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AFP, 18 avril 2011

Burkina Faso : La mutinerie s’étend à une quatrième ville


Manifestation contre le coût de la vie, à Ouagadougou, le 8 avril 2011

Après la capitale, Ouagadougou, Pô et Tenkodogo, au tour de Kaya. Le mouvement de soldats mutins qui touche le Burkina Faso depuis jeudi 14 avril 2011, s’est étendu à cette quatrième ville du nord du pays, dans la nuit de dimanche 17 avril à lundi 18 avril, d’après des témoins interrogés par l’AFP.


Burkina Faso

Le mouvement de contestation était parti, jeudi 14 avril 2011 au soir, de la propre garde présidentielle du chef de l’Etat, Blaise Compaoré, puis s’est, les jours suivants, étendu à d’autres garnisons de la capitale, et des trois autres villes. Pour tenter de contenir cette révolte, Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, en 1987, a dissous son gouvernement et nommé de nouveaux responsables des forces armées. Dans la capitale, qui, depuis jeudi 14 avril 2011 au soir, avait des allures de ville morte, la vie reprenait son cours normal, lundi 18 avril au matin, selon un journaliste de l’AFP, la plupart des banques et des services publics ayant rouvert leurs portes. Sur le marché central, théâtre, samedi 16 avril, de violences provoquées par des commerçants excédés par l’action des militaires qui avaient pillé et saccagé de nombreuses boutiques, les mêmes commerçants étaient présents, mais n’avaient pas ouvert leurs étals.

Lendemain de pillage, à Ouagadougou, le 16 avril 2011

Des soldats et des gendarmes sont sortis, dimanche 17 avril 2011 au soir, dans les rues de Kaya, ville située à une centaine de kilomètres au nord-est de Ouagadougou, et ont tiré en l’air dans les rues jusqu’à 06h00, lundi 18 avril. Pour la première fois, des gendarmes participaient à la mutinerie, depuis le début du mouvement, jeudi 14 avril au soir. Ils ont incendié le domicile du chef du corps du régiment de commandement d’appui et de soutien (CAS) et saccagé celui du commandant de la première région militaire, celle de Kaya, ont affirmé des habitants de la ville interrogés par téléphone depuis Ouagadougou. Les villes de Pô et Tenkodogo, où des soldats mutins étaient également sortis dans les rues pendant le week-end, tirant en l’air et commettant des pillages, avaient également retrouvé leur calme, lundi 18 avril au matin.

Agence France Presse

Lendemain de pillage, à Ouagadougou, le 16 avril 2011

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