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mercredi 16 août 2017
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La seconde guerre mondiale en photos 49

Le front de l’Est en 1944 (2ème partie)


Un canon antichar soviétique

Le 23 juin 1944, les Soviétiques ont déclenché leur offensive d’été. Leur tâche a été facilitée par la persistance d’Adolf Hitler à imposer une défense rigide plutôt qu’élastique. Les trois mois de pause avaient permis aux Soviétiques d’effectuer des préparatifs sur toute la longueur du front, entre les Carpates et la mer Baltique. En particulier, ils avaient réparé les communications ferroviaires à l’arrière de leur vaste saillant polonais.

Entre la mer Baltique et les marais du Pripet, les forces soviétiques avaient été réorganisées et renforcées. Elles comprenaient désormais 7 groupes d’armées -ou « fronts ». Les quatre front qui ont participé à l’offensive réunissaient quelque 166 divisions.

Des soldats soviétiques traversent une rivière sous la protection d’un écran de fumée


Le front de Russie Blanche

L’offensive soviétique s’est déclenchée en Russie Blanche, au Nord des marais du Pripet, à un endroit où les Allemands étaient encore solidement installés sur le territoire soviétique. La partie principale du secteur Nord allemand avait résisté à toutes les attaques de l’automne et de l’hiver précédents, mais les Soviétiques avaient réussi à y enfoncer deux « coins » près de Vitebsk et de Jlobine. Ces deux positions de départ permettaient d’effectuer une action en levier. De plus, une fois l’ennemi en retraite, il serait possible d’exercer une plus forte pression sur ses arrières à partir du saillant de Kovel. Dans ce saillant, les troupes soviétiques se trouvaient à l’extrémité occidentale de la ceinture de marécages qui séparait en deux les armées allemandes.

Des soldats soviétiques à Vitebsk

Le poids de l’offensive soviétique s’est abattu sur le Groupe d’armées Centre des Allemands. L’offensive d’hiver soviétique n’avait pas réussi à percer les défenses du secteur, mais il s’en était fallu de peu. Les Allemands auraient souhaité se replier sur la ligne de la Bérésina, 145 kilomètres en arrière du front, mais Adolf Hitler n’a rien voulu entendre. Sur le flanc Nord, Vitebsk a été prise en tenailles. La ville est tombée le 4ème jour et une grande brèche a été ouverte dans le front de la 3ème armée de Panzer. Cette brèche a ouvert le chemin à une avance vers le Sud coupant la route Moscou-Minsk et menaçant les arrières de la 4ème armée allemande. Ce danger a été aggravé par une offensive soviétique sur l’autre flanc, au Nord des marais du Pripet. Là, après avoir percé le front allemand près de Jlobine -qui est également tombée le 4ème jour-, les Soviétiques ont traversé la Bérésina et contourné Bobruisk. Le 2 juillet 1944, leurs éléments mobiles atteignaient Stolbtsy, 65 kilomètres à l’Ouest de Minsk, coupant la route et la voie ferrée menant à Varsovie. Le 3 juillet, les Soviétiques faisaient leur entrée à Minsk.

L’exploitation de plus en plus habile de l’espace par les Soviétiques a déjoué toutes les tentatives allemandes pour enrayer cette avance foudroyante qui, depuis la percée, avait progressé de près de 250 kilomètres en une semaine. La valeur du matériel américain livré à l’URSS se remarquait à la quantité importante d’infanterie motorisée qui avançait immédiatement derrière les tanks, les appuyant de près.

Enormes pertes allemandes

Les forces allemandes étaient menacées d’encerclement par une vaste manœuvre en tenailles. Seule une partie des troupes a réussi à s’échapper. Les Soviétiques ont fait 30000 prisonniers allemands au Nord, 24000 au Sud, et 100000 soldats allemands étaient encerclés dans Minsk. Seule une partie d’entre eux a réussi à s’échapper. Le Groupe d’armées Centre était virtuellement détruit et le total des pertes allemandes dépassait 200000 hommes.

Des prisonniers de guerre allemands traversent Leningrad

Des prisonniers allemands capturés à Minsk traversent Moscou, le 17 juillet 1944

A l’Ouest de Minsk, les Allemands en retraite ont opposé une résistance momentanée, mais il n’y avait aucune ligne de défense naturelle. Les Allemands étaient trop peu nombreux pour couvrir tout l’espace qui s’élargissait au fur et à mesure que la pénétration soviétique devenait plus profonde. Les Soviétiques avaient toujours assez d’espace pour s’infiltrer et contourner les villes auxquelles les Allemands s’accrochaient. Vilna a été atteinte le 9 juillet 1944 et a capitulé le 13 juillet, après que les forces mobiles soviétiques aient dépassé la ville de chaque côté.

Des Panzergrenadier SS près d’un tank T-34 détruit

L’invasion soviétiques s’étend en Pologne

A la mi-juillet 1944, l’Armée rouge avait non seulement expulsé les Allemands de Biélorussie, mais occupé la moitié Nord-Est de la Pologne. Ses éléments les plus avancés avaient pénétré profondément en Lituanie et n’étaient pas loin de la frontière de Prusse-Orientale. A cet endroit, les Soviétiques étaient à plus de 300 kilomètres en arrière du flanc du Groupe d’armées Nord allemand qui défendait encore l’entrée des Etats baltes. Il semblait donc qu’une double barrière allait être établie à l’arrière de ce Groupe d’armées Nord, avant que les Allemands puissent se replier. Cette situation s’est aggravée par l’extension de l’offensive soviétique vers le Nord, dans le secteur de Pskov.

Au même moment, la tension à laquelle étaient soumises les forces allemandes dans leur ensemble s’est considérablement aggravée. Le 14 juillet 1944, les Soviétiques ont déclenché leur offensive au Sud des marais du Pripet, entre Tarnopol et Kovel. Cette offensive s’est déroulée selon deux axes. A droite, l’offensive soviétique traversait le Boug, en direction de Lublin et de la Vistule. A gauche, l’offensive soviétique traversait les lignes allemandes près de Luck et contournait Lvov par le Nord. Cette ville est tombée le 27 juillet 1944, date à laquelle l’avant-garde soviétique avait déjà traversé la San, 110 kilomètres plus à l’Ouest.

Des soldats soviétiques à Lvov

Ce même 27 juillet 1944, les Soviétiques prenaient Stanislav, dans les contreforts des Carpates ; Bialystok, dans le Nord de la Pologne ; Dvinsk, en Lettonie ; et l’embranchement ferroviaire de Siauliai, sur la ligne menant de Riga en Prusse-Orientale. Cette dernière victoire menaçait d’être fatale aux forces allemandes du Nord.

Mais l’avance centrale des Soviétiques était encore plus dangereuse pour les Allemands. Le 24 juillet 1944, les Soviétiques avaient fait irruption à Lublin. Le 26 juillet, plusieurs colonnes soviétiques atteignaient la Vistule, pendant que d’autres obliquaient vers Varsovie. Le 27 juillet, les Allemands ont abandonné Brest-Litovsk, contournée par une colonne soviétique qui avait atteint Siedlce, 80 kilomètres plus à l’Ouest. Là, les Allemands ont forcé les Soviétiques à marquer momentanément le pas. De même, la résistance allemande s’est durcie sur la Vistule. Dans la nuit du 29 juillet, les Soviétiques ont conquis cinq points de traversée, mais ils en ont perdu quatre le lendemain matin.

Mais, le 31 juillet 1944, un mouvement tournant soviétique chassait les Allemands de Siedlce, tandis qu’une colonne blindée atteignait les faubourgs de Praga, dans la banlieue de Varsovie, sur la rive Est de la Vistule.

Pour les Allemands, ce fut un moment de crise généralisée. A l’Ouest, le front de Normandie s’effondrait et les tanks du général Patton s’engouffraient dans la brèche d’Avranches. Le 20 juillet 1944 avait eu lieu l’attentat manqué contre Adolf Hitler et la crainte des représailles semait la confusion et la paralysie dans plus d’un quartier général, en raison du nombre de généraux impliqués dans le complot ou soupçonnés d’en avoir fait partie.

Le début de l’insurrection de Varsovie

Le 1er août 1944, les troupes allemandes ont commencé de franchir les ponts, pour se replier dans Varsovie, et les chefs des mouvements clandestins polonais ont été encouragés à donner le signal du soulèvement. A la tombée de la nuit, la plus grande partie de la ville était aux mains des habitants révoltés.

Des partisans, à Varsovie, peu avant le début de l’insurrection, le 1er août 1944

L’armée soviétique atteint la Prusse-Orientale

Ce même 1er août 1944, des événements spectaculaires se sont déroulés près de la mer Baltique. Après avoir avancé de 80 kilomètres dans la nuit, une colonne blindée soviétique s’est emparée de l’embranchement ferroviaire de Toukkroums, sur le golfe de Riga, coupant ainsi le couloir d’évasion du Groupe d’armées Nord allemand. Kaunas, la capitale de la Lituanie, a été occupée, tandis que des éléments avancés soviétiques arrivaient à proximité de la frontière de Prusse-Orientale, aux environs de la trouée d’Insterburg.

Les Allemands écrasent l’insurrection de Varsovie

Le 2 août 1944, les Soviétiques ont établi une nouvelle et vaste tête de pont sur la Vistule, près de Baranov, 200 kilomètres au Sud de Varsovie, en amont de l’endroit où le San se jette dans la Vistule.

Un partisan, à Varsovie, le 2 août 1944

Au moment précis où les insurgés de Varsovie s’attendaient à voir les Soviétiques traverser la Vistule pour venir à leur aide, le bruit de la canonnade s’est estompé dans le lointain. Le 10 août 1944, l’artillerie et l’aviation allemandes ont massivement bombardé Varsovie, tandis que les troupes commençaient la reconquête de la Ville. Les forces clandestines se sont battues avec courage à l’intérieur de Varsovie, mais elles ont bientôt été isolées dans trois petits secteurs, sans qu’aucune aide soviétique leur parvienne depuis l’autre côté de la Vistule. De plus, les Soviétiques ont refusé d’autoriser des bombardiers américains venus d’Europe occidentale à se poser sur des aérodromes russes après avoir largué du ravitaillement aux Polonais de Varsovie. Des pilotes britanniques et polonais ont effectué des missions de ravitaillement, aller et retour à partir de l’Italie, mais à de telles distances leurs efforts ne pouvaient guère changer l’issue des combats.

Bombardement allemand sur Varsovie

Une barricade, à Varsovie, le 3 août 1944. Un Jagdpanzer 38(t) capturé a été intégré à la barricade

Un partisan, à Varsovie, en août 1944

Les Allemands utilisent un canon antiaérien pour tirer contre les partisans, à Varsovie, en août 1944

Des partisans réparent un SdKfz. 251 capturé, à Varsovie, le 14 août 1944

Des partisans à bord d’un SdKfz. 251 capturé, à Varsovie, le 14 août 1944

Des partisans à bord d’un SdKfz. 251 capturé, à Varsovie, le 14 août 1944

Des partisans avec un Jagdpanzer 38(t) capturé, à Varsovie, le 14 août 1944

Un partisan lance une grenade allemande, à Varsovie, en août 1944

Un canon allemand bombarde les positions des partisans, à Varsovie, le 18 août 1944

Des partisans avec un prisonnier allemand, à Varsovie, le 20 août 1944

Un partisan, à Varsovie, le 20 août 1944

Un partisan armé d’un lance-flamme capturé, à Varsovie, le 22 août 1944

Un partisan, à Varsovie, le 23 août 1944

Le cadavre d’un soldat allemand, à Varsovie, le 23 août 1944

Un partisan, à Varsovie, en août 1944

Un StuG III Ausf. G engagé contre les partisans, à Varsovie, le 28 août 1944

Des partisans, à Varsovie, le 2 septembre 1944

Des partisans avec un canon antiaérien allemand capturé, à Varsovie, en septembre 1944

Un canon allemand tire contre les positions des partisans, à Varsovie, le 11 septembre 1944

Des soldats allemands à Varsovie, le 11 septembre 1944

Un partisan sort d’un égout pour se rendre aux Allemands, à Varsovie, le 27 septembre 1944

Un partisan sort d’un égout pour se rendre aux Allemands, à Varsovie, le 27 septembre 1944

Des partisans, à Varsovie, le 1er octobre 1944

Coup d’arrêt général à la progression des armées soviétiques

Le fait est qu’à cette époque la progression des Soviétiques a dû marquer un temps d’arrêt en un nombre considérable d’endroits. Devant Varsovie, 3 divisions de Panzer SS arrivées le 29 juillet 1944 ont lancé une contre-attaque à partir du flanc Nord et contraint les Soviétiques de se replier. Au même moment, une tentative des Soviétiques pour avancer depuis les têtes de pont sur la Vistule a été tenue en échec à l’aide de quelques renforts arrivés d’Allemagne.

A la fin de la première semaine d’août 1944, la progression soviétique était enrayée partout, à l’exception des contreforts des Carpates et de la Lituanie, où elle s’était ralentie. Après avoir avancé de 750 kilomètres en cinq semaines, les Soviétiques étaient victimes des conséquences de la longueur excessive de leurs lignes de communications. Ils devaient rester encore près de six mois sur la Vistule, avant d’être prêts à lancer une autre offensive massive.

La deuxième semaine d’août 1944 a été marquée par de rudes combats en de nombreux points, les Allemands contre-attaquant vigoureusement et les Soviétiques cherchant de nouvelles ouvertures, mais aucun des deux camps n’a pu remporter d’avantage notable. Le front de la Vistule s’est stabilisé.

A la frontière de Prusse-Orientale, une division de Panzer a chassé les Soviétiques du centre routier de Vilkaviskis.

A la fin du mois d’août 1944, cette même division de Panzer a réussi à s’avancer de Tauroggen jusqu’à Toukkoums, sur le golfe de Riga, dégageant à nouveau la ligne de retraite du Groupe d’armées Nord.

Les résultats obtenus par une aussi petite force blindée illustrent bien le caractère fluide de la situation et montrent à quel point la capacité des Soviétiques à consolider leurs gains territoriaux était limitée par leurs difficultés de ravitaillement. Dans de telles conditions, des petites formations blindées avaient un poids bien plus considérable que des masses d’infanterie, et le cours de la campagne était déterminé par la faculté de l’un ou l’autre camp de faire intervenir l’une de ces formations aux points critiques.

Un chasseur de chars allemand Nashorn

La Roumanie change de camp et la Bulgarie entre en guerre contre l’Allemagne

Une nouvelle menace est apparue avec une offensive soviétique sur le front de Roumanie. Le 20 août 1944, l’Armée Rouge a attaqué en direction de Galatz, menaçant le flanc et les arrières du vaste saillant que les Allemands occupaient encore en Bessarabie méridionale. Ce saillant a été attaqué plus directement à partir du cours inférieur du Dniestr. Peu à peu, les Allemands ont été contraints de lâcher pied. Le 23 août, la radio roumaine a annoncé que la Roumanie -jusqu’alors alliée de l’Allemagne- avait changé de camp. Profitant de la confusion générale, le 27 août les Soviétiques ont fait irruption à Galatz. Le 30 août, ils ont occupé les gisements pétrolifères de Ploesti. Le 31 août, ils entraient dans Bucarest. Les tanks soviétiques avaient couvert 400 kilomètres en douze jours. Au cours des six jours suivants, les tanks soviétiques ont parcouru plus de 300 kilomètres supplémentaires, pour atteindre la frontière Yougoslave sur le Danube, à Tournou-Severine. Une grande partie des forces allemandes a été encerclée dans le saillant de Bessarabie ou capturée en route. Les Allemands avaient perdu 20 divisions. C’était une défaite aussi désastreuse que Stalingrad. Envahie à son tour par l’Armée Rouge, la Bulgarie n’a pas opposé de résistance et a, au contraire, déclaré la guerre à l’Allemagne.

La route était libre pour permettre à l’Armée Rouge d’exploiter le plus vaste flanc découvert jamais vu au cours d’une guerre moderne. Cette manœuvre tournante était surtout un problème de logistique dominé par les facteurs de mouvement et de ravitaillement, plutôt que par l’opposition de l’ennemi. Les Allemands avaient perdu plus de 100000 prisonniers en Roumanie, et ils n’avaient aucun espoir de les remplacer, en raison de la situation désespérée du front Ouest où, à la fin de septembre 1944, les alliés avaient fait plus d’un demi-million de prisonniers sur leurs différents fronts.

Des soldats soviétiques en Roumanie

Libération de la Yougoslavie

A l’automne 1944, les armées de l’aile gauche soviétique ont commencé à avancer vers la Yougoslavie et la Hongrie. Tout ce que les Allemands pouvaient faire était de freiner ce mouvement en s’accrochant aussi longtemps que possible aux divers centres de communications successifs, puis en détruisant les communications lorsqu’ils étaient contraints de se replier.

Une formation mécanisée soviétique, contournant le flanc Sud des montagnes de Transylvanie, a occupé Temesoara le 19 septembre et Arad le 22 septembre 1944. Cette position plaçait les Soviétiques en travers de certaines des routes partant de Belgrade vers le Nord et les amenait à proximité de la frontière méridionale de la Hongrie, à environ 150 kilomètres de Budapest. Mais l’exploitation de cette avance a dû attendre jusqu’à ce que des forces plus importantes aient été accumulées dans ce secteur.

Le 11 octobre 1944, les Allemands étaient chassés de Cluj, la capitale de la Transylvanie. Mais des éléments soviétiques étaient déjà 270 kilomètres plus à l’Ouest, et à moins de 100 kilomètres de Budapest.

La semaine suivante, l’Armée Rouge a fait irruption à travers les cols des Carpates, entre le col des Tartars et celui de Lupkov, qui était défendu par une armée hongroise. De là, les Soviétiques sont descendus en Ruthénie, puis ils ont obliqué vers l’Ouest pour entrer en Slovaquie. Au cours de la même semaine, la capitale yougoslave était libérée par les Soviétiques aidés des partisans de Tito. Après avoir vigoureusement combattu, la garnison allemande de Belgrade en a été chassée le 20 octobre 1944.

Les troupes soviétiques défilent à Belgrade

Les Allemands évacuent la Grèce

C’est seulement dans la première semaine de novembre 1944 que les forces allemandes de Grèce ont quitté ce pays pour tenter de se lancer dans une retraite à travers 1000 kilomètres de pays hostile.

Le siège de Budapest

Le 30 octobre 1944, ayant réuni plus de 64 divisions -y compris des Roumains-, les Soviétiques ont lancé une puissante offensive contre Budapest. Mais cette ville, défendue avec acharnement, s’est révélée être un obstacle de taille. A la fin du mois de novembre, les Soviétiques étaient toujours bloqués dans les faubourgs. Les Allemands devaient défendre Budapest jusqu’à la mi-février 1945.

Des juives arrêtées par les Allemands à Budapest, en Hongrie, le 27 octobre 1944

La Finlande déclare la guerre à l’Allemagne

Sur la Baltique, la campagne d’automne a commencé par un effondrement allemand et s’est terminée par un coup d’arrêt. Les Finlandais ont demandé l’armistice aux Soviétiques et ont déclaré la guerre à l’Allemagne. La capitulation finlandaise a ouvert la voie à une offensive massive des Soviétiques contre le Groupe d’armées Nord allemand, contraint de se replier de 300 kilomètres en une semaine, jusqu’à Riga. Le 13 octobre 1944, les Allemands abandonnaient Riga et se repliaient en Courlande, dans le Nord-Ouest de la Lettonie. Arrivés là, les Allemands ont opposé une résistance prolongée.

Offensive soviétique contre la Prusse-Orientale

A la mi-octobre 1944, près avoir nettoyé leur flanc balte, les Soviétiques ont lancé une offensive contre la Prusse-Orientale. Une grande bataille de tanks a eu lieu près de Gumbinnen. Mais, avant la fin du mois, l’offensive soviétique s’était enlisée.

Le ressaisissement étonnant des Allemands, à l’Est, à l’Ouest et au centre de l’Europe était la preuve flagrante de l’effet combiné de la contraction de leur front et de l’allongement des lignes de communications des attaquants.

Un canon automoteur allemand Wespe

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source