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La Presse Canadienne, 23 juillet 2011

Afrique : Ottawa verse 50 millions pour les victimes de la famine

par Stephanie LEVITZ


Des tombes près du camp de réfugiés de Dagahaley, au Kenya, le 22 juillet 2011

Le gouvernement canadien versera 50 millions de dollars pour lutter contre la famine dans la Corne de l’Afrique. Ottawa doublera aussi tout don effectué par les citoyens canadiens pour aider les quelque 11 millions de personnes touchées par la longue sécheresse dans la région.


Des réfugiées somaliennes ramassent du bois près du camp de réfugiés de Dagahaley, au Kenya, le 22 juillet 2011

Les Nations Unies ont officiellement déclaré l’état de famine dans certaines zones de la Somalie, plus tôt cette semaine, et ont lancé un appel à l’aide : les besoins humanitaires sont immenses. Des milliers de réfugiés ont fui les violences et la sécheresse qui font rage sur le territoire somalien pour se diriger vers des camps de réfugiés dans les pays voisins : l’Éthiopie et le Kenya. Jeudi 21 juillet 2011, l’organisme CARE avait doublé à 48 millions son appel d’urgence initial pour fournir de la nourriture, de l’eau et des articles d’urgence à deux millions de personnes touchées par la crise.

Corvée d’eau pour des réfugiées somaliennes, au camp de Dagahaley, au Kenya, le 22 juillet 2011

La ministre canadienne de la Coopération internationale, Bev Oda, a annoncé la contribution d’Ottawa vendredi 22 juillet 2011, en visitant un camp kenyan baptisé Dadaab, qui accueille plus de 380000 réfugiés somaliens. Mme Oda a qualifié la situation de crise humanitaire. « Notre volonté d’aider doit être à la hauteur de leur persévérance et de leur courage », a-t-elle affirmé, selon une retranscription de son discours. « Le Canada a un long passé de générosité et de volonté d’aider les personnes dans le besoin. Notre gouvernement prête son soutien à l’Afrique depuis longtemps. » « Notre engagement d’aujourd’hui apportera des secours aux personnes touchées, particulièrement aux femmes et aux enfants qui sont les plus vulnérables », a fait valoir Bev Oda. La moitié de l’enveloppe d’Ottawa servira à nourrir les sinistrés par le biais du Programme alimentaire mondial de l’ONU, alors que l’autre moitié aidera d’autres agences des Nations Unies à offrir de l’eau et des sanitaires. Le projet de multiplication des dons individuels est semblable à celui mis sur pied par Ottawa suite au tremblement de terre en Haïti, en janvier 2010. Seuls les dons versés aux organismes de charité dument enregistrés seront égalisés par le gouvernement fédéral. Le programme est rétroactif au 6 juillet 2011 et se poursuivra jusqu’au 16 septembre.

L’hôpital de Médecins sans Frontières au camp de Dagahaley, au Kenya, le 22 juillet 2011

De son côté, une coalition formée de grands groupes humanitaires internationaux a salué l’engagement du gouvernement canadien. La coalition humanitaire regroupe Aide à l’enfance Canada, CARE Canada, Oxfam Canada, Oxfam-Québec et Plan Canada. « C’est très satisfaisant. Nous apprécions beaucoup les efforts du gouvernement canadien, qui va dans le sens qu’on souhaitait, qu’on demandait », a déclaré Michel Verret, responsable des communications chez Oxfam-Québec. « Très honnêtement, j’espère que ça aura un effet d’entraînement sur les gouvernements de la communauté internationale pour en faire autant et davantage. »

Stephanie LEVITZ

Un enfant à l’hôpital de Médecins sans Frontières, au camp de Dagahaley, au Kenya, le 22 juillet 2011

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