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lundi 26 juin 2017
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AFP, 22 novembre 2011

Informations internationales : Une nouvelle affaire de courriels piratés éclate avant le sommet de Durban


Le smog à Linfen, en Chine, le 7 juillet 2007

Des milliers d’e-mails piratés provenant apparemment de l’université britannique au centre du "Climategate" en 2009 ont été de nouveau mis en ligne mardi 22 novembre 2011, juste avant la reprise des négociations sur le climat en Afrique du Sud, selon des médias britanniques.


Une centrale électrique à charbon, près de Beijing, en Chine, le 22 novembre 2011

Plus de 190 pays se retrouvent, à la fin du mois de novembre 2011, à Durban, en Afrique du Sud, pour une nouvelle conférence sur le climat. En novembre 2009, à la veille du sommet sur le climat à Copenhague, plus d’un millier de courriels et de documents de chercheurs collaborant avec le prestigieux Centre de recherche sur le climat (CRU) de l’université britannique d’East Anglia avaient déjà été publiés sur Internet. L’affaire avait fait scandale, car plusieurs messages laissaient entendre que la communauté scientifique manipulait les données sur le climat pour étayer la thèse d’un réchauffement dû aux activités de l’homme, selon les opposants à cette théorie. Une enquête indépendante avait finalement blanchi, quelques mois plus tard, les chercheurs du Centre de recherche sur le climat, l’un des plus grands centres de recherche sur le climat.

Une rivière en crue, en Australie, le 9 décembre 2010

Quelque 5000 e-mails en provenance de cette université auraient de nouveau été publiés sur Internet, via un serveur russe, d’après la BBC et le Guardian. Dans un communiqué, l’université a dénoncé "une tentative soigneusement orchestrée pour rallumer la controverse" avant la conférence de Durban, soulignant que les phrases citées étaient sorties de leur contexte et qu’il n’y avait "pas de preuve d’une récente intrusion" dans son système informatique. "Si ces mails sont authentiques (nous ne sommes pas en mesure de les identifier pour l’instant en raison de leur nombre), ils semblent avoir été conservés après le piratage de 2009 pour être publiés au moment où ils seraient susceptibles de perturber le plus" les prochains pourparlers, a relevé le Centre de recherche sur le climat. Un responsable de l’Institut de recherche sur le climat à la prestigieuse London School of Economics, Bow Ward, a dénoncé, lui aussi, "la présentation sélective de vieux e-mails". Pour lui, l’objectif est de "tromper l’opinion et les politiques sur l’importance des preuves sur les changements climatiques imputables à l’homme, avec l’espoir que les gouvernements arrêtent leurs efforts pour parvenir à un accord sur la réduction des gaz à effet de serre".

Agence France Presse

Un quartier inondé, à Bangkok, en Thaïlande, le 31 octobre 2011

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