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dimanche 26 février 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Iran (1ère partie) : Du 12 janvier 2004 au 23 juin 2004
AFP, 22 juin 2004

L’Iran n’a pas encore décidé du sort des soldats britanniques arrêtés


Image de la télévision iranienne en arabe Al-Alam montrant les bateaux militaires britanniques interceptés par l’armée iranienne

TEHERAN (AFP) - L’Iran n’a pas encore décidé du sort des huit soldats britanniques faits prisonniers, a déclaré, mardi 22 juin 2004, le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi quelques heures après des informations sur l’engagement de poursuites à leur encontre.


"Nous prendrons les décisions qui s’imposent après les avoir interrogés et nous être assurés de ce qui s’est passé", a dit M. Kharazi lors d’un entretien téléphonique avec son homologue Jack Straw, selon les médias d’Etat.

Kamal Kharazi

La chaîne d’Etat iranienne Al-Alam avait indiqué, mardi 22 juin 2004 au matin, que les soldats seraient poursuivis pour être entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes, ce qui rendrait incertaine une libération rapide.

Image de la télévision iranienne en arabe Al-Alam montrant quatre des militaires britanniques capturés par l’armée iranienne

Les huit hommes ont été capturés, lundi 21 juin 2004, à bord de trois embarcations sur le Chatt al-Arab, le fleuve départageant l’Iran et l’Irak. Ils seraient entrés dans les eaux territoriales iraniennes par erreur. Selon la Royal Navy, ils étaient chargés d’entraîner la police fluviale irakienne. Ils auraient franchi la ligne frontière qui passe à peu près par le milieu du fleuve large de plusieurs centaines de mètres mais qui n’est pas matérialisée. Al-Alam a montré les images des huit hommes en uniforme. En tenue camouflage ou en tee-shirt noir, libres de toute entrave, ils semblaient en bonne santé mais abattus. Ils restaient détenus en un lieu tenu secret.

Image de la télévision iranienne en arabe Al-Alam montrant trois des militaires britanniques capturés par l’armée iranienne

L’incident risque de ne pas améliorer les relations entre Téhéran et Londres, traditionnellement compliquées, mais cruciales avec la guerre et l’occupation en Irak, à défaut de relations diplomatiques entre l’Iran et les Etats-Unis.

Image de la télévision iranienne en arabe Al-Alam montrant deux des militaires britanniques capturés par l’armée iranienne

L’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran a été la cible au cours des derniers mois de plusieurs attaques violentes de la part d’islamistes qui protestaient contre la participation britannique à l’invasion de l’Irak. Londres a aussi co-rédigé la semaine passée une résolution très critique sur le programme nucléaire iranien.

Iraniens et Britanniques ont cependant maintenu des rapports étroits au sujet de l’Irak, la diplomatie londonienne allant même, au contraire de l’allié américain, jusqu’à louer le rôle de l’Iran. Les contacts avec les troupes iraniennes le long de la frontière sont généralement qualifiés de "cordiaux" du côté britannique. Un responsable réclamant un strict anonymat s’est dit "surpris" par les événements de lundi 21 juin 2004.

Agence France Presse

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