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AFP, 4 avril 2011

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro annonce une offensive sur Abidjan


Des partisans de Laurent Gbagbo à Abidjan, le 3 avril 2011

La situation est "désormais mûre" pour que l’offensive sur Abidjan des forces d’Alassane Ouattara "soit rapide", a affirmé, dimanche 3 avril 2011, son premier ministre, Guillaume Soro. Selon lui, la stratégie du président ivoirien reconnu par la communauté internationale a fonctionné.


Côte d’Ivoire

"La stratégie était d’encercler la ville d’Abidjan, ce que nous avons réussi parfaitement. Nous avons envoyé des soldats à l’intérieur de la ville pour faire du harcèlement des troupes pro-Gbagbo, des miliciens et mercenaires", a-t-il indiqué sur la télévision du camp Ouattara, la TCI. "Nous constatons à la suite de ce harcèlement une panique généralisée des troupes (du président sortant Laurent) Gbagbo. La situation est désormais mûre pour que l’offensive soit rapide. Ne vous inquiétez surtout pas", a-t-il assuré. "L’opération sera rapide car nous avons découvert exactement le nombre de chars opérationnels (des troupes pro-Gbagbo) sur le terrain. Les Ivoiriens doivent faire confiance aux Forces républicaines" de M. Ouattara, a ajouté M. Soro.

Un partisan de Laurent Gbagbo à Abidjan, le 3 avril 2011

M. Soro a par ailleurs dénoncé les accusations d’exactions commises, vendredi 1er avril 2011, par les troupes pro-Ouattara dans la ville stratégique de Duékoué. Il a "condamné fermement la légèreté" avec laquelle l’ONU et plusieurs organisations internationales "ont choisi d’incriminer les forces républicaines de Côte d’Ivoire". Selon ces organisations, la prise de Duékoué, mardi 29 mars, par les forces pro-Ouattara, s’est accompagnée de massacres à grande échelle, les bilans allant de 330 tués à un millier de "morts ou disparus". "La position du gouvernement ivoirien est claire et nette : il n’y a pas d’impunité. Nous allons mener des enquêtes et ceux qui seront responsables -parce que nous voulons un Etat de droit- seront punis", a-t-il promis dans une interview diffusée par la chaîne de télévision internationale francophone TV5monde.

Agence France Presse

Un partisan de Laurent Gbagbo contrôle un passant, à Abidjan, le 3 avril 2011

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