par LLP
Dans mes recherches, ces dernières années, j’ai passé beaucoup de temps à étudier et analyser des faits humains, des choix concrets et palpables, factuels et matériels. Qu’il s’agisse de santé, d’agronomie, de finance, de médias, de politique ou de réseaux d’influences, il sera toujours question d’actions humaines physiques. Il est temps aujourd’hui de traiter de la question de la spiritualité. Nous allons essayer de traiter de spiritualité de façon légère et superficielle, comme le veut cette époque médiocre, et non point parler de religiosité et de dogme. Il n’est pas question de salvation éternelle d’ordre eschatologique, mais de raisonnement et questionnement des plus simples et des plus évidents. Parler des expériences quotidiennes vécues par tout un chacun et dont, bizarrement, nous ne tirons aucun enseignement utile !
Il est donc question de traiter de Spiritualité en tant qu’antonyme de Temporalité. De mettre en contradiction, comme l’expliqua parfaitement René Guénon dans son ouvrage le Règne de la quantité, la Qualité et la Quantité. Car il est aisé, me semble t-il, de dire sans risquer de se tromper, que l’on vit une époque où la quantité règne sans partage : c’est l’époque de la tyrannie de l’atome. Pour revenir à l’étymologie même du mot Spirituel, selon le Larousse, il s’agit de tout ce qui est de l’ordre de l’esprit, lequel vient du latin spiritu, qui signifie « souffle » ; souffle qui est par essence immatériel et d’une autre nature. Autant dire que l’on va aborder un sujet que notre époque redoute et évite avec un acharnement remarquable.
Etant un misonéiste invétéré, en d’autres termes modernophobe, je refuse de tomber dans le travers du tout-progrès, stupide et naïf. Celui qui consiste à croire que tout ce qui est neuf et estampillé « progrès pour l’Homme » est bon pour nous tous ! C’est le fameux « Vu à la télé » qui suffirait à créditer n’importe quel objet de toutes les vertus imaginables. C’est ainsi qu’on en est arrivé à désigner les Hommes de « Sujets économiques » dont la seule préoccupation est le pouvoir d’achat !
J’irais même jusqu’à dire, comme Charles Péguy : « Aujourd’hui dans le désarroi des consciences, nous sommes malheureusement en mesure de dire que le monde moderne s’est trouvé, et qu’il s’est trouvé mauvais ». Chaque jour qui passe, la Modernité montre son vrai visage inculte et imbécile.
Je demande juste aux lecteurs d’appliquer à ce qui va suivre le simple bon sens, rien d’autre ; de pratiquer le raisonnement le plus basique qui soit et dont on en se sert dans notre quotidien pour la résolution de nos problèmes. Pour cela, Il est essentiel de sortir de toute idéologie et formatage, ne serait-ce que le temps de cette rencontre, afin de saisir la portée de cet exposé.
Cet exposé traitera en premier lieu de la Modernité et de ses fondements dont on se demandera s’ils sont si solides. Puis en deuxième et dernière partie, il abordera la « Spiritualité » dans sa partie la plus intime vis-à-vis de chacun d’entres-nous, autrement dit, ce que nous expérimentons quotidiennement sans même nous en rendre compte.
AUTEURS