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AFP, 16 juillet 2004

Proche Orient : Le chef de la police palestinienne accusé de corruption


GAZA (AFP) - Le chef de la police pour les territoires palestiniens, le général Ghazi Jabali, a été pris en otage pendant quatre heures, vendredi 16 juillet, par un groupe palestinien l’accusant de "corruption", selon des responsables des services de sécurité palestiniens.

Les Palestiniens ont par ailleurs appelé, vendredi 16 juillet 2004, Israël à tenir compte de l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ) qui a jugé "illégale" le "mur" érigé en Cisjordanie, lors d’une réunion de l’Assemblée générale de l’ONU, mais aucun vote n’a eu lieu à l’issue de la séance.


Lors d’une réunion de l’Assemblée générale débattant d’un projet de résolution pour contraindre Israël a respecter l’avis formulé, vendredi 9 juillet 2004, par la CIJ, le représentant palestinien Nasser al-Kidwa a indiqué qu’Israël devait être menacé de sanctions. Le vote sur ce projet de résolution n’a pas eu lieu et un nouveau projet révisé devrait être transmis plus tard dans la journée de vendredi, pour un probable vote lundi 19 juillet 2004, ont indiqué des diplomates et un porte-parole de l’ONU.

Le général Jabali a été libéré à la suite de négociations entre les membres des Brigades de Martyrs de Jénine -qui le détenaient dans le camp de réfugiés d’Al Boureij- et des responsables palestiniens. Ce groupe fait partie des Comités de résistance populaire, dont les membres sont d’anciens militants du Fatah, du dirigeant palestinien Yasser Arafat. Le général Jabali conduisait une voiture qui se trouvait dans un convoi de trois véhicules sur la route longeant la côte lorsqu’un groupe d’hommes armés a tiré dans leur direction et l’a enlevé, ont ajouté ces témoins. Deux gardes de corps ont été blessés.

Selon les Brigades, le général Jabali aurait "détourné 22 millions de dollars et fait partie d’une liste de 20 autres responsables gouvernementaux accusés de corruption". D’après leur porte-parole, Abou Iyad, les responsables palestiniens ont accepté "la formation d’une commission d’enquête sur la corruption de Jabali" qui aurait été destitué de ses fonctions.

Cette affaire a eu lieu trois jours après les très vives critiques adressées par M. Terje Roed-Larsen, envoyé spécial de l’ONU dans les territoires palestiniens contre Yasser Arafat. M. Roed-Larsen a ainsi affirmé devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies que la situation dans les territoires palestiniens "tourne progressivement au chaos" et que M. Arafat affiche "un manque de volonté politique" pour réformer le gouvernement. Ces déclarations ont provoqué la colère des Palestiniens, au point que M. Roed-Larsen a été pratiquement déclaré persona non grata dans les territoires occupés déclenchant une crise sans précédent avec l’ONU.

Sur le front diplomatique, Israël s’est également retrouvé, vendredi 16 juillet 2004, en difficulté vis-à-vis des Nations Unies, après l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) jugeant "illégale" la barrière de séparation qu’Israël érige en Cisjordanie. Au nom des pays arabes, la Jordanie a convoqué une réunion de l’Assemblée générale en vue de condamner Israël pour son rejet de l’avis de la CIJ.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Dan Gillerman, a prévu une "très rude bataille" à l’Assemblée générale sur la ligne de séparation. "Nous allons devoir mener une très rude bataille face à la majorité immorale dont dispose, à l’Assemblée générale, les pays arabes et musulmans ainsi qu’un certain nombre d’Etats non démocratiques", a déclaré l’ambassadeur. Il s’est déclaré toutefois "convaincu" que les Américains, "quel que soit leur président", imposeront un veto à toute résolution au Conseil de sécurité exigeant d’Israël de suivre l’avis de la CIJ.

La CIJ, principal organe juridique de l’ONU, a jugé, le 9 juillet 2004, que la barrière de séparation était illégale, réclamant son démantèlement et le versement de réparations aux Palestiniens lésés par sa construction. M. Sharon a rejeté cet avis et ordonné la poursuite des travaux de construction de cette barrière, en tenant compte uniquement des modifications exigée par la Cour suprême d’Israël afin de préserver les droits de Palestiniens lésés par sa construction.

La ligne, dont 196 km ont été achevés, doit être longue de 730 km une fois finie. Elle s’enfonce en Cisjordanie occupée. Elle est destinée, selon Israël, à empêcher des attentats suicide palestiniens ainsi que des attaques contre des colonies juives en Cisjordanie. Les responsables palestiniens dénoncent pour leur part les graves dommages causés à la population palestinienne par cet ouvrage et accusent Israël de vouloir annexer une partie de la Cisjordanie.

Agence France Presse

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