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AFP, 22 avril 2012

Guinée Bissau : Manuel Serifo Nhamadjo refuse sa nomination comme président de transition


Un soldat à Bissau, le 13 avril 2012

Manuel Serifo Nhamadjo, désigné président de la République de transition en Guinée-Bissau après un coup d’État militaire, a annoncé, samedi 21 avril 2012, refuser cette nomination, considérant qu’elle sortait de la « légalité ».


Guinée Bissau

Les putschistes maintiennent toujours en détention le président intérimaire, Raimundo Pereira, et le premier ministre, Carlos Gomes Junior, arrêtés le jour du coup d’État, à un peu plus de deux semaines du deuxième tour de l’élection présidentielle dont le chef du gouvernement était largement favori. Arrivé troisième au premier tour de l’élection présidentielle du 18 mars 2012 avec 15,75 % des voix, M. Nhamadjo, un dissident du parti au pouvoir, avait été désigné, jeudi 19 avril 2012, président de la République de transition, selon les termes d’un communiqué signé conjointement par le commandement militaire (junte) et les principaux partis de l’ex-opposition au régime renversé. Samedi 21 avril, la junte militaire a affirmé que cette nomination, tout comme celle du président du Conseil national de transition, n’était qu’une « proposition », dans un brusque revirement coïncidant avec la menace du Conseil de sécurité de l’ONU de sanctionner les putschistes et leurs partisans. « Je n’accepte pas cette nomination. Je suis un défenseur de la légalité et je ne reconnais aucune institution créée en dehors de la légalité », a déclaré M. Nhamadjo à l’AFP, joint par téléphone au Parlement de Bissau, dont il était le président par intérim jusqu’au coup d’État du 12 avril 2012. « En tout cas, si c’était une proposition, elle est à terre », a dit M. Nhamadjo, qui avait assuré, vendredi 20 avril, ne pas avoir été consulté, ni informé de sa nomination. Il a également déclaré « reprendre la présidence du parlement afin de trouver une solution pour revenir à la normalité constitutionnelle ». « Ce que je fais, c’est entendre les différentes parties, écouter les propositions. le problème doit être réglé », a-t-il ajouté. Interrogé sur le possible rétablissement du gouvernement renversé, ainsi que l’a exigé le Conseil de sécurité, M. Nhamadjo a estimé qu’il fallait « d’abord rétablir le parlement ».

Agence France Presse

Manuel Serifo Nhamadjo

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