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Newsnet, 28 janvier 2013

Histoire : L’art de faire dire aux textes ce qu’ils ne disent pas

Suivi de deux commentaires


Vue de Zurich en 1940

Des documents inédits jusqu’ici le montrent : le Conseil fédéral [exécutif de la confédération suisse] avait connaissance, en 1942 déjà, des crimes nazis. Ces textes diplomatiques ont été présentés, dimanche 27 janvier 2013 au soir, au téléjournal de la chaîne alémanique SRF, dans le cadre de la journée mondiale de la mémoire de l’holocauste.


Vue de Genève en 1941

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des diplomates suisses ont récolté des centaines de lettres, télégrammes et rapports détaillés. Ceux-ci étaient adressés au Conseil fédéral. Le gouvernement a aussi reçu des informations sur ces événements par le biais de photos, en 1942 déjà. "A partir de mai 1942, on peut prouver que les informations sur les assassinats de juifs sont arrivées jusqu’à Berne", a dit Sascha Zala, directeur des Documents diplomatiques suisses (DDS), dans le sujet présenté à la télévision. Ces documents non encore publiés avaient été remis au conseiller fédéral Eduard von Steiger, qui dirigeait alors le Département fédéral de justice et police. Malgré les rapports de ses diplomates, le Conseil fédéral avait décidé, en août 1942, que des renvois en masse de réfugiés étrangers civils devaient avoir lieu, même s’ils pouvaient mettre leur vie en danger. "Parallèlement à l’évolution de la situation internationale, la Suisse a durci sa politique d’asile", a dit l’historien Sascha Zala. Au début, cette politique était insérée dans un discours évoquant des réfugiés économiques, avant d’intégrer de plus en plus des éléments clairement racistes, a-t-il ajouté. Quelques-uns de ses documents diplomatiques sont maintenant aussi publiés sur Internet.

Newsnet

Eduard von Steiger

Commentaire

Le titre original de la dépêche qu’on vient de lire était : "La Suisse savait pour la Shoah depuis 1942". Autrement dit, ce titre affirmait que le gouvernement suisse savait qu’un génocide des juifs était en cours. Or, les informations figurant dans cet article ne démontrent rien de tel. Apprendre que des juifs ont été assassinés ou qu’ils ont été victimes d’un massacre -au même titre que bien d’autres civils non-juifs au cours de la même guerre- est une chose. Apprendre qu’un génocide des juifs est en cours est une chose bien différente. Le titre original de la dépêche était trompeur.

Au cours de la Seconde guerre mondiale, les Britanniques interceptaient et décodaient tous les messages radio des Allemands, y compris des rapports sur des massacres, et Winston Churchill était tenu informé. Bien que, dans ses Mémoires, il dénonce des massacres perpétrés en Europe et les conditions de détention dans les camps allemands, à aucun moment il ne parle de "camps d’extermination", de "génocide" ou de "chambres à gaz". Il ne s’intéresse même pas spécifiquement aux déportés juifs. Il en va exactement de même pour les Mémoires de Dwight Eisenhower et Charles de Gaulle.

Frank BRUNNER

Bombardement de Schaffhausen par les Alliés, le 1er avril 1944. De grandes parties de la ville ont été détruites par quelque 400 bombes incendiaires et explosives. Le site de la gare a également été détruit tout comme de nombreux bâtiments industriels de la ville. Il a coûté la vie à 40 personnes, en a blessé 270, mais a également détruit des centaines d’emplois

Commentaire de Robert Faurisson

Cette dépêche d’agence (tout comme les articles ou documents où elle nous renvoie) ne fait que relancer le serpent de mer des accusations portées contre la Suisse et bien d’autres pays du monde : tous ces pays se seraient montrés relativement indifférents au sort des juifs venus, pendant la guerre, leur demander l’hospitalité. "Le monde s’est tu" est le leitmotiv qu’on entend depuis au moins la Conférence d’Evian qui s’est tenue en 1938.

Une abondante littérature a déjà été consacrée au sujet. Elle prouve que les organisations juives ont inondé le monde et, en particulier les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Etat du Vatican, la Suède et la Suisse, de vagues rumeurs et de récits échevelés sur les atrocités allemandes.

Pour savoir avec quelle sage prudence tous ces pays ont accueilli des "nouvelles" de ce type, en grande part reprises de celles de la Première guerre mondiale, on peut se reporter au classique du genre : l’ouvrage de Walter Laqueur (juif né à Breslau en 1923), auteur de The Terrible Secret, London, Weidenfeld & Nicolson, 1980, 262 p. Je recommande en particulier la page 45 où l’on voit que la presse suisse se faisait l’écho de ces histoires d’atrocités avec une telle fréquence et une telle complaisance que le service de la Censure lui adressait parfois des avertissements contre "les histoires d’atrocités de la pire espèce" (krasseste Greuelmeldungen).

Robert FAURISSON

Liens liés a l'article.Winston Churchill et le génocide des juifs

Histoire : L’art de faire dire aux textes ce qu’ils ne disent pas

29 janvier 2013   [retour au début des forums]

N’oublions pas que de nombreux juifs avaient planqué leur argent en Suisse, ce juste avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir ne 1933 !

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