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AP, 3 mai 2011

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo accepte sa défaite électorale, selon Kofi Annan

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Des soldats de l’ONU gardent la résidence dans laquelle est détenu Laurent Gbagbo, à Korhogo, le 2 mai 2010

L’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a rapporté, lundi 2 mai 2011, que l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril, avait finalement accepté sa défaite à l’élection présidentielle de novembre 2010.


Côte d’Ivoire

Le groupe des anciens emmené par Kofi Annan a pu rencontrer Laurent Gbagbo, actuellement détenu dans le nord de la Côte d’Ivoire. Ce dernier "n’a pas donné l’impression qu’il contestait la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de novembre ; il l’a acceptée", a rapporté l’ancien secrétaire général de l’ONU. "Dans notre conversation avec lui, le langage était clair", a-t-il ajouté. Le groupe des anciens, qui comprend aussi l’archevêque sud-africain, Desmond Tutu, et l’ancienne présidente irlandaise, Mary Robinson, a également rencontré le président, Alassane Ouattara, dont la victoire a été reconnue par l’ONU et l’Union africaine. Laurent Gbagbo avait refusé de lui céder le pouvoir jusqu’à sa capture par les forces de son adversaire. Les anciens ont plaidé pour la réconciliation après les mois de violences qui ont suivi l’élection et ont exhorté Alassane Ouattara à tenir sa promesse de former une commission de vérité et réconciliation. Les anciens ont aussi demandé au gouvernement ivoirien d’autoriser la Croix-Rouge internationale à rendre visite à Laurent Gbagbo, son épouse et d’autres détenus.

Associated Press

Comentaire

Laurent Gbagbo a toujours été de mauvaise foi. Il a été élu président de la Côte d’Ivoire, en 2000, pour un mandat de cinq ans. A l’échéance de son mandat, il a invoqué divers prétextes pour ne pas organiser de nouvelle élection présidentielle et se maintenir abusivement au pouvoir. En 2010, quand il a dû renoncer à tergiverser, il a mené une campagne électorale xénophobe, en contestant la nationalité ivoirienne de son rival, Alassane Ouattara, et en accusant les partisans de celui-ci d’être des étrangers. Lorsque sa défaite électorale a été connue, il a fait invalider le résultat par ses petits copains du conseil constitutionnel et s’est lancé dans une campagne d’assassinats, afin de terroriser les partisans de son adversaire. Il n’a pas hésité à provoquer une guerre civile, contraignant des milliers d’Ivoiriens à fuir vers les pays voisins, dans le seul but de se maintenir abusivement au pouvoir.

Frank BRUNNER

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source