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AFP, 25 janvier 2012

Informations internationales : La liberté de la presse, un voeu pieux même dans les grandes démocraties

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par Bertille OSSEY-WOISARD


Partout dans le monde, même dans des pays démocratiques comme les Etats-Unis, la France ou l’Italie, le travail des journalistes a été mis à mal, en 2011, année des révolutions arabes et de contestations, montre Reporters sans frontières dans une étude.


"Répression a été le mot de l’année écoulée. Jamais la liberté d’information n’a été autant associée à la démocratie, jamais le travail de journaliste n’a autant gêné les ennemis des libertés", écrit l’association, dans la dixième édition de son rapport annuel sur la liberté de la presse dans 179 pays. "Jamais les actes de censure et les atteintes à l’intégrité physique des journalistes ne semblent avoir été si nombreux", poursuit Reporters sans frontières. Seule une poignée de pays est considérée comme offrant une "bonne" situation pour les journalistes. Il s’agit de la Norvège, de la Finlande, de l’Allemagne, de la Suède, de la Suisse, de l’Autriche, de l’Irlande, du Benelux, du Cap Vert, du Canada et de la Namibie. La Finlande occupe la première place depuis la première édition de ce classement, lancé il y a une dizaine d’années. Fait notable, l’entrée pour la toute première fois d’un pays africain dans le top 10, principalement composé de pays européens. Il s’agit du Cap Vert, à la 9ème place (26è en 2010). Il se distingue par une "véritable tolérance des autorités envers les journalistes. La presse est diverse et on peut créer des titres en toute liberté", explique Ambroise Pierre, en charge du bureau Afrique. A l’inverse, l’Erythrée, le Turkménistan et la Corée du Nord, "trio infernal" où n’existe "aucune liberté publique, occupent sans surprise la fin du classement", talonnés par la Syrie, l’Iran et la Chine. "L’équation est simple : l’absence ou la suppression de libertés publiques entraînent mécaniquement celle de la presse. Les dictatures craignent et interdisent l’information, surtout quand elle peut les fragiliser", analyse Reporters sans frontières. Les révolutions arabes ont eu des effets différents sur le travail des journalistes. La situation tend à s’améliorer en Tunisie, même si elle ne "donne pas encore une place entière à une presse libre et indépendante". En un an, la Tunisie a gagné trente places (134). A l’inverse, l’Egypte en perd 39 (166) car le pays a connu des épisodes "d’une rare violence à l’égard des journalistes".

Les pays démocratiques ne donnent pas l’exemple. "Les grandes démocraties peuvent mieux faire. Il y a la France, l’Italie, l’Espagne ou les Etats-Unis", a relevé Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières. "Nous nous montrons sévères envers ces pays, parce que nous attendons un rôle d’exemplarité de leur part. Dans certains pays européens, on sent une dégradation des faits, comme des perquisitions dans des rédactions, des journalistes mis en examen (inculpés), des lourdeurs judiciaires", ajoute M. Julliard. "On a le sentiment qu’il y a une tentation de contrôle de l’information plus importante en 2011 qu’il y a 10 ans", selon lui. Aux Etats-Unis, 25 journalistes ont subi arrestations et brutalités de la police, alors qu’ils couvraient les mouvements protestataires. Ce pays se retrouve à la 47e place (20e en 2010). La France stagne à la 38e place. Les journalistes y sont inquiétés sur la protection de leurs sources et lorsqu’ils enquêtent sur les cercles proches du pouvoir, relève Reporters sans frontières. Le Royaume-Uni (28e) "conserve une législation surréaliste qui permet au monde entier de venir poursuivre des médias sur son sol". La Hongrie (40e en 2011, 23e en 2010) a adopté une loi instaurant un contrôle direct de la majorité sur les médias.

Bertille OSSEY-WOISARD

Commentaire

Le rapport de Reporters sans frontières est trompeur dans la mesure où il occulte complètement les attaques continuelles du lobby juif international contre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Le lobb juif persécute systématiquement tous les journalistes qui dénoncent les crimes israéliens ou les agissements du lobby juif lui-même. Ces persécutions visent à discréditer les journalistes concernés au moyen de campagnes de calomnies, les faire licencier et les empêcher d’obtenir un autre emploi. Depuis janvier 2009, le site interet-general.info est l’objet de procédures judiciaires intentées par le lobby juif dans le but d’imposer une censure sur l’information. Les méthodes utilisées sont la calomnie, le mensonge systématique et la dissimulation de la vérité. Ces méthodes, qui devraient être sanctionnées, bénéficient pourtant de la complaisance de magistrats corrompus. On relèvera que ces procédures judiciaires violent la jurisprudence du Tribunal fédéral et le pacte de l’ONU relatif aux droits civiques et politiques. Bien que j’aie demandé le soutien de Reporters sans frontières dans cette affaire, je n’en ai même pas obtenu une réponse.

Reporters sans frontières mentionne la Suisse comme un pays quasiment exemplaire en matière de liberté de la presse, alors que c’est loin d’être le cas en réalité. La quasi totalité des périodiques suisses appartiennent à deux ou trois groupes de presse qui s’accordent pour tromper systématiquement le public sur de nombreux faits fondamentaux. Tout d’abord, la politique néolibérale est systématiquement présentée comme la seule politique concevable. Quiconque propose une autre politique est soit censuré, soit tourné en dérision. Les médias suisses s’accordent systématiquement pour s’abstenir de dénoncer la corruption du milieu politique local, alors que ce milieu a légalisé et institutionnalisé la corruption à son propre profit. N’importe quel élu peut siéger, à titre privé, dans les conseils d’administration de dizaines de sociétés qui, chacune, lui versent un pot-de-vin hypocritement appelé "jeton de présence". Non seulement les médias suisses ne dénoncent pas cette corruption, mais ils font l’éloge des élus les plus corrompus en louant leur "engagement au service de l’économie".

Frank BRUNNER

AUTEURS 

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