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lundi 24 avril 2017
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Le Monde diplomatique, 30 décembre 2012

Informations internationales : Monarchies arabes, la prochaine cible des soulèvements ?

par Hicham BEN ABDALLAH EL-ALAOUI


Des miliciens à Tripoli, en Libye, en septembre 2012

Tandis qu’en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Yémen s’amorce une chaotique transition démocratique, les combats s’intensifient en Syrie. Moins remarquées, les contestations s’enracinent dans les monarchies, que ce soit en Jordanie, au Maroc ou dans les pays du Golfe.


Affrontement entre manifestants pro et antigouvernement, au Caire, en Egypte, le 5 décembre 2012

Plutôt qu’un événement, le « printemps arabe » est un processus. Pour les pays les plus engagés sur le chemin de l’émancipation politique, la question cruciale est la suivante : la démocratie peut-elle s’institutionnaliser ? Même si les progrès demeurent fragiles, et les rapports entre sociétés et Etats toujours conflictuels, la question appelle un « oui » prudent. Dans certains des pays concernés, on assiste à la mise en place d’institutions appelées à devenir démocratiques.

Manifestations de soutien du parti Ennahda, à Tunis, en Tunisie, en décembre 2012

C’est en Afrique du Nord que les perspectives d’avenir paraissent le plus
prometteuses. L’institutionnalisation de la démocratie suppose une convergence
de la vie politique autour des trois pôles qui fondent l’Etat de droit, à savoir les
élections, le Parlement et la Constitution. Quand ces pôles sont robustes et durables, les gouvernements restent généralement à l’abri des groupes radicaux, des forces réactionnaires et d’un retour à des formes autoritaires. Les démocraties qui chérissent le respect du droit et l’équité des scrutins requièrent une alternance du pouvoir entre partis rivaux.

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