retour article original

mardi 28 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Ethiopia
AFP, 5 juillet 2004

Ethiopia : Sans paix, pas de "révolution verte" pour l’Afrique, selon Alpha Oumar Konaré


Scène de rue à Abidjan, le 25 mars 2004

L’Afrique ne pourra pas faire sa "révolution verte", c’est-à-dire accroître sa production agricole pour sortir de la famine et la malnutrition, si elle ne met pas d’abord un terme aux guerres qui déchirent le continent, a déclaré, lundi 5 juillet 2004, le président de la Commision de l’Union africaine (UA), Alpha Oumar Konaré.

Alpha Oumar Konaré


"Il nous faut aller vite pour résoudre les conflits en cours, il nous faut nous donner les moyens de notre politique", a-t-il indiqué lors de l’ouverture d’une conférence internationale sur la faim en Afrique, qui se tient à Addis Abeba (Ethiopie) à la veille de l’ouverture d’un sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine.

Un enfant abandonné dans les rues de Kigali

Un peu plus tôt, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan avait lancé un appel pour une "révolution verte" en Afrique, après celle lancée et réussie en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Scène de rue à Bunia, le 17 mai 2003

"L’’insécurité empêche la production, et le manque de production entretient l’insécurité", a rappelé le chef de l’exécutif de l’UA, ancien chef d’Etat malien. "Tant que durent les guerres, les conflits, avec leur cortège macabre de viols, de pillages, de réfugiés, l’Afrique ne pourra pas faire face aux défis de la production", a-t-il insisté. "L’Afrique porte la responsabilité première de ses échecs, de ses mauvais calculs, de la mal gouvernance qui conduit aux guerres, mais l’Afrique est souvent insuffisamment aidée, très souvent mal conseillée, victime de concurrence déloyale et le plus souvent forcée de négocier avec le couteau à la gorge", a-t-il poursuivi. "Elle a très rarement le choix de sa politique et subit la dictature du court-terme. La conscience d’une telle situation est de plus partagée", a estimé M. Konaré. "Il nous faut sortir de la logique de l’aide d’urgence qui conduit à l’aide alimentaire alors qu’on devrait d’abord investir dans la production pour justement moins dépendre de l’aide alimentaire", a-t-il noté. "Notre propos n’est pas de déculpabiliser l’Afrique mais de situer sa responsabilité", a-t-il souligné.

Scène de rue à Bunia, le 17 mai 2003

Il a également appelé à "un différend type de partage avec une partie de l’humanité qui est dans le besoin aujourd’hui et qui est une menace pour elle-même et pour les autres". "L’Afrique doit apporter sa propre réponse, une réponse africaine, notre survie dépend pour beaucoup de l’avancée de l’Union africaine". "Une Afrique intégrée sera une Afrique largement capable de nourrir ces enfants.

Enfants soldats à Bunia, le 16 mai 2003

Une autre Afrique est possible, plus solidaire, plus laborieuse, plus juste. Cette Afrique ne peut pas attendre" mais il faut "un futur sans conflit, sans famine, sans réfugiés", a-t-il conclu.

Agence France Presse

Enfants soldats en Sierra Leone

Enfant soldat

Enfant soldat

Enfant soldat

Enfants abandonnés en Sierra Leone

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source