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samedi 19 août 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Proche Orient (7ème partie) : Juillet 2004
AP, AFP, 17 juillet 2004

Proche Orient : Le Conseil de sécurité palestinien déclare l’état d’urgence dans la Bande de Gaza


GAZA, Bande de Gaza (AP) - Deux des ressortissants français enlevés, vendredi 16 juillet au soir, par des hommes armés, dans la Bande de Gaza, ont été libérés, tandis que les ravisseurs retenaient toujours en otage deux autres Français et un Palestinien, ont déclaré, tard vendredi 16 juillet 2004, des responsables palestiniens chargés des négociations.

Selon ces responsables, les ravisseurs palestiniens demandent des réformes au sein du gouvernement palestinien, mais n’ont pas formulé de revendications précises.


Les quatre ressortissants français et leur collègue palestinien ont été enlevés alors qu’ils buvaient un café à Khan Younis, dans le sud de la Bande de Gaza. Ils ont été retenus par des hommes armés dans un bâtiment qui abrite les locaux du Croissant rouge palestinien. Trois heures après l’enlèvement, des témoins ont vu deux femmes quitter les locaux, escortés par des responsables de la sécurité palestinienne. Les trois autres otages restaient toujours sous la garde de leurs ravisseurs, tard vendredi 16 juillet 2004.

Selon le communiqué de Quai d’Orsay, les Français, "travaillant pour des ONG dans le cadre de projets de coopération avec les Palestiniens", étaient retenu "par un groupe d’une vingtaine de personnes". Ces ressortissants Français "se trouvaient à Gaza depuis quelques jours dans le cadre d’une coopération menée par les associations "Evry-Palestine" et "Electriciens sans frontière", ajoute le Quai d’Orsay, précisant que "les éléments d’informations" dont il dispose indiquent "qu’il ne s’agit pas d’une affaire de nature politique". Le communiqué du ministère français des Affaires étrangères précise que "le consul général de France à Jérusalem est en contact téléphonique" avec otages et les autorités palestiniennes "afin que nos compatriotes retrouvent rapidement et sans violence leur liberté.

Il s’agit du troisième enlèvement survenu dans la Bande de Gaza en moins de dix heures.

Un haut responsable de la sécurité palestinienne, le colonel Khaled Abou Aloula, a été enlevé par des hommes armés, tard vendredi 16 juillet 2004, dans la Bande de Gaza, et n’a toujours pas été libéré. Le colonel Abou Aloula, directeur de la coordination militaire dans le sud de la Bande de Gaza, a été enlevé alors qu’il rentrait en voiture de Khan Younis à Gaza. Selon des responsables de sécurité palestinienne, ses ravisseurs sont d’anciens policiers palestiniens récemment renvoyés par leur direction.

L’enlèvement des ressortissants français et celui du colonel Aloula sont survenus peu après la libération du chef de la police de la Bande de Gaza et de Cisjordanie, Ghazi Jabali, également enlevé durant quelques heures vendredi. Ghazi Jabali a été libéré à la suite de négociations entre des responsables de l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat et du Fatah, et les ravisseurs, membres du Comité de la résistance populaire palestinienne, un groupe militant de Gaza.

Deux hauts responsables de la sécurité palestinienne -le général major Amin al Hindi, chef des services de renseignements palestiniens, et Rachid Abou Shbak, chef de la sécurité préventive dans la Bande de Gaza- ont démissionné, vendredi 16 juillet 2004 au soir, à la suite de ces enlèvements. Selon des sources palestiniennes, le chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat a toutefois refusé d’accepter leurs démissions.

A Jérusalem, un responsable palestinien a déclaré que le gouvernement palestinien se réunira, tôt samedi 17 juillet 2004, pour évoquer les démissions et la situation dans la région. Cette réunion pourrait être la dernière du gouvernement du Premier ministre palestinien Ahmed Qorei, a ajouté ce responsable, sans donner plus de précisions.

Associated Press

Tous les Français enlevés libérés, selon un otage

Les quatre Français enlevés par des hommes armés, vendredi 16 juillet au soir, dans le camp de réfugiés de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, ont tous été libérés, dans la nuit de vendredi 16 juillet à samedi 17 juillet 2004, a affirmé un des otage à l’AFP. "Nous sommes libres, nous avons quitté l’hôtel où l’on nous retenait prisonniers", a affirmé un des Français enlevé Bertrand. qui n’a pas voulu dévoiler son nom de famille.

Agence France Presse

Le Conseil de sécurité palestinien déclare l’état d’urgence dans la Bande de Gaza

GAZA (AP) - Le Conseil national de sécurité palestinien a déclaré, tôt samedi 17 juillet, l’état d’urgence dans la bande de Gaza, à la suite d’une série d’enlèvements de responsables palestiniens et de ressortissants français dans la journée de vendredi 16 juillet 2004.

L’annonce est survenue juste après la libération des deux derniers Français retenus depuis vendredi après-midi dans les locaux du Croissant rouge palestinien dans la ville de Khan Younis. Les deux Françaises enlevées en même temps avaient été libérées deux heures plus tôt. Un Palestinien, kidnappé en même temps que les quatre Français, a également été relâché.

Un peu plus tôt dans la journée, le chef de la police palestinienne et le directeur de la coordination militaire pour le secteur sud de Gaza avaient eux aussi été enlevés. Le chef de la police, Ghazi Jabali, a été libéré quelques heures plus tard. Le directeur de la coordination, le colonel Abou Khaled Abou Aloula, était toujours retenu en milieu de nuit.

L’état d’urgence va entraîner une protection accrue des bâtiments officiels palestiniens et l’annulation de tous les congés et permissions des responsables de la sécurité.

Associated Press

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