retour article original

vendredi 28 avril 2017
Vous êtes ici Accueil Histoire Les révisionnistes de la Seconde guerre mondiale
16 juillet 2012

Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

par Robert FAURISSON


Heinrich Himmler visite le camp de concentration de Dachau, en Allemagne, en 1936

Les historiens le savent mais on tend à le cacher au grand public : pendant la seconde guerre mondiale, les pourparlers entre, d’une part, les Alliés ou les organisations juives et, d’autre part, les autorités du IIIe Reich n’ont pas manqué. Et cela jusqu’à la fin de la guerre en Europe. On en a un exemple avec un document reproduit en 1979 (première édition en 1977) par l’historien Werner Maser et dont, le 26 juin 2008, j’avais présenté la traduction sous le titre de « Heinrich Himmler rend compte de son entretien du 15 janvier 1945 avec Jean-Marie Musy (ancien président de la Confédération helvétique) au sujet des juifs » (http://robertfaurisson.blogspot.fr/2008/06/heinrich-himmler-rend-compte-de-son.html).


Jean-Marie Musy

A l’époque j’avais insisté sur le point le plus important de cette « mise par écrit » (Niederschrift) de Himmler : une fois de plus le Reichsführer y rappelait qu’il se réjouirait de voir les Etats-Unis accepter de recevoir la totalité des juifs d’Europe mais à la condition expresse que ces juifs ne puissent se rendre en Palestine pour y « martyriser » encore plus les Arabes. J’ajoutais, document à l’appui, que Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères, défendait sur le sujet des juifs la même politique que Himmler, une politique qui était celle du IIIe Reich tout entier. Dans ce dernier document on voyait que le Gouvernement du Reich avait répondu aux Britanniques : « Le Gouvernement du Reich ne peut se prêter à une manœuvre tendant à permettre aux juifs de chasser le noble et vaillant peuple arabe de sa mère patrie, la Palestine. Ces pourparlers ne pourront se poursuivre qu’à condition que le Gouvernement britannique se déclare prêt à héberger les juifs en Grande-Bretagne [et dans l’Empire britannique], et non en Palestine, et qu’il leur garantisse qu’ils pourront s’y établir définitivement ».

Il est un autre point de l’écrit de Himmler qui mérite également attention. Dans le premier paragraphe on lit que le Reichsführer avait, une nouvelle fois, précisé à Jean-Marie Musy sa position quant aux juifs affectés au travail : « Nous affectons les juifs au travail et, bien entendu, y compris à des travaux durs (in schweren Arbeiten) tels que la construction de routes, de canaux, les entreprises minières et ils ont là une forte mortalité. Depuis que sont en cours les discussions sur l’amélioration du sort des juifs, ils sont employés à des travaux normaux (in normalen Arbeiten), mais il va de soi qu’ils doivent, comme tout Allemand, travailler dans l’armement ».

Heinrich Himmler

De ce passage il ressort qu’il y avait pendant la guerre des « discussions » portant « sur l’amélioration du sort des juifs » et, en particulier, sur le sort des juifs affectés au travail dans les camps ou ailleurs. Ces discussions, les Allemands pouvaient les avoir eues soit avec des organisations internationales comme le Joint Distribution Committee fondé en 1914 par de riches juifs américains pour acheminer de l’aide à leurs confrères dans une Europe en guerre, soit avec les autorités américaines ou britanniques employant, comme c’est ici le cas, un intermédiaire helvétique. Il est faux de prétendre que, pendant la guerre, les Alliés, les Neutres et les juifs de la Diaspora se sont désintéressés du sort des juifs sous contrôle allemand. Et les pourparlers ont pu, comme dans le cas considéré, aboutir à une amélioration du sort de ces juifs. Tandis que, dans les camps ou ailleurs, des non juifs continuaient d’être astreints aux « travaux durs », les juifs, eux, en étaient dispensés parce que leur mortalité était trop importante.

A Auschwitz, durant l’été et l’automne de l’année 1942, la mortalité des détenus avait pris des proportions alarmantes, notamment à cause d’épidémies de typhus. D’où la décision des autorités allemandes de multiplier les crématoires –l’inhumation se révélant impossible à cause de la nature marécageuse du sol– et, en même temps, d’entreprendre de réduire cette mortalité. Himmler faisait alors envoyer à tous les commandants de camps (y compris ceux d’Auschwitz et de Lublin-Majdanek) des instructions en vue d’user de « tous les moyens pour diminuer le nombre des morts. » Les généraux SS Oswald Pohl et Richard Glücks étaient chargés de cette mission (document américain aux différents procès de Nuremberg enregistré sous la cote NO-1523 [NO = Nazi Organizations] du 20 janvier 1943 signé de Glücks). Huit mois plus tard, le 30 septembre 1943, Pohl rendait compte à Himmler du succès de sa mission et les historiens s’accordent à reconnaître la sensible diminution du nombre des morts en 1943. Le 8 octobre de la même année, Himmler écrivit directement à Pohl pour lui exprimer ses « remerciements » et sa « gratitude ». Leur échange de messages, pourvu, selon l’usage, du tampon « Secret », figure dans le document américain PS-1469 [PS = Paris-(Colonel) Storey]. L’existence de ces documents est passée sous silence dans la bibliographie documentaire, qui pourtant fait référence, de Jacob Robinson et Henry Sachs, The Holocaust : The Nuremberg Evidence (Yad Vashem Memorial [Jérusalem] et Yivo Institute for Jewish Research [New York], Jérusalem, 1976).

Oswald Pohl

Il se colporte sur « Himmler et les juifs » toute une légende selon laquelle le Reichsführer ordonnait et organisait la mort des juifs et, en général, à l’appui de cette thèse on invoque ses discours prétendument secrets de Posen et d’ailleurs. J’ai démontré l’inanité de cette accusation (Réponse à Pierre Vidal-Naquet, 2ème édition, Paris, La Vieille Taupe, 1982, p. 22-25 ; http://robertfaurisson.blogspot.it/1982/12/reponse-pierre-vidal-naquet.html) et je n’y reviendrai pas ici. Himmler tenait certes les juifs pour des ennemis réels ou potentiels du Reich mais–on en a donc ici la confirmation– il ne recherchait nullement leur mort. Au besoin, vu leur mortalité, il allait jusqu’à dispenser les ouvriers juifs des travaux les plus durs. Le 23 juin 2002, aux Etats-Unis, lors d’un congrès de l’Institute for Historical Review, j’avais consacré mon allocution à « La répression par les autorités du IIIe Reich des Allemands ayant maltraité des juifs (1939-1945) » (le texte de cette allocution n’a toujours pas été mis en français). J’y mentionnais en passant le document NI-10847 [NI = Nazi Industry] ; on y voit que des travailleurs juifs qui s’estimaient victimes de violences de toute nature, y compris la simple administration d’une gifle par un contremaître allemand, avaient le droit de porter plainte auprès de leur « délégué juif », qui transmettait ladite plainte auprès du directeur de l’usine, lequel réclamait au contremaître une explication écrite (usine de Günthergrube, à Auschwitz-III, le 25 mai 1943).

Vue du camp de concentration de Plaszow, en Pologne

Si j’en trouve le temps, je rédigerai un compte rendu de cette conférence où j’ai notamment traité de la condamnation à mort (suivie d’exécution) par des tribunaux ou des cours martiales du IIIe Reich de soldats, d’officiers ou de fonctionnaires allemands s’étant rendus coupables à l’égard de juifs d’assassinat ou de vol, en France, en Hongrie, en Ukraine ou ailleurs. Au procès de Nuremberg, Horst Pelckmann, avocat de la SS, a pu produire 1593 attestations sous serment déniant toute connaissance d’un programme d’assassinat des juifs et il a déclaré : « De nombreux membres se réfèrent à titre de preuve au fait qu’il y a eu de nombreuses condamnations à mort ou aux travaux forcés infligées à la suite de crimes commis contre les personnes juives ou contre des biens juifs » (TMI, XXI, p. 390).

En définitive, sous quelque angle qu’on l’examine, la thèse d’une extermination physique des juifs se révèle décidément insoutenable. Cette thèse n’était qu’une invention de la propagande de guerre et de haine, entretenue encore aujourd’hui par la religion de « l’Holocauste » et le « Shoa-Business ».

Robert FAURISSON

Scène de la libération du camp de concentration de Dachau, en Allemagne, le 29 avril 1945

AUTEURS 

  • Robert FAURISSON

  • Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

    13 mai 2013   [retour au début des forums]

    et les milliers de témoins russes, ukrainiens, polonais, d’exécutions durant la Shoah par balles, ils ont aussi été instrumentalisés en 1945 dans des séminaires de masse ?

    Les révisionnistes jouent sur les mots mais en allemand, "umbringen" veut dire tuer et dans le discours à Posen de Himmler, il n’en va pas d’une autre signification. Et quand bien même ce mot voulait dire "extirper", où ces millions de gens auraient-ils été déplacés, sachant que l’Allemagne perdait la guerre contre la Russie en octobre 1943 ?

    En fait, c’est parce que la guerre était soit 1) sur le point d’être gagnée en été 1941 contre la Russie bolchévique (euphorie de la victoire prochaine), soit 2) en passe de ne pas être gagnée en décembre 1941 (vengeance sur les Juifs dans l’optique d’une défaite allemande) que les nazis ont commis ce passage à l’acte, transformant des génocides locaux (pratiqués en Pologne depuis leur conquête du pays en septembre 1939) à un génocide de masse dans toute l’Europe.

    Rappelons-nous la phrase mainte fois répétée du Führer pendant la guerre : "L’année 1918 ne se répétera jamais", i.e. si l’Allemagne perd à nouveau la guerre comme en 18, les Juifs l’auront aussi perdue et ne seront plus là comme en 18 pour signer la capitulation du pays ou pour prendre le pouvoir, ce qui s’était largement passé dans toute l’Allemagne après l’armistice de novembre 1918. C’est même dit dans son testament politique du 29 avril 1945 d’une autre manière : j’avais averti ce peuple qu’en cas de guerre, il aurait a en payer le prix.

    Répondre à ce message

    Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

    15 mai 2013, par Frank Brunner   [retour au début des forums]

    Vous faites état de "milliers de témoins". Oû sont-ils ? Quels sont leurs noms ? De quoi ont-ils témoigné au juste ?

    Le lobby juif passe son temps à affirmer n’importe quoi, qu’il s’agisse des faits ou du nombre des prétendues victimes. Quand on leur demande de prouver leurs allégations, les juifs affectent la vertueuse indignation, mais ils sont incapables de produire les preuves demandées. C’est précisément la raison pour laquelle ils refusent tout débat public et qu’ils remuent ciel et terre, dépensent des fortunes, dans le seul but de réduire les révisionnistes au silence.

    Si, réellement, les révisionnistes sont des menteurs qu’on n’est pas censé prendre au sérieux, pourquoi les persécuter dans le monde entier ? Pourquoi, partout, corrompre les élus afin de leur faire voter des lois visant exclusivement à réduire les révisionnistes au silence sous peine de prison ?

    Frank BRUNNER

    Répondre à ce message,SVP

    Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

    21 mai 2013   [retour au début des forums]

    Personnellement, je ne suis pas juif et je n’aime pas particulièrement ces gens, ni l’Etat d’Israël d’ailleurs. Je ne suis absolument pas communiste non plus et je dis ici que les communistes ont été à bien des égards pire que les nazis. Je dis ici simplement, en tant que connaisseur de la Seconde Guerre mondiale, qu’on ne peut pas nier l’évidence du massacre de millions de Juifs et aussi d’un nombre indéterminé de Tsiganes.

    Nier ce fait, c’est comme nier que le Titanic a coulé. Où sont les gens qui peuvent dire aujourd’hui que le Titanic a bel et bien coulé en avril 1912 ? Et l’épave au fond de la mer, est-ce bien celle du Titanic ? On peut tout dire et affirmer aussi son contraire avec de telles méthodes. Les révisionnistes font penser à ces doctrinaires de la foi qui niaient encore, des centaines d’année après la mort de Galilée, que la Terre fût ronde et non plate.

    C’est très facile de retrouver des témoins de ces faits, ils sont des milliers à témoigner dans des centaines de documentaires. Leurs noms apparaissent en toute lettre quand on regarde lesdits commentaires. Ils sont localisés en Ukraine, en Lettonie, en Russie, en Pologne etc... etc... et beaucoup sont encore vivants aujourd’hui. Je me rends souvent en Ukraine, je peux vous présenter des témoins de la Shoah par balles. Pas de problème. Donc, on sait très bien où ils sont et qui ils sont. Il suffit de regarder ces documentaires et on peut ensuite facilement les contacter et les rencontrer pour voir s’ils mentent.

    Si le nombre de victimes fait effectivement débat, pourquoi Eichmann lui-même a-t-il reconnu la mort de six millions de juifs ? Quand un jeune SS lui a demandé, vers la fin de la guerre, ce que dirait le monde de la disparition de ces gens, Eichmann répondit : "cent morts sont une catastrophe ; un million de morts sont une statistique". Alors, quoi ? Personne n’est mort d’après vous ??!!!

    Et où seraient allés tous ces gens quand on sait qu’il y avait plus de 3 millions de juifs en Pologne en 1939 ? Où sont-ils donc partis et comment ?

    D’ailleurs, dernier point, pourquoi, vous les révisionnistes, vous acharnez-vous à dire que l’Allemagne nazie n’a pas commis ces crimes ? Sachez que c’était pour les dirigeants du Reich quelque chose dont ils étaient fiers. Ce meurtre de masse vengeait les pertes civiles et militaires allemandes et il était donc vu comme légitime d’un point de vue moral. Même Hitler le dit dans son Testament politique. Cf aussi le discours de Himmler à Posen "un titre de gloire qui ne sera jamais évoqué".

    Et les photos de Babi Yar (septembre 1941, Kiev) et les fouilles récentes à Belzec ? Répondez donc à mes questions.

    Répondre à ce message,SVP

    Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

    21 mai 2013, par Frank Brunner   [retour au début des forums]

    Bien souvent, on croit connaître l’histoire de la seconde guerre mondiale et on suppose que le prétendu génocide des juifs est un fait établi au même titre que le débarquement de Normandie, par exemple.

    Pourtant, si vous lisez, dans cette même rubrique, mes articles sur les mémoires de Winston Churchill, Charles de Gaulle et Dwight Eisenhower, vous constaterez qu’à aucun moment ils n’ont mentionné l’existence de camps d’extermination (ce vocable est postérieur à la guerre) ou d’un génocide des juifs ou de chambres à gaz. Les déportés juifs sont considérés comme des déportés comme les autres ne méritant aucune mention particulière.

    Vous pouvez également lire mon article sur Le lobby juif et son industrie de faux témoins à la page suivante : http://www.interet-general.info/spip.php?article16593

    Les révisionnistes ne contestent pas le fait que les juifs aient été persécutés, déportés dans des camps de concentration, voire massacrés ici ou là au même titre que de nombreux civils non juifs. Les révisionnistes contestent l’existence d’une politique délibérée d’extermination des juifs et l’utilisation de chambres à gaz comme méthode d’extermination.

    Votre anecdote à propos d’Adolf Eichmann est une invention. Les propos que vous lui attribuez ont également été attribués à Joseph Staline.

    Bien que de nombreux juifs soient morts au cours de la guerre, la plupart n’ont nullement été massacrés. Ils sont morts sous les bombardements, ou par suite d’épidémies, voire de malnutrition à la fin de la guerre quand les civils allemands étaient eux-mêmes réduits à des rations de famine.

    Le nombre officiel de victimes à Auschwitz a été divisé par quatre, ce qui démontre que le nombre initial était hautement fantaisiste. Quant au nombre officiel actuel, il est tout aussi arbitraire. Or, il y a tout lieu de croire que le cas d’Auschwitz n’est nullement exceptionnel et que le nombre des victimes a été grossièrement exagéré à propos de tous les camps. Ces chiffres fantaisistes proviennent d’organisations juives qui se soucient fort peu de la vérité, puisqu’il s’agit de réclamer des compensations financières pour chaque victime, même imaginaire.

    Si bon nombre de juifs ont disparu d’Europe à l’issue de la guerre, c’est parce que l’Europe était en ruines et que tous les juifs qui le pouvaient ont émigré en Israël, aux Etats-Unis ou ailleurs. Même 70 ans plus tard et selon des sources israéliennes, il y a encore 500000 ex-déportés juifs vivants. Des millions ont survécu aux camps nazi. N’est-ce pas étonnant, des millions de rescapés, alors que les Allemands étaient censés les expédier à la chambre à gaz dès leur arrivée dans les camps ?

    Frank BRUNNER

    Répondre à ce message,SVP

    Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

    22 mai 2013   [retour au début des forums]

    Que des déportés aient "brodé" autour de cette affaire est certainement vrai (et honteux) mais ces faits ne remettent pas en cause l’ensemble d’une politique de liquidation dont les juifs n’ont finalement été que les premières victimes d’une liste plus longue, liste que les nazis avaient en tête.

    Il suffit de prendre connaissance du Plan Général Est (1942), approuvé par Himmler et émanant de diverses administrations civiles et militaires pour penser que le sort des Slaves n’auraient pas été meilleurs SI (mot très important) l’Allemagne avait gagné la guerre.

    Dans sa conférence du 16 juillet 1941, le Führer en personne donne des directive pour les territoires à coloniser à l’Est. La Crimée, par exemple, doit être germanisée ainsi que d’autres territoires. Il est clair que la SS, qui domine la politique raciale à l’Est, a toute l’attitude pour agir sur le "comment" de cette germanisation. Ainsi, on prévoit la création de "points d’appui SS" (colonies), des déportations massives des populations locales, des éliminations, l’asservissement des plus forts."30 millions de Slaves doivent être affamés".

    La Pologne connait d’ailleurs ce sort depuis novembre 1939 avec une décimation systématique de ses élites (non juives je précise), comme les Russes la pratiquent dans la partie est du pays depuis la même époque.

    Avec la guerre contre l’URSS, cette politique s’intensifie. Par exemple, on sait peu que les Einsatzgruppen ont systématiquement éliminé les malades mentaux à l’Est entre 1941 et 1944. Sans qu’ils fussent juifs. N’était-ce pas là le début d’un génocide contre les Slaves ? Les élites russes, biélorusses et ukrainiennes (dans une certaine mesure) ont aussi été liquidées.

    Autre exemple : la Wehrmacht a délibérément laissé mourir quelque 3 millions de prisonniers de guerre russes, sans qu’ils fussent nécessairement juifs. Cela avait été prévu avant le déclenchement des hostilités contre l’URSS, contre le "judéobolchévisme".

    Il était prévu de raser Moscou (Hitler en parle lui-même) ; Leningrad devait être détruite. Kiev et Kharkov devaient être affamées. Quant à la prise de Stalingrad, le Führer donna lui-même l’ordre à l’automne 1942 de "déporter la population civile" sitôt la ville prise ! Déporter où ? Au Club Med ou bien dans un processus d’anéantissement restant à déterminer mais dont la SS allait faire son affaire ? Quand on a tué (ou "fait tuer" comme dirait Himmler) des millions de personnes, de diverses manières (la guerre en était une dans la logique darwinienne des nazis), on peut très bien imaginer qu’une fois la victoire acquise, on liquidera 100 millions de Slaves.

    N’oublions pas que Himmler donne l’ordre à Hoess de construire Birkenau, au printemps 1941, en vue d’accueillir 100’000 prisonniers de guerre russes. Les premiers gazages à Auschwitz ont d’ailleurs été réalisés sur des prisonniers de guerre soviétiques.

    Hitler, printemps 1941 : "l’important est que nous gagnions, peu importe la méthode car, lorsque nous aurons gagné, qui demandera des comptes sur la méthode ?" Ce type de déclaration ouvre la voie à toutes les dérives. C’est donner carte blanche à la SS qui était par ailleurs très libre dans la manière d’arriver aux buts voulus par le régime.

    Il est clair que la politique prévue à l’EST, sous la haute main de la SS (et des HSSPF tels von dem Bach Zelewski qui en référaient à Himmler) était d’une nature tout à fait différente de ce qui se passait à l’Ouest pour trois raisons : 1) ils étaient slaves ; 2) ils étaient communistes et 3) il y a avait énormément de juifs dans ces territoires, regroupés ici pour des raisons historiques (cf la politique de Catherine II sur la "zone de résidende").

    Pour les nazis, tout ce qu’ils haïssaient était concentré là, à l’Est. Et ces territoires devaient au final leur revenir ("Lebensraum", cf mein Kampf, 1924). Après la victoire. Donc, il fallait que cette population hautement dangereuse sur les plans racial et idéologique disparaisse, d’une manière ou d’une autre.

    L’attaque contre l’URSS a provoqué le passage à l’acte (Shoah par balle) etc.... etc... je ne vais pas refaire toute l’Histoire faute de temps ! Là où je veux en venir est qu’il était dans la logique politique et idéologique des nazis que les juifs disparaissent et cela a procédé d’une politique de tâtonnement sur les méthodes. La guerre a radicalisé les discours et les persécutions, surtout quand elle a commencé à mal tourné. Il est frappant de voir que Hitler fait des déclarations très antisémites en automne 1941 au FHQ, justement alors que les buts assignés à la Wehrmacht ne sont pas réalisés et deviennent de plus en plus irréalisables. Qui est présent lorsqu’il parle : Himmler et Heydrich, deux hommes qui prennent beaucoup d’initiatives...

    Tous les juifs ne sont pas morts dans les chambres à gaz, c’est vrai. Beaucoup ont été liquidés par les Einsatzgruppen. Beaucoup sont effectivement morts dans les ghettos suite à la malnutrition, maladies etc... Les mauvais traitements ont fait leur part de ravages, les exécutions arbitraires aussi. La liquidation brutale des ghettos à l’Est également. Et il est aussi vrai que des gens en ont réchappé, pour diverses raisons.

    On parle ici d’un processus qui s’est étalé sur plusieurs années et qui a concerné un continent entier. On trouvera donc toujours des exceptions, des menteurs sur les faits et des contre-exemples. Ainsi, Himmler a sauvé des juifs à la fin de la guerre. Même Hitler a donné des ordres pour que certains juifs ne soient pas inquiétés. On trouvera toujours des exemples de ce type car cette affaire est complexe et vaste. Mais le fait est que des millions de juifs et, ne l’oublions pas, de russes, de polonais, de grecs etc... etc... sont morts durant la guerre car une politique d’abord hésitante dans les actes puis résolue dans les faits l’a voulu.

    C’est aussi vrai que des millions d’Allemands sont morts. Mais vous connaissez le proverbe : qui sème le vent... après tout, qui a voulu la guerre, qui a voulu effacer le résultat de 14-18 ?

    Ensuite on peut discuter à l’infini des chiffres et de quelques témoignages fantaisistes qui ne jettent pas le discrédit sur une politique générale ayant abouti au fait que la population juive d’Europe de l’EST a singulièrement diminué pendant les années 1941-1942. Puis en 1944, la population juive hongroise a pas mal reculé elle aussi. Et dans divers autres pays d’Europe occidentale à des degrés divers. La France a été, par exemple, plus épargnée que la Hollande (proportionnellement).

    Monsieur Brunner, le judéocide était juste les prémices d’une politique beaucoup plus ambitieuse et infiniment plus vaste, prévue pour APRES la victoire. Les Slaves étaient les prochains sur la liste. Les Tsiganes ont été pris entre les juifs et les Slaves. Avec un génocide partiel. Les Slaves auraient suivi. Le traitement des prisonniers de guerre russes le montre très bien. Le traitement des populations civiles en Biélorussie (par exemple) le montre aussi. 25% de la population de ce pays n’a pas survécu à la guerre.

    C’est une des raisons pour laquelle on parle peu du judéocide à l’Est. Je connais un peu l’Ukraine et ils sont très antisémites là-bas (encore aujourd’hui). Pour eux, la 2ème Guerre, c’est avant tout l’asservissement des Slaves voulu par les nazis et le traitement des prisonniers de guerre. Ce qui est arrivé aux juifs les intéressent assez peu car ils ont tout autant souffert qu’eux.

    Le judéocide a été réalisé car il était le plus "pressant", le plus "urgent", matériellement le plus faisable. Réaliser le reste n’était pas possible tant que la guerre durait car les moyens matériels n’étaient pas là. Himmler tenta de commencer le Plan Général Est à Zamosc (Pologne, novembre 1942) et même avec la colonie de Hegewald en Ukraine occidentale (1941-1942) en expulsant brutalement les résidents locaux (non juifs je précise). Mais les difficultés engendrées par une guerre qui tournait de plus en plus mal ne permirent pas la mise en oeuvre du General Plan Ost et j’ai envie de dire "heureusement pour les Slaves".

    Maintenant, je pense que vous avez tout à fait raison de dire que le lobby juif revient tout le temps là-dessus pour tout un tas de raisons liées à Israël etc... et que, de ce fait, les autres débuts de génocide sont occultés (et ignorés) par le judéocide.

    Et puis vous pourriez aussi réorienter vos ressources intellectuelles pour faire justice aux dizaines de millions de victimes du communisme dans ce qui reste à faire : un grand procès de Nuremberg du communisme. Car cette idéologie hideuse n’a rien à envier à son double nazi.

    Répondre à ce message,SVP

    Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

    13 décembre 2012   [retour au début des forums]

    ceci est un fatras de mensonges éhontés
    faire croire qu’himmler était un brave type est significatif
    d’un cerveau atteint de siphylis purulente

    Répondre à ce message

    Histoire : Heinrich Himmler et les juifs

    13 décembre 2012, par Frank Brunner   [retour au début des forums]

    Robert Faurisson ne cherche nullement à faire passer Heinrich Himmler pour un brave type. Il cite des faits. Le menteur, c’est vous. Au lieu de répondre par des arguments, vous calomniez votre adversaire.

    Frank BRUNNER

    Répondre à ce message,SVP

    Accueil

    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source