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AFP, 26 juin 2011

Côte d’Ivoire : Quinze proches de Laurent Gbagbo inculpés et écroués


Des balayeuses, à Abidjan, le 4 mai 2011

Quinze proches de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, ont été inculpés et écroués pour atteinte à l’autorité de l’Etat, constitution de bandes armées et crimes économiques, a déclaré, dimanche 26 juin 2011, le procureur d’Abidjan, Simplice Kouadio Koffi.


Côte d’Ivoire

"Quinze personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt" cette semaine, a indiqué Simplice Kouadio Koff. Parmi elles figurent l’ancien premier ministre Gilbert Aké N’Gbo, l’ex-ministre des affaires étrangères Alcide Djédjé et Philippe-Henri Dacoury-Tabley, qui fut gouverneur de la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a-t-il précisé. Les quinze personnalités ont été inculpées pour des "infractions contre l’autorité de l’Etat, atteinte à sa souveraineté, constitution de bandes armées" et pour des "infractions contre les biens, commises au préjudice de l’Etat et des institutions financières publiques ou privées", selon M. Kouadio Koffi. Placées en résidence surveillée dans un hôtel d’Abidjan, La Pergola, après l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, ces quinze détenus vont demeurer sur ce site en attendant d’être transférés en maison d’arrêt.

Laurent et Simone Gbagbo peu après leur arrestation, à Abidjan, le 11 avril 2011

M. Gbagbo, son épouse, Simone Gbagbo, et treize autres personnes, sont également en résidence surveillée depuis l’arrestation de l’ex-président, dont la chute, après dix jours de guerre dans Abidjan, a marqué la fin de quatre mois de crise post-électorale ayant fait quelque 3000 morts. Jeudi 23 juin 2011, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé aux juges l’autorisation d’ouvrir une enquête sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en Côte d’Ivoire depuis la dernière élection présidentielle. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, avait, dans une lettre datée du 3 mai, demandé au procureur, Luis Moreno-Ocampo, d’enquêter sur les "crimes les plus graves" commis lors des violences qui avaient suivi le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.

Agence France Presse

Une fosse commune, à Abidjan, le 4 mai 2011

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