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AFP, 23 avril 2011

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara menace de la force les derniers groupes armés actifs


Une patrouille de l’ONU passe près d’un cadavre, à Abidjan, le 14 avril 2011

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a menacé, vendredi 22 avril 2011, de "désarmer par la force" les derniers groupes armés encore actifs à Abidjan, s’ils ne déposent pas "rapidement" les armes.


Côte d’Ivoire

Les Forces républicaines (FRCI) du président Ouattara ont progressivement pris le contrôle de la majeure partie d’Abidjan, après l’arrestation de M. Gbagbo, le 11 avril 2011, mais ne sont pas encore parvenues à sécuriser deux quartiers. Mercredi 20 avril au soir, les FRCI se sont affrontées, à Abobo, aux combattants du "commando invisible" de l’ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit "IB", qui tient des barrages dans une bonne partie du quartier. Le même jour à Yopougon, les forces pro-Ouattara avaient tenté sans succès, lors de combats à l’arme lourde, de déloger les derniers miliciens fidèles au chef d’Etat déchu, Laurent Gbagbo.

Un membre des commandos invisibles, à Abidjan, le 19 avril 2011

Lors d’une réunion avec les chefs des forces armées et de sécurité, Alassane Ouattara les a chargés de "demander aux chefs miliciens, de demander au commandant Ibrahim Coulibaly, de venir vous voir et de déposer les armes. Il faut que cela soit fait rapidement". "Nul ne doit être détenteur d’armes de manière illégale", sans quoi "il faudra les désarmer par la force", a prévenu le président Ouattara. "Nous n’accepterons pas de foyers de belligérance qui puissent inquiéter la tranquillité des Ivoiriens. La guerre est terminée en Côte d’Ivoire, le pays est réunifié, l’armée doit être réunifiée", a lancé M. Ouattara. Il a également "ordonné" aux chefs militaires de "procéder immédiatement au repli de toutes les unités combattantes dans leurs casernes et leurs bases d’origine, que ce soit au sud comme au nord". Présent à la réunion, le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, a estimé qu’il y avait "urgence a reprendre les choses en main" dans ces deux quartiers.

Agence France Presse

Un homme pleure devant les ruines de sa maison familiale incendiée, à Duékoué, le 17 avril 2011

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