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Archives Iran (1ère partie) : Du 12 janvier 2004 au 23 juin 2004
TEHERAN (AFP) - Les huit soldats britanniques arrêtés, lundi 21 juin, par l’Iran sur le Chatt al-Arab et détenus en un lieu tenu secret vont être poursuivis en justice pour être entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes, a indiqué, mardi 22 juin 2004, la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam.

"Ils vont être poursuivis pour être entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes ; ils étaient un kilomètre à l’intérieur des eaux iraniennes", a rapporté cette chaîne satellitaire de la télévision d’Etat citant des sources militaires iraniennes. Selon ces dernières, les huit membres de la Royal Navy ont eux-mêmes reconnu se trouver dans les eaux iraniennes.
Les gardes-côtes irakiens s’apprêtaient pour leur part, mardi 22 juin, à reprendre contact avec la partie iranienne pour tenter d’obtenir la libération par l’Iran de ces huit soldats britanniques dont les embarcations ont été saisies dans le Chatt al-Arab. "Je vais reprendre contact ce matin avec les forces britanniques en attendant de pouvoir me mettre en rapport avec la partie iranienne en vue d’obtenir la libération des huit soldats britanniques", a déclaré le général Ali Hammadi, chef des gardes-côtes dans le sud de l’Irak. "Nous espérons résoudre le problème rapidement", a-t-il ajouté. Le bureau du général Hammadi a indiqué, lundi 21 juin 2004 au soir, avoir été sollicité par l’armée britannique, qui contrôle le sud de l’Irak, pour intervenir auprès de la partie iranienne en vue d’obtenir la libération des huit soldats. Un premier contact a pu être établi. Selon le général Hammadi, les soldats britanniques étaient en train de "contrôler, du côté irakien du Chatt al-Arab, des embarcadères utilisés pour la contrebande d’armes, lorsque leurs embarcations ont dérivé pour entrer dans la partie iranienne" de l’embouchure.
Le Chatt al-Arab, confluent du Tigre et de l’Euphrate long de 200 km, qui se jette dans le Golfe, constitue dans sa partie sud, la frontière naturelle entre l’Irak et l’Iran. La ligne de la frontière court le long de la ligne la plus profonde des eaux, appelée Tawleg. La marine iranienne a intercepté, lundi 21 juin 2004, les trois embarcations entrées, selon elles, dans les eaux territoriales de l’Iran.
Agence France Presse
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