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samedi 25 mars 2017
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AFP, 5 juillet 2004

Ethiopia : Kofi Annan lance un appel à une "révolution verte" en Afrique


Vue d’Addis Abeba

Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a lancé, lundi 5 juillet 2004, un appel à une "révolution verte" en Afrique, sur le modèle de celle lancée et réussie en Asie, Amérique du Sud et au Proche Orient, pour sortir définitivement le continent de la famine et de la malnutrition.

Un cordonnier à Addis Abeba


"Mettons en marche une révolution verte africaine, une révolution qui aurait dû avoir lieu depuis longtemps, une révolution qui aidera le continent dans sa quête pour la dignité et la paix", a-t-il déclaré à l’ouverture d’une conférence internationale sur la faim en Afrique, à Addis Abeba. "Et surtout ne permettons jamais plus à la faim, à une faim qui n’a pas de raison d’être, de ravager les vies et l’avenir d’un continent", a-t-il ajouté, soulignant qu’un tiers de la population africaine souffrait actuellement de malnutrition sévère.

Kofi Annan en compagnie de réfugiés soudanais, le 1er juillet 2004

"Avec un appui national et international adéquats, l’Afrique peut vraiment réaliser la révolution verte du 21ème siècle, dont elle a besoin", a-t-il estimé, appelant à développer les systèmes d’irrigation, à augmenter les cultures vivrières, l’emploi d’engrais, le développement de l’électrification.

Les gorges du Nil Bleu, en Ethiopie

Cette conférence d’un jour se tient à la veille de l’ouverture du troisième sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine qui doit examiner, dans la capitale éthiopienne, les différentes crises, politique, militaire, humanitaire, qui déchirent l’Afrique, continent le plus pauvre du monde.

Une fillette éthiopienne

"En Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient, une révolution verte a permis de tripler la productivité alimentaire et d’aider à faire sortir de la faim plusieurs millions d’êtres humains. L’Afrique n’a pas encore connu de révolution verte qui lui soit propre", a rappelé M. Annan. "C’est dû en partie au fait que des avancées scientifiques qui fonctionnent très bien ailleurs ne peuvent pas s’appliquer directement à l’Afrique", a-t-il ajouté.

Agriculteur éthiopien

Les paysans africains sont "beaucoup plus vulnérables" car plus dépendants des pluies que de l’irrigation pour leurs récoltes, a-t-il souligné. "Les paysans africains doivent également faire face à des coûts de transport plus élevés", et les terres se sont dégradées sous l’effet de l’érosion et aussi du manque d’engrais, selon lui. "Le fardeau est porté par toute la société mais ce sont les femmes qui sont en première ligne. Elles accomplissent la part du lion dans l’agriculture (...) mais pourtant elles n’ont pas l’accès nécessaire aux crédits, aux technologies, à la formation et aux services", a-t-il poursuivi.

Deux agricultrices éthiopiennes en pleine corvée d’eau

M. Annan a également appelé à "considérer de près le potentiel de la bio-technologie" et à ne pas le craindre. Mais ces bio-technologes "doivent être développées de façon judicieuse en utilisant des mesures de sécurité adéquates et transparentes", a-t-il conclu.

Agence France Presse

Un vieillard éthiopien

Paysage éthiopien

Paysage éthiopien

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