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30 mai 2013

Histoire : Il est temps d’en finir avec la « chambre à gaz » du Struthof et ses 86 « gazés »

par Robert FAURISSON


Des baraquements du camp de concentration de Natzweiler-Struthof

L’actualité m’oblige à revenir sur la rumeur du camp de Natzweiler-Struthof qu’on tente aujourd’hui de revivifier, une fois de plus. Déjà le 12 décembre 2005, il m’avait fallu rédiger un texte intitulé « Résurrection d’un vieux serpent de mer : la chambre à gaz et les 86 gazés du Struthof ». Comme mainte rumeur de guerre celle-ci a connu des versions extraordinairement variables et contradictoires mais elle a fini par se fixer sous la forme suivante : en août 1943, Josef Kramer, le commandant de ce camp situé à 50 kilomètres de Strasbourg, y aurait, en personne (!), avec de l’acide cyanhydrique exécuté dans une petite chambre à gaz, en plusieurs fournées, un total de 86 juifs, envoyés spécialement d’Auschwitz à la demande du professeur August Hirt… désireux d’enrichir sa collection de squelettes à Strasbourg !


Josef Kramer

Or voilà plus de soixante-six ans qu’un rapport d’expertise toxicologique signée du Dr René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris, a pourtant établi, dans des conclusions rendues le 1er décembre 1945, que ni ce local ni ces cadavres (ou restes de cadavres) ne présentaient de traces d’acide cyanhydrique ! Ainsi, à la date du 1er décembre 1945, la cause était-elle entendue et les conclusions parfaitement claires : il n’y avait, en réalité, pour confirmer la rumeur de ces assassinats, ni arme (une prétendue chambre à gaz d’exécution), ni victimes (86 prétendus gazés). La rumeur n’était donc qu’une rumeur. Or l’existence de ce rapport d’expertise est obstinément passée sous silence. De quel droit ? Et comment peut-on continuer d’écrire sur cette prétendue chambre à gaz homicide et ces prétendues victimes sans tenir le moindre compte dudit rapport et même en prenant la précaution de n’en jamais nommer l’auteur ?

Le bâtiment censé avoir abrité la prétendue "chambre à gaz"

Mes découvertes du 27 mars 1980

Puisqu’en réalité le crime n’a pas été commis, deux mystères se dissipent d’un même coup. Jusque là, en effet, on se demandait par quel mystère, à la fin de 1944, décidant d’abandonner le camp du Struthof, les Allemands n’avaient pas pris le soin de faire disparaître l’arme du crime et par quel autre mystère, à Strasbourg, le Dr Hirt avait pu laisser sur place les cadavres de ses victimes. La clé de ces deux « mystères » réside, on le voit grâce à l’expertise Fabre, dans le fait que cette arme prodigieuse et ces victimes d’un crime abominable n’ont tout simplement pas existé. Cette expertise nous explique également un troisième mystère : le fait qu’après la guerre, lors des procès dits des médecins du Struthof (à Metz en 1952 et à Lyon en 1954), les tribunaux français n’ont –apparemment– pas condamné cette « horreur nazie » qui, si elle s’était vraiment produite, aurait été le crime majeur du Struthof. Il me faut dire « apparemment » parce que, n’ayant pu, malgré ma demande écrite, avoir accès aux dossiers mêmes des procès, j’ai dû me limiter 1) d’abord aux comptes rendus de presse de ces procès, 2) puis aux dires de trois avocats consultés (dont Me Albert Naud et Me Raymond Geouffre de la Pradelle) et, enfin, 3) aux ouvrages portant sur le Struthof. En revanche, j’ai pu avoir accès, dans des circonstances que j’exposerai ci-dessous, à certains épais dossiers de la Gendarmerie et de la Justice militaire concernant ce camp. Et là, le 27 mars 1980, j’ai fait, en la présence de trois personnes qui m’accompagnaient dans mon enquête, une double découverte : 1) un document signé de deux professeurs de médecine (Piédelièvre et Simonin) et d’un médecin (Fourcade) attestait de l’existence et des conclusions négatives de l’expertise Fabre ; 2) en revanche, l’expertise Fabre elle-même allait rester INTROUVABLE dans l’intégralité des dossiers consultables.

August Hirt

Aujourd’hui et depuis la fin des années 1990 on constate chez les historiens, mais non dans les médias et dans le grand public, que les chambres à gaz nazies sont en voie de raréfaction ou de disparition. La foi n’y est plus (voyez, à ce propos, mes observations in « Les chambres à gaz et Le Monde en perdition » [http://robertfaurisson.blogspot.it/2012/09/les-chambres-gaz-et-le-monde-en.html] et « Serge Klarsfeld : à Auschwitz 1000 juifs déportés de France ont été gazés … au lit ! » [http://robertfaurisson.blogspot.it/2012/12/serge-klarsfeld-auschwitz-1000-juifs.html]). Certes des historiens affirment encore, çà et là, la présence de chambres à gaz nazies à Auschwitz ou ailleurs et ils continuent d’employer les mots de « gazer », « gazages » ou « gazés » mais comme par convention et pur automatisme de langage. Ils ne s’attardent plus au sujet, ils l’esquivent. A telle enseigne que, vers la fin de ces années 1990, la mode de « la Shoah par gaz » a paru céder le pas à la mode de « la Shoah par balles » mais cette dernière invention, due au Père Patrick Desbois (un sacré farceur !), a commencé, elle aussi, à perdre de son lustre.

Patrick Desbois

En 2005 et 2009, l’historien Robert Steegmann cautionne la thèse officielle

A ce peu de foi des historiens en la chambre à gaz nazie on note une exception : celle de Robert Steegmann, historien du Struthof. Sa « chambre à gaz », il est vrai, ne mesure pas même 9m2 mais, c’est égal, elle lui suffit. Notre historien s’y attache et en défend encore l’existence et l’authenticité au contraire, par exemple, de ses collègues qui, même dans le cas d’Auschwitz, n’osent plus prétendre qu’on possède des preuves physiques de l’existence et du fonctionnement de prétendues chambres à gaz homicides (voy. sur Robert Jan van Pelt : http://robertfaurisson.blogspot.it/2011/09/les-victoires-du-revisionnisme-suite.html). Dans deux gros livres savants qu’il a consacrés au Struthof en 2005 (Struthof, Strasbourg, La Nuée bleue, 496 p.) et en 2009 (Le camp de Natzweiler-Struthof, Paris, Seuil, 379 p.) R. Steegmann a parlé de cette « chambre », et même non sans insistance dans le premier de ces deux ouvrages. Mais il nous cache l’arme du crime, obstinément : il ne nous en montre aucune photo, aucun dessin technique, aucune étude technique ou scientifique ! Ce premier ouvrage contenait pourtant (page de couverture et page de « quatrième de couv’ » comprises) près de quarante photos et, dans le second ouvrage, il nous est dit que « Seul le bâtiment de la chambre à gaz reste fermé [aux visiteurs] » (p. 354), ce qui aurait dû inciter l’auteur à nous la montrer en photo. Enfin, à l’instar de ses prédécesseurs, il nous gratifie de l’horrifique histoire du Dr Hirt, de sa commande de juifs à Auschwitz et du gazage de ces juifs au Struthof.

Robert Steegmann

Remise en cause de la thèse officielle

Personnellement, j’ai autrefois beaucoup traité de cette « chambre à gaz » du Struthof, que j’ai pu examiner en 1974, avant de revenir sur les lieux en 1978 avec Me Eric Delcroix et d’autres témoins. J’en ai publié des photographies et j’en ai souvent rappelé aussi bien la légende que la vérité. En 1980, Serge Thion a fidèlement reproduit un grand nombre de mes écrits sur le sujet dans Vérité historique ou vérité politique ? / Le dossier de l’affaire Faurisson / La question des chambres à gaz, Paris, La Vieille Taupe. Voyez les pages 26, 61, 78, 82, 86, 89, 101, 104, 108-109, 111, 123, 173, 185, 207 (n.), 312-313, 335. C’est à la page 312 que figurent deux photographies qui, à elles seules, montrent l’absurdité de la thèse d’un gazage dans un pareil local : l’acide cyanhydrique étant ce qu’il est, le gazeur immanquablement se serait gazé du fait de l’absence 1) d’une isolation draconienne, 2) d’une porte d’acier à volant comme on en voit aux sous-marins, 3) de ventilateurs orientables, 4) d’un puissant extracteur et d’un barboteur ou neutralisateur du gaz à évacuer. Auparavant, j’avais effleuré le sujet dans une lettre au Monde (16 janvier 1979, p. 13) ; cette lettre était ensuite reproduite dans mon Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire, Paris, La Vieille Taupe, 1980, p. 83-88. J’y faisais la remarque qu’à l’instar de toutes les autres prétendues chambres à gaz nazies, soit « à l’état d’origine », soit à l’état de ruines, celle du Struthof n’avait fait l’objet juste au lendemain de la guerre d’aucune expertise criminelle complète. Mais, par la suite, comme je viens de le dire ci-dessus, le 27 mars 1980, j’allais découvrir 1) que la « chambre à gaz » du Struthof avait bel et bien fait l’objet d’une expertise en bonne et due forme ; 2) que les conclusions de ladite expertise avaient été négatives ; 3) que le texte de cette expertise avait certes disparu mais que son existence était attestée par trois experts sinon en toxicologie, du moins en médecine légale.

Des baraquements du camp de concentration de Natzweiler-Struthof

Pendant des années je suis inlassablement revenu sur le sujet mais on n’a jamais répondu ni à la nouvelle de ma triple découverte, ni à mes arguments, ni à mes questions ; mieux, on a fait comme si le professeur René Fabre n’avait jamais rédigé d’expertise. Dans les seuls quatre premiers volumes de mes Ecrits révisionnistes, le nom du professeur apparaît aux pages 177, 232, 253, 395, 519, 879, 1060, 1230, 1399, 1552-1553, 1576, 1682 tandis que le nom du Struthof apparaît en une soixantaine de pages répertoriées dans l’index. C’est dans le volume VI, à la date du 12 décembre 2005, aux pages 87-88, que j’ai reproduit mon article sur la « Résurrection d’un vieux serpent de mer » [http://robertfaurisson.blogspot.it/2005/12/resurrection-dun-vieux-serpent-de-mer.html].

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Liens liés a l'article.Sur la prétendue « chambre à gaz » homicide du Struthof, les trois confessions successives et contradictoires de Josef Kramer

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source