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mercredi 26 avril 2017
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AFP, 1er septembre 2011

Corruption : Silvio Berlusconi achète les témoins


Silvio Berlusconi

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a qualifié, en juillet 2011, la péninsule de "pays de merde", selon des écoutes réalisées sur le numéro de téléphone d’un homme proche de Silvio Berlusconi et rendues publiques, jeudi 1er septembre, par l’agence ANSA.


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"Je suis transparent, tellement propre dans mes affaires qu’il n’y a rien qui puisse me gêner. Je ne fais rien qui puisse être considéré comme un délit. On peut dire de moi que je baise, c’est la seule chose que l’on puisse dire. Dans quelques mois je m’en vais pour m’occuper de mes oignons, ailleurs, je m’en vais de ce pays de merde qui me donne envie de vomir", déclare Silvio Berlusconi au cours d’une conversation, le 13 juillet 2011, avec Valter Lavitola. M. Lavitola, éditeur d’un journal et se trouvant actuellement à l’étranger, est poursuivi par la justice italienne et fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans une affaire où il est soupçonné, avec un hommes d’affaires, Giampaolo Tarantini, arrêté jeudi 1er septembre au matin, d’extorsion contre Silvio Berlusconi. Giampaolo Tarantini, impliqué, en 2009, dans le scandale de la prostituée Patrizia D’Addario, qui a raconté avoir passé une nuit avec Silvio Berlusconi, avait affirmé, à l’époque, avoir fait venir une trentaine de femmes prêtes à accorder des faveurs sexuelles lors de fêtes données par M. Berlusconi dans ses résidences à Rome et en Sardaigne entre septembre 2008 et janvier 2009. "Je les présentais comme mes amies et je ne mentionnais pas le fait que parfois je les payais", avait cependant précisé M. Tarantini. Selon le parquet de Naples, cité par l’hebdomadaire Panorama, propriété de la famille Berlusconi, le chef du gouvernement aurait versé 500000 euros, puis des sommes plus faibles chaque mois, pour que M. Tarantini continue de dire dans son procès que Silvio Berlusconi n’était pas au courant du fait que les jeunes femmes étaient payées pour se prostituer, et pour éviter un déballage en public d’écoutes téléphoniques considérées "embarrassantes" pour Silvio Berlusconi. Valter Lavitola est soupçonné par la justice d’avoir été l’intermédiaire pour ces versements entre Silvio Berlusconi et Giampaolo Tarantini et d’avoir en outre prélevé une partie des sommes payées par le chef du gouvernement en faveur de l’homme d’affaires.

Agence France Presse

Valter Lavitola

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