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dimanche 20 août 2017
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La seconde guerre mondiale en photos 52

La bataille des Ardennes (2ème partie)


Des soldats américains armés d’une mitrailleuse Browning M1919, près de Bastogne, en Belgique, le 10 décembre 1944

L’offensive d’Adolf Hitler s’est déclenchée au matin du 16 décembre 1944. Un épais brouillard noyait le paysage, favorisant l’infiltration allemande et contraignant l’aviation alliée à rester au sol. Mais les véhicules allemands n’avaient reçu qu’une fois et demi le ravitaillement de base en carburant. Du fait de la pénurie d’essence, seule la moitié de l’artillerie a pu être engagée. Une grande partie du ravitaillement allait d’ailleurs rester trop loin en arrière, à bord de longues colonnes de camions stationnées sur la rive Est du Rhin. Son acheminement allait être fréquemment interrompu quand l’aviation alliée entrerait en action.


Les troupes allemandes, ignorantes de toutes les faiblesses sous-jacentes du plan d’Adolf Hitler, conservaient une confiance remarquable et croyaient encore aux promesses de victoire du dictateur. Leur moral était extraordinairement haut, à la différence du moral des généraux, qui connaissaient la vérité.

Un soldat allemand en Belgique, pendant l’offensive des Ardennes, en décembre 1944

Une quarantaine de Jeeps chargées d’Allemands déguisés ont réussi à passer les lignes américaines. Les membres de l’opération Greif se sont aussitôt mis au travail derrière les lignes, modifiant l’orientation des panneaux routiers, accrochant des rubans rouges pour faire croire que les routes étaient minées, coupant les fils téléphoniques, etc... Toutes les Jeeps ont ensuite regagné sans encombre les lignes allemandes, à l’exception de huit d’entre elles. Ce sont ces dernières qui ont créé la plus grande confusion chez les alliés. Partout, on s’est mis à rechercher les faux Américains, et tous les vrais devenaient suspects. Les contrôles routiers allaient provoquer de gigantesques embouteillages.

Sur le front du général Dietrich, l’artillerie allemande a ouvert le feu à 05h30. L’infanterie n’a commencé d’avancer que vers 07h00. L’avance allemande a été particulièrement difficile sur l’aile droite du général Dietrich. Les postes de défense américains ont été enlevés les uns après les autres, mais un grand nombre d’entre eux ont combattu vigoureusement, malgré la supériorité écrasante des Allemands, auxquels ils ont infligé de lourdes pertes, retardant ainsi jusqu’au lendemain l’avance des divisions de Panzer SS.

Un M36 Jackson en Belgique, le 16 décembre 1944

Dans le secteur du général von Manteuffel, les bataillons d’assaut se sont rapidement infiltrés entre les postes avancés américains. L’aile droite a attaqué dans la zone du Schnee Eifel, qui protégeait le nœud routier de Saint-Vith. Sur ce front, les détachements d’assaut allemands étaient déjà à l’intérieur des positions américaines quand le tir de barrage de l’artillerie a commencé.

A 16h00, les Panzer du général von Manteuffel ont avancé et ont continué de progresser dans l’obscurité, grâce au clair de lune artificiel fourni par les projecteurs de DCA braqués sur les nuages.

Les avant-postes américains ont retardé les Allemands lors de la traversée de l’Our, mais sans parvenir à les arrêter.

La nouvelle de l’offensive allemande a mis longtemps pour atteindre les QG alliés à l’arrière, et ces QG ont mis encore plus longtemps à reconnaître la gravité de la menace. Les commandos allemands de l’opération Greif coupaient de nombreux câbles téléphoniques. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que la nouvelle a atteint le QG du général Eisenhower, à Versailles. Le général Bradley y discutait de sa prochaine offensive avec le général Eisenhower. Il a alors considéré l’attaque allemande comme une simple tentative pour déséquilibrer la sienne.

Omar Bradley

Après avoir traversé l’Our, les troupes du général von Manteuffel devaient franchir un défilé dangereux à Clerveaux-sur-le-Clerf. Les Allemands se sont portés sur Houffalize, dans le but de s’assurer, par la suite, d’un point de traversée sur la Meuse, entre Namur et les Ardennes.

Une autre partie des troupes du général von Manteuffel devait occuper le nœud routier de Bastogne, avant de poursuivre sa progression vers la Meuse et s’emparer de points de traversée au Sud de Namur.

Ces obstacles, associés aux conditions hivernales, ont provoqué un certain retard. Au cours de cette première phase, la résistance américaine avait tendance à fondre chaque fois que les Panzer arrivaient en force, mais les difficultés de déplacement contre-balançaient la faiblesse de la résistance.

A l’extrême Sud du front du général von Manteuffel, 4 divisions d’infanterie allemande devaient assurer la protection de l’avance des Panzer vers la Meuse en progressant vers Neufchâteau et Mézières. Toutes ces divisions ont réussi à franchir l’Our. L’une d’elles, en trois jours, allait progresser d’une vingtaine de kilomètres vers l’Ouest, jusqu’à Wiltz. Mais, face à l’aile gauche du général von Manteuffel, les Américains n’ont cédé le terrain que pas à pas et l’avance allemande a bientôt été enrayée. Adolf Hitler a refusé de renforcer ce secteur avec une division Panzer.

Des soldats américains dans les Ardennes, en Belgique, en décembre 1944

Le soir de ce 16 décembre 1944, seulement un tiers des avions de transport allemands a réussi à atteindre la zone de largage prévue pour les parachutistes, sur le mont Rigi. Après avoir atterri, le commandant des parachutistes n’a pu réunir que 200 hommes. Il n’a pas pu s’emparer du carrefour des routes de Malmédy, Eupen et Verviers, où il devait établir un barrage. Pendant plusieurs jours, des petits groupes de parachutistes allemands ont harcelé les routes. Ne voyant pas arriver les forces du général Dietrich, les parachutistes allemands se sont efforcés d’aller à leur rencontre, mais ils ont été capturés en chemin.

Le 17 décembre 1944

Ce n’est que le 17 décembre 1944 que les divisions de Panzer SS du général Dietrich se sont mises en route dans l’intention de contourner Liège par le Sud. La colonne de tête -Groupe de combat Peiper- a progressé vers la Meuse presque sans opposition. Elle devait s’emparer de points de traversée à Huy. Sur sa route, elle a massacré, à la mitrailleuse, plusieurs groupes de prisonniers américains désarmés et de civils belges.

Les cadavres de prisonniers américains et de civils massacrés par les Allemands à Malmédy, en Belgique, le 17 décembre 1944

Les cadavres de soldats américains tués à un carrefour, dans les Ardennes, en Belgique, en décembre 1944

Joachim Peiper

Dans le secteur du Schnee Eifel, le général von Manteuffel a effectué un mouvement en tenaille et encerclé 2 régiments américains, contraignant entre 7000 et 9000 hommes à capituler.

Des prisonniers américains capturés par les Allemands en Belgique, en décembre 1944

Le Groupe Peiper des Panzer SS du général Dietrich s’est arrêté, pour la nuit, dans les faubourgs de Stavelot, à 67 kilomètres de la Meuse. Il n’a songé ni à s’emparer du pont d’importance vitale qui se trouvait là, ni du grand dépôt de carburant situé un peu plus au Nord, qui contenait plus de 12 millions de litres d’essence. Le QG de la 1ère armée US du général Hodges se trouvait également dans ce secteur, à proximité de Spa. Le général Hodges, sous-estimant la poussée allemande, a d’abord insisté pour que l’avance de ses propres troupes contre les barrages de la Roer, plus au Nord, soit poursuivie.

Ce n’est que ce soir-là que le QG du général Eisenhower -commandant en chef des forces alliées de l’Europe de l’Ouest- a mis en état d’alerte les 2 divisions qu’il tenait en réserve, afin qu’elles se rendent sur le front. L’offensive allemande était enfin prise au sérieux.

A ce moment-là, le mince front des Ardennes, où 4 divisions américaines défendaient une ligne de 130 kilomètres de long, avait éclaté sous l’assaut de 20 divisions allemandes, dont 7 divisions blindées réunissant près d’un millier de Panzer et des canons d’assaut blindés.

Dans la nuit du 17 décembre 1944, les troupes du général von Manteuffel approchaient à la fois de Houffalize, de Bastogne, et des routes latérales reliant ces deux centres, dont elles avaient besoin pour se déployer complètement et lancer leur ruée vers l’Ouest. Les premières attaques allemandes contre Saint-Vith ont été lancées ce soir-là, mais par des forces peu nombreuses.

Le 18 décembre 1944

Le 18 décembre 1944, quand le Groupe Peiper a voulu s’emparer du dépôt américain de Stavelot, il a été tenu en échec par une muraille de carburant en flamme. Cinq kilomètres plus loin, à Trois-Ponts, les ponts ont sauté devant ses yeux. Le Groupe Peiper a alors essayé de faire un détour par Stoumont, une dizaine de kilomètres plus loin.

Ce n’est que ce 18 décembre 1944 au matin que le général Hodges a compris la gravité de la situation, en découvrant que les Allemands du Groupe Peiper avaient traversé Stavelot et se trouvaient à proximité de son propre QG, à Spa. En toute hâte, ce QG a été transféré vers un secteur plus sûr.

Les villages voisins de Saint-Vith sont tombés sous les assauts du général von Manteuffel. Deux régiments américains se sont retrouvés encerclés à Saint-Vith. Des colonnes de Panzer contournaient Saint-Vith par le Nord et par le Sud. Elles ont dû être repoussées avec l’aide de la 7ème division blindée US, arrivée sur les lieux.

Les troupes du général von Manteuffel approchaient du nœud routier de Bastogne, au terme d’une avancée de plus de 50 kilomètres. Les défenseurs américains avaient reçu des renforts : 1 groupe de combat de la 9ème division blindée US et 1 bataillon du génie. La lutte pour chaque village et la confusion régnant dans les transports ralentissaient l’attaque allemande.

Les 2 divisions de réserve du général Eisenhower ont enfin été envoyées au front. Mais elles étaient stationnées à Reims, à 160 kilomètres des premières lignes. A la suite d’une erreur de l’état-major, la 101ème division aéroportée américaine a été envoyée vers le Nord. Heureusement, grâce à un embouteillage et à une question fortuite d’un sergent de police, elle a obliqué vers un circuit plus méridional. Elle devait arriver à Bastogne le 19 décembre au matin, et en a colmaté les défenses.

Le 19 décembre 1944

Le 19 décembre 1944, le général Bradley a ordonné à 60000 hommes de se rendre vers la zone menacée par l’offensive allemande. Au cours des huit jours suivants, 180000 hommes supplémentaires allaient y être envoyés en renforts.

Une division américaine a arrêté le Groupe Peiper à Stoumont. Il était pratiquement à court d’essence. L’arrivée d’une division aéroportée américaine et de renforts blindés a renversé la situation en faveur des alliés. Le gros des 2 corps de Panzer SS du général Dietrich était toujours bloqué en arrière. Les routes étaient insuffisantes pour leur permettre d’avancer et de déployer leur masse de Panzer et de véhicules de transport. Stavelot a été partiellement reconquise par les Américains.

L’assaut de l’aile droite du général Dietrich a été assez vite enrayé par l’énergique défense américaine de Monschau. La farouche défense du secteur clé de Berg-Butgenbach-Elsenborn a empêché les Allemands de s’assurer de l’épaulement Nord prévu. Il est resté aux mains des Américains.

Il était visible que les Américains tenaient aussi solidement l’épaulement méridional du front de l’attaque allemande. Le général Patton a reçu l’ordre d’abandonner son offensive à travers la Sarre et de faire porter ses efforts sur le nettoyage du saillant créé par le général von Manteuffel. Il devait utiliser deux corps d’armées US.

Ce 19 décembre 1944, les occupants allemands d’une Jeep de l’opération Greif ont été capturés. A l’interrogatoire, l’un d’eux a déclaré que certains des groupes avaient pour mission de tuer le général Eisenhower et d’autres généraux. En réalité, il s’agissait d’une rumeur infondée qui avait circulé dans les camps d’entraînement. Mais cette information a provoqué une véritable panique au sein des services de sécurité alliés. Le général Eisenhower s’est quasiment retrouvé prisonnier d’une multitude de gardes armés jusqu’aux dents.

Sur le front du général von Manteuffel, des éléments de 2 divisions blindées US s’étaient portés à la rencontre des Allemands, pour leur barrer la route à l’Ouest de Saint-Vith. Les défenseurs américains de la ville ont été soumis à une attaque qui les a contraint de l’évacuer après avoir subi de lourdes pertes. Heureusement pour eux, un vaste embouteillage a empêché les Allemands d’exploiter rapidement la situation. Les survivants de Saint-Vith et les blindés américains en ont profité pour gagner des positions plus sûres. Dans ce secteur, le général von Manteuffel a ainsi été empêché d’effectuer une exploitation en profondeur de la brèche au moyen d’une avance rapide vers la Meuse.

Les troupes du général von Manteuffel ont lancé un assaut contre Bastogne. Il a été repoussé, grâce à l’arrivée de la 101ème division aéroportée américaine.

Le 20 décembre 1944

Le 20 décembre 1944, le général von Manteuffel a décidé de contourner Bastogne pour atteindre la Meuse. Les Allemands avaient ouvert une brèche au Nord de la ville. Un groupe de combat de Panzer et une division de Volksgrenadier ont été chargés de réduire la résistance de la garnison américaine.

Des soldats américains du 630th Tank Destroyer Battalion dont tous les blindés ont été détruits défendent la ligne de front, près de Bastogne, en Belgique, le 20 décembre 1944

Ce jour-là, le maréchal Montgomery a amené sur la Meuse les 4 divisions de sa propre réserve, pour garder les ponts. Le général Eisenhower l’a placé à la tête de toutes les forces alliées situées au Nord de la brèche du front. Le général Bradley était à la tête des forces situées au Sud de la brèche.

Un M36 Jackson en Belgique, le 20 décembre 1944

A Bastogne, la situation continuait d’être critique. Des attaques allemandes répétées ont forcé les défenseurs à reculer, mais ils n’ont jamais été submergés.

Des soldats américains à Bastogne, en Belgique, le 20 décembre 1944

Le 21 décembre 1944

Le 21 décembre 1944, les réserves alliées se rassemblaient de tous côtés et leur nombre était largement supérieur à celui des effectifs que les Allemands avaient engagés dans leur offensive. Deux corps d’armée du général Patton ont obliqué vers le Nord, pour se porter au secours de Bastogne, et ont contre-attaqué les Allemands sur les routes menant à la ville menacée. Ces contre-attaques ont d’abord été repoussées, mais le général von Manteuffel a dû soustraire une part croissante de ses forces à l’effort de progression vers la Meuse, afin de ralentir l’approche du général Patton.

Le 22 décembre 1944

Le 22 décembre 1944, l’avant-garde du général Patton a commencé sa contre-attaque du flanc Sud de la brèche allemande, dans le but de dégager Bastogne. Le terrain favorisait la défense. Il fallait chasser les Allemands de chaque village et de chaque bois.

Ce jour-là, les Allemands ont envoyé un émissaire pour inviter la garnison américaine de Bastogne à capituler. Elle a refusé de le faire.

Pour les Allemands, les occasions favorables étaient passées. Selon le plan original, Bastogne aurait dû être occupée le deuxième jour, alors que la ville n’a été atteinte que le troisième jour et contournée le sixième jour. La boue et la pénurie d’essence avaient joué un rôle important pour ralentir la progression.

Le 23 décembre 1944

Le 23 décembre 1944, l’apparition du beau temps a permis aux alliés d’organiser le premier parachutage de ravitaillement sur Bastogne et de lancer de nombreuses attaques aériennes contre les positions allemandes. Les forces du général Patton approchaient toujours par le Sud.

Un canon antichar américain près de Vielsalm, en Belgique, le 23 décembre 1944

Le 24 décembre 1944

Le 24 décembre 1944, un détachement allemand est arrivé à Dinant, à moins de 7 kilomètres de la Meuse, mais la progression s’est arrêtée là et ce détachement s’est bientôt retrouvé isolé. Les ponts de la Meuse étaient solidement tenus par les alliés -prêts à les faire sauter-, qui attendaient des renforts.

Quant au Groupe Peiper, encerclé et sans essence, il a commencé de se replier à pied, en abandonnant ses Panzer et tous ses autres véhicules.

A Bastogne, la situation des Américains encerclés restait précaire. Le 24 décembre 1944, le périmètre des défenseurs n’était plus que de 25 kilomètres. Mais les forces assiégeantes ne recevaient pas non plus beaucoup de renforts ni de ravitaillement, tout en étant soumises au pilonnage sans cesse croissant de l’aviation alliée.

Des éléments de reconnaissance du général Patton se sont alors aperçus que l’opposition allemande était la moins vigoureuse sur la route Neufchâteau-Bastogne.

Le 25 décembre 1944

Adolf Hitler, dont les ambitions s’étaient réduites, avait maintenant les yeux fixés sur la Meuse. Il a envoyé une division de Panzer et une division de panzergrenadier -qu’il avait tenues en réserve- aider le général Manteuffel à nettoyer le secteur de Dinant, sur l’aile gauche.

Sur l’aile droite, l’armée du général Dietrich a reçu l’ordre de tenter un nouvel effort, pour appuyer l’avance du général von Manteuffel, en convergeant vers lui en direction du Sud-Ouest. Les divisions de Panzer SS sont entrées en action, mais la progression a été minime. Les défenses américaines avaient été solidement renforcées et elles étaient instantanément appuyées par des assauts de chasseur-bombardiers.

Les troupes du général von Manteuffel ont lancé toutes leurs forces disponibles contre Bastogne, mais les Panzer récemment arrivés ont subi de lourdes pertes et la défense américaine a résisté.

Des soldats américains à Bastogne, en Belgique, le 25 décembre 1944

Sur la base des renseignements obtenus de ses éléments de reconnaissance, le général Patton a fait obliquer sa ligne de progression vers Bastogne, au profit d’un axe Nord-Est, depuis Neufchâteau.

Le 26 décembre 1944

A partir du 26 décembre 1944, les forces allemandes étaient tellement harcelées par l’aviation alliée qu’elles ne pouvaient plus se déplacer en plein jour. C’était devenu trop risqué. Ce jour-là, le général von Manteuffel a enfin obtenu le reste des réserves. Mais, à cette date, elles étaient immobilisées, faute d’essence, bloquées sur une distance de plus de 150 kilomètres.

Le 26 décembre 1944, à 16h45, l’avant-garde blindée du général Patton a réussi à faire sa jonction avec la garnison de Bastogne. Le siège était levé.

Parachutage de ravitaillement au-dessus de Bastogne, en Belgique, le 26 décembre 1944

Renonçant à atteindre la Meuse, les Allemands ont commencé à se replier.

Conclusion

Dans cette contre-offensive des Ardennes, Adolf Hitler a perdu toutes les forces qui auraient encore pu s’opposer à l’avance des alliés sur le front Ouest. Désormais, il lui restait à peine assez de troupes pour tenter de contenir les Soviétiques sur le front Est. Au début de la bataille des Ardennes, les alliés ont frôlé le désastre, parce qu’ils avaient négligé leur flanc défensif. Mais l’échec d’Adolf Hitler a ruiné les dernières chances de l’Allemagne d’opposer encore une résistance.

Un soldat américain garde des prisonniers allemands, dans les Ardennes, en Belgique, en décembre 1944

Les troupes américaines attaquent les lignes allemandes, près de Bastogne, en Belgique, le 31 décembre 1944

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source