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lundi 27 février 2017
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3 décembre 2012

Histoire : 7 millions de chrétiens exterminés par les juifs

par Sever PLOCKER


Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine

Nous ne devons pas oublier que quelques uns des pires meurtriers des temps modernes étaient juifs. Il s’agit d’un événement historique particulièrement souvent passé sous silence : entre le 19 et le 20 décembre 1917, au cœur de la révolution bolchevique et de la guerre civile, Lénine signa un décret créant la Commission Panrusse pour la Répression de la Contre-révolution et du Sabotage, plus connue sous le nom de Tchéka.


Félix Dzerjinski, le fondateur de la Tcheka

En peu de temps, la Tchéka devint l’organisation de sécurité d’Etat la plus importante et la plus répressive. Son organisation et sa structure évoluèrent régulièrement, tout comme son nom : de Tchéka à GPU, puis à NKVD, et plus tard à KGB. Il est impossible de connaître avec certitude le nombre de morts dont la Tchéka fut responsable d’une manière ou d’une autre, mais il s’évalue probablement autour de 20 millions, incluant les victimes de la collectivisation forcée, des famines, des purges, des expulsions, des déportations, des exécutions et des tueries de masses dans les goulags.

Abram Aronovich Slutsky, un des dirigeants juifs du GPU

Des pans entiers de la population furent éliminés : fermiers indépendants, minorités ethniques, membres de la bourgeoisie, officiers supérieurs, intellectuels, artistes, militants syndicalistes, « membres de l’opposition » à la définition très aléatoire, et un nombre incalculable de membres du parti communiste lui-même. Dans son dernier livre, qui recueille beaucoup de suffrages, The War of the World, l’historien Niall Ferguson écrit qu’aucune autre révolution dans l’histoire de l’humanité n’a dévoré ses enfants avec le même appétit insatiable que la révolution soviétique. De même, le Dr. Igal Halfin, de l’université de Tel Aviv, indique dans son livre sur les purges staliniennes que la violence y fut unique en ce qu’elle fut dirigée vers l’intérieur.

Niall Ferguson

Mais Lénine, Staline, et leurs successeurs n’auraient pas pu mener à bien leurs objectifs sans une large coopération de la part d’”officiers de la terreur” disciplinés : enquêteurs cruels, mouchards, bourreaux, gardiens, juges, pervers, et de beaucoup d’idéalistes membres de l’aile gauche progressiste, abusés par le régime soviétique de terreur au point de lui décerner un certificat casher.

Le juif Léon Bronstein dit « Trotsky »

Genrikh Yagoda, fut le plus grand meurtrier juif du 20e siècle, chef adjoint de la GPU et fondateur-dirigeant du NKVD. Yagoda a consciencieusement exécuté les ordres de Staline pendant la collectivisation, et est responsable de la mort d’environ 10 millions de personnes. Ses employés juifs ont mis en place et géré le système des goulags. Après être tombé en disgrâce auprès de Staline, Yagoda fut dégradé et exécuté, puis remplacé en tant que chef des bourreaux, en 1936, par Yezhov, le « nain sanguinaire ».

Genrikh Yagoda, le fondateur juif du NKVD

Beaucoup de juifs ont vendu leur âme au diable de la révolution communiste et ont du sang sur les mains pour l’éternité. Nous n’en mentionnerons qu’un de plus : Leonid Reichman, dirigeant du département spécial du NKVD et interrogateur en chef de l’organisation, qui était un sadique particulièrement cruel. En 1934, selon des statistiques publiées, 38,5 % des officiels détenant les postes les plus élevés dans l’appareil de sécurité soviétique étaient d’origine juive. Eux aussi, naturellement, furent graduellement éliminés dans les purges successives. Lors d’un cours fascinant à une convention de l’université de Tel Aviv, le Dr Halfin décrivait les étapes de la terreur soviétique comme un carnaval de meurtres de masse, un feu d’artifice de purges et l’adoration du mal. Il apparaît que les juifs aussi, quand ils sont fascinés par une idéologie messianique, peuvent devenir de grands meurtriers, parmi les plus grands de notre histoire moderne.

Lazar Kaganovitch, l’exterminateur juif de l’Ukraine

Les juifs actifs dans l’appareil officiel de la terreur communiste (en Union soviétique et ailleurs), et qui l’ont parfois dirigé, ne l’ont évidemment pas fait en tant que juifs, mais plutôt en tant que staliniens, communistes, et « camarades soviétiques ». En conséquence, il nous est facile d’ignorer leur origine et de jouer les innocents : qu’avons-nous à voir avec eux ? Si ce n’est de les oublier. Mon opinion est différente. « Je pense qu’il est inacceptable qu’une personne puisse être considérée comme un membre de la communauté juive quand elle réalise de grandes choses, mais en être exclue quand elle commet des actes particulièrement méprisables ». Même si nous le nions, nous ne pouvons pas échapper au judaïsme de « nos bourreaux » qui ont servi la Terreur rouge avec application et loyauté envers ses dirigeants. De toutes façons, d’autres nous rappelleront toujours leur origine.

Le juif Jacob Yurovsky a commandé le massacre de la famille impériale russe

Chaque année, le quatrième samedi de novembre est le jour de commémoration des victimes de l’Holodomor (famine), orchestré par l’Union Soviétique en 1932 et 1933. Lieu : Ukraine Soviétique. Date : printemps 1933. Problème : chaque minute, 17 Ukrainiens sont morts de faim à cause de la collectivisation forcée par le gouvernement soviétique basé à Moscou. La région de Kouban, en Russie, en 1926, est essentiellement peuplée par : des Ukrainiens (915000) et des Russes (498000). En 1939, Ukrainiens : 150000, Russes : 2754000. Il apparait effectivement que le but principal de Moscou était l’extermination des Ukrainiens.

Regardons de plus près le tableau ci-dessous (groupes ethniques vivant en URSS en 1926 et 1937).

Nationality

Russians en 1926 : 77,791,124 en 1937 : 93,933,065

Ukrainians en 1926 : 31,194,976 en 1937 : 26,421,212

Belarusians en 1926 : 4,738,923 en 1937 : 4,874,061

Uzbek en 1926 : 3,955,238 en 1937 : 4,550,532

Tatars en 1926 : 3,029,995 en 1937 : 3,793,413

Kazakhs en 1926 : 3,968,289 en 1937 : 2,862,458

Jews en 1926 : 2,672,499 en 1937 : 2,715,106

Azerbaijani en 1926 : 1,706,605 en 1937 : 2,134,648

Georgians en 1926 : 1,821,184 en 1937 : 2,097,069

Armenians en 1926 : 1,568,197 en 1937 : 1,968,721

La reconnaissance de l’Holodomor en tant que génocide des Ukrainiens est encore en cours. Malheureusement –et comme d’habitude–, la Russie fait obstacle et influence les Etats étrangers pour les inciter à ne pas reconnaitre le génocide comme tel. Cependant, la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien) a reconnu l’Holodomor en tant que génocide en 2006. Les pays suivants le reconnaissent également comme tel : Andorre, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, République Tchèque, Equateur, Estonie, Géorgie, Hongrie, Italie, Lettonie, Lithuanie, Mexique, Paraguay, Pérou, Pologne, Slovaquie, Etats-Unis d’Amérique,Vatican.

Etant donné que cette extermination de masse a eu lieu au 20ème siècle, nous devons la garder en mémoire et empêcher toute autre tentative au 21ème siècle par n’importe quel Etat.

Sever PLOCKER

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source