retour article original

samedi 25 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Egypte
AFP, 2 octobre 2011

Egypte : Hosni Moubarak n’a jamais demandé à l’armée de tirer sur la foule


Manifestation antigouvernementale, au Caire, le 2 octobre 2011

Le président déchu, Hosni Moubarak, n’a jamais demandé à l’armée de tirer sur les foules qui manifestaient contre lui en début d’année, a assuré, dimanche 2 octobre 2011, le chef du pouvoir militaire en Egypte, le maréchal Hussein Tantaoui.


Egypte

La répression du soulèvement de janvier-février 2011 a fait quelque 850 morts, selon des chiffres officiels. Le maréchal Tantaoui a comparu à huis-clos, comme témoin, le 24 septembre, au procès de M. Moubarak, au Caire, qui doit notamment déterminer si l’ex-président est impliqué dans des ordres donnés à la police de tirer sur les manifestants durant ces événements. L’armée, quant à elle, qui assure la direction du pays depuis le départ de M. Moubarak, n’est pas mise en cause dans ce procès. La retenue des militaires durant la révolte, où l’essentiel de la répression a été assuré par la police et les hommes de main du parti au pouvoir, leur ont valu une forte popularité parmi la population. Le procès de M. Moubarak, également accusé de corruption, doit reprendre le 30 octobre. "Les forces armées combattent pour l’Egypte et non pour le compte de qui que ce soit", a déclaré Hussein Tantaoui, lors de l’inauguration d’installations industrielles dans le gouvernorat de Fayyoum, au sud du Caire. "J’ai fait un témoignage devant Dieu et j’ai dit la vérité. Personne ne nous a demandé de tirer et nous ne tirerons jamais" contre le peuple, a ajouté le maréchal Tantaoui, qui était ministre de la Défense de M. Moubarak lors du soulèvement qui a abouti au départ de ce dernier, le 11 février.

Agence France Presse

Manifestation antigouvernementale, au Caire, le 2 octobre 2011

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source