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mercredi 28 juin 2017
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11 janvier 1995

Histoire : Auschwitz, les faits et la légende

par Robert FAURISSON


Des enfants déportés, à Auschwitz, au moment de la libération du camp par les Soviétiques

Au début de 1940, Auschwitz n’était encore qu’une ville de Haute-Silésie allemande, peuplée de treize mille habitants. En mai 1940, dans la banlieue d’Auschwitz commença de s’édifier, sur l’emplacement d’une caserne d’artillerie de l’armée polonaise, un « camp de transit » pour dix mille détenus polonais.


Des déportés et des soldats soviétiques, à Auschwitz, en février 1945

Dans les années qui suivirent, avec l’aggravation de la guerre, Auschwitz devint le centre d’un ensemble de près de quarante camps et sous-camps et la capitale d’un énorme complexe agricole et industriel (mines, pétrochimie, usines d’armement…) où travaillaient de nombreux détenus, polonais et juifs en particulier, aux côtés de travailleurs civils. Auschwitz fut, à la fois ou successivement, un camp de prisonniers de guerre, un vaste camp de transit, un camp-hôpital, un camp de concentration et un camp de travail forcé et de travail libre. Il ne fut jamais un « camp d’extermination » (expression inventée par les Alliés).

En dépit de mesures d’hygiène drastiques et de la multiplicité des édifices ou des baraquements hospitaliers, parfois munis des derniers perfectionnements de la science médicale allemande, le typhus, qui était endémique dans la population juive polonaise et chez les prisonniers de guerre russes, opéra, avec la fièvre typhoïde et d’autres épidémies, des ravages dans les camps et dans la ville d’Auschwitz au sein de la population concentrationnaire, même parmi les médecins allemands, et dans la population civile. C’est ainsi que, durant toute l’existence du camp, ces épidémies, alliées, pour certains détenus, à de terribles conditions de travail dans cette zone de marécages, à la faim, à la chaleur et au froid, causèrent, du 20 mai 1940 au 18 janvier 1945, la mort de probablement cent cinquante mille détenus [1].

La rumeur d’Auschwitz

Comme il est normal en temps de guerre et de propagande de guerre, de multiples rumeurs se développèrent à partir de ces faits dramatiques. Surtout vers la fin de la guerre et surtout dans les milieux juifs extérieurs à la Pologne, on se mit à raconter que les Allemands tuaient à Auschwitz des millions de détenus de manière systématique, sur un ordre venu de Berlin.

Selon ces rumeurs, les Nazis avaient installé des « usines de mort », notamment pour les juifs ; ils disséquaient les détenus vivants (vivisection) ou bien ils les brûlaient vivants (dans des fosses, dans des hauts-fourneaux ou dans des crématoires) ; ou encore, avant de les brûler, ils gazaient les juifs dans des abattoirs chimiques appelés « chambres à gaz ». On retrouve là certains des mythes de la première guerre mondiale [2].

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AUTEURS 

  • Robert FAURISSON

  • Histoire : Auschwitz, les faits et la légende

    28 janvier 2012   [retour au début des forums]

    Bravo pour avoir eu le courage de publier cet ancien article de l’historien Robert Faurisson !

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