retour article original

vendredi 24 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Proche Orient (6ème partie) : Juin 2004
AFP, 29 juin 2004

Proche Orient : Le ministre français des Affaires étrangères entame une visite dans les territoires palestiniens


Le ministre des Affaires étrangères français Michel Barnier a entamé, mardi 29 juin 2004, sa première visite dans les territoires palestiniens, où il doit notamment rencontrer le dirigeant Yasser Arafat, au risque d’irriter Israël qui cherche à isoler le chef palestinien.


M. Barnier s’est immédiatement rendu à Ramallah en Cisjordanie après avoir atterri à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. Il doit commencer ses discussions avec les responsables palestiniens par un entretien avec son homologue Nabil Chaath avant de s’entretenir avec M. Arafat dans la Moukataa, son quartier général, dans lequel celui-ci est confiné depuis décembre 2001, selon des sources diplomatiques françaises. Après les entretiens, M. Barnier doit dîner avec le dirigeant palestinien.

Lors des discussions, M. Barnier "rappellera au président Arafat la nécessité et l’urgence de continuer à appliquer le programme de réformes et de tout faire pour permettre la réussite de l’initiative égyptienne" à Gaza, avait déclaré, lundi 28 juin 2004, le porte-parole du Quai d’Orsay, Hervé Ladsous. Il se référait au rôle sécuritaire que l’Egypte pourrait assumer dans la perspective du retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza et de l’évacuation des 21 colonies juives de ce territoire.

Les pays occidentaux, à commencer par les Etats-Unis, ont depuis longtemps appelé l’Autorité palestinienne à réformer ses services de sécurité et à assurer la transparence de ses finances. L’Autorité palestinienne a entamé un programme de réformes sous la direction de Mahmoud Abbas, le prédécesseur de l’actuel Premier ministre Ahmad Qoreï, mais cette brève initiative s’est étiolée dans des replâtrages gouvernementaux et un regain de violence avec Israël.

Israël, qui cherche, avec le soutien des Etats-Unis, à isoler M. Arafat sur la scène internationale, a qualifié la visite de M. Barnier à Ramallah de "grave erreur". Le Premier ministre israélien Ariel Sharon présente le dirigeant palestinien comme "un obstacle à la paix" et tente de convaincre les gouvernements de l’Union européenne de rompre tous les contacts avec lui. M. Sharon et son entourage refusent systématiquement de rencontrer les officiels étrangers dont le programme de visite dans la région prévoit des entretiens avec M. Arafat.

Le président français Jacques Chirac a pour sa part affirmé, mardi 29 juin 2004, à Istanbul, qu’il était "légitime" de rencontrer Yasser Arafat. M. Chirac, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse en marge du sommet de l’OTAN, a souligné que le président de l’Autorité palestinienne est "aujourd’hui le seul à pouvoir imposer au peuple palestinien des compromis, notamment de nature territoriale". "Il n’est pas très prudent dans une stratégie de retour à la paix de vouloir l’isoler", a ajouté le président français. Rappelant que M. Arafat était "le président élu" du peuple palestinien, il a affirmé qu’il "est légitime d’avoir des contacts avec lui".

Agence France Presse

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source