retour article original

dimanche 23 juillet 2017
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Afrique Ethiopia
AFP, 18 octobre 2013

Ethiopia : HRW dénonce la torture de prisonniers

Suivi d’un commentaire


Une victime de la torture

Des prisonniers politiques sont détenus dans des conditions épouvantables et torturés en Éthiopie, dénonce, vendredi 18 octobre 2013, Human Rights Watch (HRW), dans un rapport que le gouvernement dit bourré de mensonges.


Ethiopia

Dans le document, d’ex-détenus de la prison Maekelawi d’Addis Abeba disent avoir été « giflés, avoir reçu des coups de pied et avoir été battus avec divers objets, dont des battons et des crosses d’armes » au cours d’interrogatoires. D’autres racontent avoir été maintenus de force « dans des positions douloureuses et pendant très longtemps, attachés au mur par les poignets, tout en étant souvent battus ». Pour les autorités éthiopiennes cependant, le rapport de Human Rights Watch, qui regroupe les témoignages de 35 ex-détenus, « est extrêmement biaisé ». « Ils ne produisent aucune preuve », a estimé le porte-parole du gouvernement, Shimeles Kemal, interrogé par l’AFP. Selon lui, toutes les prisons éthiopiennes suivent des règles très strictes garantissant aux détenus des traitements humains. Dans son rapport, Human Rights Watch dit encore que des proches et des avocats se sont vu refuser l’accès à des détenus. L’organisation de défense des droits de l’Homme basée à New York presse encore l’Éthiopie de ne maintenir personne en prison sans charge et pour des durées indéterminées.

Agence France Presse

Une victime de la torture

Commentaire

Les déclarations du gouvernement éthiopien sont totalement hypocrites. Depuis des années, il mène une politique d’agressions et d’assassinats contre des catégories entières de la population éthiopienne, que ce soit en Ogaden -où existe une rébellion sauvagement réprimée- ou dans d’autres régions du pays dont on veut expulser la population parce que les terres ont été vendues à des multinationales de l’agroalimentaire, ou parce que la population s’oppose à la construction d’un barrage. Les viols, les arrestations arbitraires, la détention sans jugement, la torture et les assassinats font partie de la routine de ce régime qui reçoit chaque année des milliards de dollars à titre d’aide internationale.

Frank BRUNNER

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source