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samedi 25 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (7ème partie) : Du 16 juin 2004 au 30 juin 2004
AFP, 20 juin 2004

Irak : Nouvelles violences à Bagdad


BAGDAD (AFP) - Trois personnes ont été blessées dans l’explosion d’une bombe artisanale, dimanche 20 juin au matin, à Bagdad, où les attentats se sont intensifiés à l’approche du 30 juin 2004, date prévue pour le transfert du pouvoir aux Irakiens par les autorités de la coalition conduite par les Etats-Unis.

Entre-temps, les équipes techniques s’activaient toujours à réparer deux oléoducs sabotés dans le sud de l’Irak, a annoncé un responsable pétrolier, précisant qu’aucune date pour la reprise des exportations de brut ne pouvait être annoncée.


A Bagdad, les trois personnes ont été blessées par une bombe artisanale, placée à l’entrée d’un tunnel, près du pont Chouhada (Martyrs), a déclaré un officier de police Raed Mohammad.

D’autre part, selon l’armée américaine, un GI a été blessé à Bagdad dans dans la nuit. Dans le nord du pays, un chef tribal membre du Conseil local de la ville de Tikrit, a été abattu dimanche main par des inconnus.

Bagdad avait connu, jeudi 17 juin 2004, un attentat sanglant perpétré par un kamikaze au volant d’une voiture bourrée d’explosifs devant un centre de recrutement de l’armée qui a fait 35 morts et 141 blessés.

Les autorités intérimaires irakiennes ont indiqué après cet attentat envisager de décréter des lois d’exception pour tenter de juguler la violence dans le pays. Elles ont affirmé ces derniers jours vouloir accompagner les lois d’exception envisagées de garanties pour les droits des citoyens, afin de faire taire toute critique. Mais un responsable de la coalition a indiqué samedi que le gouvernement irakien pouvait imposer le couvre-feu et restreindre les déplacements de la population sans imposer la loi martiale. Selon lui, si le nouveau gouvernement commence à réduire les libertés individuelles, cela entrera en contradiction avec la loi fondamentale et le droit international.

Interrompues, mardi 15 juin, en raison du sabotage des deux oléoducs du sud de l’Irak, les exportations pétrolières ne pourront reprendront dimanche 20 juin 2004 comme l’avait espéré un responsable de la coalition. "Le travail se poursuit pour réparer les deux oléoducs sabotés. Nous ne pouvons avancer aucune date pour une reprise du pompage" a indiqué Jabbar al-Louaïbi, directeur général de la Compagnie du pétrole du sud (SOC). L’interruption des exportations irakiennes prive le marché mondial de 1,65 à 1,8 million de barils par jour.

S’exprimant samedi sur ce point, le Premier ministre irakien Iyad Allaoui a condamné "les forces du mal" responsables des différents sabotages qui, selon lui, ont fait un "milliard de dollars" de dégâts. "Nous allons connaître encore plus d’atrocités et de crimes", a-t-il dit, "mais, je veux assurer le peuple irakien et la communauté internationale qu’avec l’aide de Dieu, nous l’emporterons".

Evoquant de nouveau le sort du président déchu, M. Allaoui a assuré à des sénateurs américains, samedi 19 juin 2004, à Bagdad, qu’il n’exigerait pas de détenir Saddam Hussein avant que l’Irak ne soit prêt à le juger. Cette question a été abordée avec M. Allaoui par les sénateurs démocrates Tom Daschle, Joe Biden et leur collègue républicaine Lindsey Graham. "Saddam et les autres (responsables du régime déchu) devraient être jugés par un tribunal irakien, par un gouvernement irakien devant le peuple irakien", a affirmé M. Biden, en réponse à la question d’un journaliste. "Je peux vous assurer qu’ils (les responsables irakiens) ne vont pas essayer d’obtenir sa garde et de le traduire en justice avant d’être complètement prêts, prêts à présenter un dossier d’accusation, avant d’être parfaitement prêts à pouvoir montrer à leur peuple, à la région et au monde que c’est un procès équitable", a-t-il ajouté.

Le 14 juin, M. Allaoui avait affirmé que le gouvernement intérimaire obtiendrait le transfèrement de Saddam Hussein dans une prison irakienne d’ici au transfert des pouvoirs du 30 juin 2004. Mais le lendemain, le président américain George W. Bush avait posé des conditions de sécurité à la remise du prisonnier, déclarant qu’elle aurait lieu "au moment opportun", sans préciser s’il pourrait avoir lieu avant ou après cette date.

Agence France Presse

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