retour article original

lundi 24 avril 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Guinée Bissau
AFP, 19 mai 2012

Guinée Bissau : Le Conseil de sécurité de l’ONU sanctionne les auteurs du coup d’Etat


Des manifestants, à Bissau, le 13 mai 2012

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, vendredi 18 mai 2012, à l’unanimité, des sanctions ciblées contre cinq responsables du coup d’Etat du 12 avril en Guinée-Bissau, tout en demandant le retour immédiat à "l’ordre constitutionnel".


Guinée Bissau

Les pays lusophones ainsi que le gouvernement renversé par la junte avaient demandé que le Conseil de sécurité de l’ONU prenne des "sanctions ciblées" et qu’il décide aussi l’envoi d’une force internationale. Dans un rapport remis, fin avril 2012, au Conseil, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait écarté cette dernière solution, la considérant comme un dernier recours. Une force militaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), composée de soldats du Nigeria, du Burkina Faso et du Sénégal, a commencé à se déployer en Guinée-Bissau pour protéger les instances et personnalités politiques de transition mises en place après le putsch, dont le nouveau Premier ministre, Rui Duarte Barros.

Des soldats du Burkina Faso arrivent en Guinée Bissau, le 17 mai 2012

La résolution 2048 demande aux pays membres de "prendre les mesures nécessaires pour interdire l’entrée ou le passage sur leur territoire" des cinq responsables, dont le chef d’état-major de l’armée, Antonio Indjaï, et son adjoint, Mamadu Ture. Trois autres membres de la junte militaire qui a pris le pouvoir sont visés : le général Estevao Na Mena, le général Ibraima Camara et le lieutenant-colonel Daba Naualna. Le Conseil se réserve la possibilité de compléter cette interdiction de voyager par des "mesures supplémentaires" comme un embargo sur les armes ou des sanctions financières. La résolution, qui avait été proposée par le Portugal, réitère la demande faite à la junte d’abandonner le pouvoir et de "rétablir l’ordre constitutionnel". Le Conseil dénonce aussi les atteintes aux droits de l’homme et les restrictions aux libertés imposées par la junte et "note avec une profonde inquiétude la situation humanitaire préoccupante provoquée par le coup d’Etat". L’Union européenne avait déjà pris des sanctions, en avril 2012, contre les responsables du putsch.

Agence France Presse

Antonio Indjaï

Des manifestants, à Bissau, le 13 mai 2012

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source