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lundi 27 février 2017
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AFP, 19 juillet 2004

Irak : Neuf tués et Cinquante-six blessés dans un attentat à Bagdad


BAGDAD (AFP) - Neuf personnes ont été tuées et 56 blessées dans un attentat suicide, lundi 19 juillet 2004 au matin, contre un poste de police du sud de Bagdad, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé.


"Une voiture piégée a explosé près du parking du commissariat", avait dit auparavant le colonel Abbas Nasser, "il y a des tués et des blessés, mais je ne sais pas combien." Un autre policier Haitham Salmane avait indiqué avoir vu une "voiture utilitaire, avec une personne au volant, foncer sur le parking avant d’exploser". L’explosion s’est produite sous un hangar servant à entretenir les véhicules des policiers, en bordure du parking du commissariat. Le hangar a été soufflé, mais pas le poste de police.

A l’hôpital Yarmouk, où les victimes ont été transportées, des cordons de policiers ont tiré en l’air pour empêcher des membres des familles de s’approcher de l’établissement. Des échauffourées ont opposé des civils qui voulaient entrer dans l’établissement aux policiers.

Dimanche 18 juillet 2004, l’armée américaine a lancé, avec l’aval des autorités irakiennes, un raid aérien sur la ville sunnite de Falloujah, visant le réseau du terroriste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, qui aurait mis à prix la tête du Premier ministre irakien Iyad Allaoui. Le raid, dans la nuit de samedi 17 juillet à dimanche 18 juillet 2004, a fait quatorze morts et trois blessés, selon le ministère de la Santé irakien.

Cette "opération ciblée" visait sur plusieurs sites quelque 25 personnes soupçonnées d’être liées au réseau Zarqaoui, selon l’armée américaine. Le Premier ministre irakien a au préalable donné son feu vert à la Force multinationale pour frapper à Falloujah "des endroits où il y a des caches de terroristes", a indiqué un responsable du gouvernement, ce qui a été confirmé par le numéro deux du Département d’Etat américain Richard Armitage.

Les Etats-Unis font d’Abou Moussab Al-Zarqaoui, chef du groupe "Tawhid wal jihad" (Unification et guerre sainte), le principal suspect des attentats qui ensanglantent l’Irak et ont mis sa tête à prix 25 millions de dollars.

Plusieurs raids ont été conduits ces dernières semaines à Falloujah, théâtre de violents combats en avril. Le dernier, le 5 juillet 2004, avait fait douze tués et cinq blessés. Le roi Abdallah II de Jordanie a pour sa part estimé dimanche qu’il fallait "poursuivre" les terroristes mais réclamé de la "prudence" avant de bombarder des immeubles où peuvent se trouver des civils, en commentant sur CNN le raid de Falloujah.

Un site islamiste a publié un communiqué attribué au groupe de Zarqaoui offrant une récompense de 200000 dinars jordaniens (285000 dollars) pour la tête d’Iyad Allaoui. Le terroriste jordanien a déjà menacé de mort, à plusieurs reprises, le Premier ministre irakien.

L’armée américaine a par ailleurs annoncé avoir arrêté, vendredi 16 juillet, près de Tikrit, à 180 km au nord de Bagdad, un ancien général de la Garde républicaine, corps d’élite de Saddam Hussein. Soufiane Maher Hassan est "soupçonné d’avoir préparé et financé des attaques contre le peuple irakien, les forces de sécurité irakiennes et la Force multinationale". Tikrit est l’ancien fief du président déchu Saddam Hussein et ses habitants sont hostiles à la présence des forces étrangères et aux nouvelles autorités irakiennes. Une voiture piégée y a explosé, dimanche 18 juillet 2004, près d’un barrage de police situé à 500 mètres du siège du gouvernorat, blessant un policier.

Agence France Presse

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