuble la propagande de l’époque, que l’extermination des juifs en général et des femmes et des enfants en particulier est pour le moins douteuse. Les Archives nationales des États-Unis (Record Group 238, VII US Army, Signal Corps) accompagnent cette photo de la légende suivante : Photo n° 205488 : Quand les Allemands commencèrent à retraiter de Hongrie, ils emmenèrent avec eux beaucoup de gens pour aller travailler dans les usines allemandes. Les sections de travail forcé comprenaient beaucoup de femmes juives –dont certaines étaient enceintes. Au début ces femmes enceintes étaient contraintes à l’avortement mais, dans les derniers mois, on autorisa les mères à garder leurs enfants. On voit ici un groupe de juives hongroises : des mères avec leurs enfants. Dachau, Allemagne, 13 juin 1945. Les photos n° 4 et 5 représentent des prisonniers acclamant leurs libérateurs de la VIIe armée américaine à leur entrée dans le camp de concentration de Dachau, le 13 avril 1945. La photo n° 4 a déjà été publiée ; la photo n° 5 est inédite.

Robert FAURISSON, 1er août 1990

Des prisonniers fêtent la libération du camp de Dachau, le 13 avril 1945

[1] Howard A. Buechner, Dachau. The Hour of the Avenger... ; compte rendu par Jessie Aitken, « Dachau. L’Heure du Vengeur », Annales d’histoire révisionnistes n° 2, Eté 1987, p. 27-29.

[2] En réalité, comme cet ordre n’a jamais existé, les historiens exterminationnistes ont proposé bien d’autres dates, sur une période de... deux ans ! Celle de l’été 1941 ou de juin 1941 est la plus courante.

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source