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mercredi 26 avril 2017
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AFP, 13 mars 2011

Egypte : Hosni Moubarak et ses deux fils ont été placés en détention


Des soldats évacuent la place Tahrir, au Caire, le 12 avril 2011

C’est ce que vient d’annoncer le porte-parole du procureur général. On apprenait hier que l’ex-président égyptien avait été hospitalisé après une crise cardiaque pendant son interrogatoire.


Egypte

L’ex-président égyptien, Hosni Moubarak, a été placé en détention pour quinze jours, dans le cadre d’une enquête sur l’usage de la violence contre des manifestants, a annoncé, mercredi 13 avril 2011, le porte-parole du procureur général. Le porte-parole a aussi confirmé une information de la télévision selon laquelle une mesure similaire a visé ses deux fils dans le cadre de la même enquête. Ils sont accusés d’avoir incité à tirer sur les manifestants pendant la révolte populaire du 25 janvier au 11 février, jusqu’à la démission, sous la pression de la rue, de leur père. Près de 800 personnes sont mortes pendant le soulèvement. Avant la révolte, Gamal Moubarak était considéré comme le successeur désigné de son père. La télévision a aussi indiqué que la première séance d’interrogatoire de Hosni Moubarak s’était achevée dans l’hôpital international de Charm El-Cheikh. L’ex-président a été victime d’une crise cardiaque durant l’interrogatoire, mardi 12 avril. Il a dû être été placé en soins intensifs, selon l’agence officielle égyptienne Mena. Dimanche 10 avril, le président déchu était sorti de son silence pour la première fois en deux mois pour défendre son « intégrité » et récuser les accusations de malversations, se disant victime d’une « campagne de diffamation », dans une allocution sonore diffusé par la chaîne Al-Arabiya. Sa convocation ne préjuge pas de l’ouverture d’un procès, mais constitue un premier pas qui pourrait y conduire. Le pouvoir militaire, à qui M. Moubarak a cédé la place, a également bloqué les fonds de M. Moubarak en Egypte et engagé des démarches pour geler les avoirs qu’il pourrait détenir à l’étranger. Mais ces mesures apparaissent trop timides aux yeux d’une grande partie de la population et des mouvements à l’origine de la révolte, qui exigent un procès.

Agence France Presse

Alaa et Gamal Moubarak

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