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mercredi 28 juin 2017
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15 octobre 1980

Histoire : Sur la prétendue « chambre à gaz » homicide du Struthof, les trois confessions successives et contradictoires de Josef Kramer

par Robert FAURISSON


L’entrée du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, en France

Josef Kramer arriva au camp de concentration du Struthof-Natzweiler en avril 1941. Il y fut d’abord l’adjoint de Hüttig, puis de Zill. En octobre 1942, il fut nommé commandant du camp. En avril 1944, il quitta le Struthof-Natzweiler pour Auschwitz. En décembre 1944, il fut nommé à Bergen-Belsen. C’est dans ce camp ravagé par le typhus qu’il fut arrêté par les Britanniques.


Vue du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, en France

A deux reprises des juges militaires français interrogèrent Josef Kramer en Allemagne sur son activité passée au Struthof-Natzweiler. Dans les archives de la Justice militaire française, on découvre trois documents qui sont censés nous rapporter ce que Josef Kramer a dit sur la « chambre à gaz » du Struthof. Ces trois documents se présentent comme suit :

1. Document 1806-Y-14. Il s’agit d’une courte déclaration entièrement dactylographiée en français, sans signature sinon « Josef Kramer » écrit à la machine ! Cette déclaration est datée de « Celle, le 26 juillet 1945 ». Elle est adressée « au lieutenant français Paul Heiker ». Peut-être s’agit-il là du lieutenant Hecker (notez la différence d’orthographe) dont il sera question dans le document du 6 décembre 1945 (voyez ci-dessous). Dans la courte déclaration le nom de Natzweiler est à deux reprises écrit Nutzweiler.

2. Document 107 (voyez également document 1806/V/2). Il s’agit du procès-verbal d’interrogatoire mené par le juge d’instruction militaire commandant Jadin. Le texte est manuscrit ; il a été rédigé en français par le greffier et il porte entre autres signatures celle de Josef Kramer ; ce dernier n’a donc pas signé un texte rédigé dans sa propre langue, mais un texte rédigé en français et dont le greffier-interprète (?) nous garantit qu’il a donné à Kramer une interprétation en allemand. Ce procès-verbal est, comme la courte déclaration susmentionnée de « Celle, le 26 juillet 1945 ». Le texte en est assez négligé.

3. Documents 157 (texte allemand) et 158 (traduction en français) (voyez également pour 158 la curieuse reproduction qui en a été donnée dans le document 1806/V/2bis). Il s’agit du procès-verbal d’interrogatoire mené par le capitaine Paul André, officier de liaison auprès du « HQ British Army of the Rhine » agissant en vertu d’une commission rogatoire du commandant Jadin. Les deux textes ont été dactylographiés par le greffier ; le texte allemand est entaché de très nombreuses fautes et le texte français contient, en plus d’une grave erreur de traduction, de nombreuses fautes d’orthographe. Kramer a signé les deux documents. Tous deux datent de Lüneburg (en français Lunebourg) le 6 décembre 1945. Il est intéressant de comparer ainsi à quatre mois et demi de distance les « confessions » de Kramer.

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