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Le Monde diplomatique, 2 septembre 2012

Côte d’Ivoire : Guerre pour le cacao dans l’ouest

par Fanny PIGEAUD


Des villageois de Taï rentrent chez eux, le 18 juin 2012, après avoir fui en urgence, quelques jours plus tôt, à la suite d’attaques

A Abidjan, les exactions contre les partisans de l’ancien président, Laurent Gbagbo, se sont multipliées l’été 2012. Si M. Alassane Ouattara a finalement pris le pouvoir, en mars 2011, après une crise post-électorale meurtrière, la réconciliation est encore loin. Dans l’ouest du pays, l’Etat ne contrôle plus rien ; des mafias ont mis la main sur l’économie du cacao.


Côte d’Ivoire

Un véhicule calciné et criblé de balles : c’est tout ce qu’il reste de l’attaque qui, le 8 juin 2012, a coûté la vie à sept casques bleus près de Taï, petite bourgade de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Dans cette région, depuis plus d’un an, les villages font l’objet de mystérieux raids meurtriers. Yamoussoukro (1) a accusé des « mercenaires libériens ». Partisans de l’ex-président, Laurent Gbagbo, et opposés à son successeur, Alassane Ouattara, ces hommes traverseraient le fleuve Cavally, qui marque la frontière avec le Liberia, pour venir semer la terreur en Côte d’Ivoire. Mais, sur le terrain, la situation ne paraît pas aussi claire : depuis la crise qui a suivi l’élection présidentielle de 2010 (2), dans l’ouest du pays se joue un inquiétant imbroglio politique et militaire, avec pour seul enjeu le contrôle des ressources naturelles.

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