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dimanche 23 avril 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (4ème partie) : Du 1er avril 2004 au 31 août 2004
AP, 28 juin 2004

Haïti : Le Premier ministre du président déchu Jean-Bertrand Aristide arrêté


Scène de rue à Saint-Marc, le 12 février 2004

PORT-AU-PRINCE, Haïti (AP) - Yvon Neptune, le Premier ministre du président haïtien déchu Jean-Bertrand Aristide, a été arrêté, dimanche 27 juin, à sa résidence de Port-au-Prince, a affirmé le Premier ministre intérimaire Gérard Latortue.

Il est soupçonné d’être responsable de la mort de plusieurs insurgés au cours de la rébellion du mois de février 2004.


"Nous souhaitons la réconciliation nationale parce que nous voulons faire prévaloir la loi dans ce pays", a déclaré Gérard Latortue dans une interview téléphonique avec l’Associated Press.

Gérard Latortue

Yvon Neptune se serait laissé emmener sans résistance. Des responsables de la police ont affirmé qu’il avait été emmené à la prison centrale. Un responsable du parti Lavalas de Jean-Bertrand Aristide, l’ancien député Gilvert Agervil, a cependant affirmé qu’Yvon Neptune s’était rendu de lui-même parce qu’il savait que les autorités étaient à sa recherche.

Yvon Neptune

Yvon Neptune est soupçonné d’être impliqué dans la mort de plusieurs opposants du président Aristide. Les événements dont il est accusé seraient survenu en février à Saint-Marc, un port situé dans l’ouest du pays où la flambée de violence a fait 300 morts au cours de la rébellion qui a conduit à la destitution de Jean-Bertrand Aristide et à son départ le 29 février 2004.

Un Haïtien dans les décombre d’une maison détruite, à Saint-Marc, le 16 février 2004

Le 8 février, alors que les insurgés s’approchaient de Saint-Marc et que la police fuyait la ville, Neptune s’y serait fait transporter en hélicoptère avec des renforcements de police, selon des témoins et des journalistes sur place ce jour-là. Le 9 février 2004, les policiers se seraient rendus dans un quartier connu pour abriter des opposants au gouvernement et auraient servi de bouclier au milices extrémistes pro-Aristide qui auraient mis le feu à des maisons et abattu les personnes cherchant à échapper aux flammes, selon des témoins dont le missionnaire américain Terry Snow.

Terry et Ingvild Snow

L’ambassade américaine a demandé dans un communiqué une enquête "juste, impartiale et rapide". "Nous demandons également aux autorités haïtiennes de respecter la dignité de l’ancien Premier ministre et par-dessus tout d’assurer sa sécurité".

Associated Press

Scène de rue à Port-au-Prince

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