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lundi 24 avril 2017
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AP, 25 juillet 2004

Irak : Nouvelles violences sur fond de menaces contre Canberra et Rome


BAGDAD (AP) - Treize insurgés tués près de Bakouba, cinq morts à Kirkouk, un ancien responsable du régime de Saddam Hussein abattu à Bagdad. La journée de dimanche 25 juillet 2004, en Irak, a été marquée par de nouvelles violences, signes d’une tension qui s’illustre également dans une vague de prises d’otages contre lesquelles le gouvernement entend lutter.


Samedi 24 juillet 2004, le patron d’une entreprise de travaux publics travaillant pour les autorités irakiennes a été emmené par des hommes armés alors qu’il circulait en voiture à Bagdad, au lendemain de l’enlèvement d’un diplomate égyptien dans la capitale.

En outre, trois Kenyans, trois Indiens et un autre ressortissant égyptien sont retenus en otages par des résistants.

En déplacement à Damas, le Premier ministre irakien par intérim Iyad Allaoui a appelé Le Caire à ne pas satisfaire aux exigences des ravisseurs du diplomate Mohammed Mamdouh Helmi Qoutb et à "serrer les rangs" dans la lutte contre le terrorisme. "Nous n’allons pas abandonner", a-t-il dit samedi. "Nous allons l’emporter, nous vous l’assurons" et "les terroristes seront traduits en justice".

En attendant, à l’étranger, l’Australie a reçu un avertissement d’un groupe se présentant comme la branche européenne d’Al-Qaïda, qui a menacé de transformer le pays en une "mare de sang" s’il ne retire pas ses quelque 900 soldats d’Irak. Ce message -non authentifié- du Groupe islamique Taouhid, diffusé sur Internet, presse aussi l’Italie de satisfaire à une mise en garde lancée précédemment, jurant que Rome "verra l’enfer" si ses troupes ne partent pas. Mercredi 21 juillet 2004, le mouvement avait déjà proféré une semblable menace à l’encontre de la Pologne et de la Bulgarie, qui comptent également des contingents en Irak.

Réagissant à ces avertissements, le chef de la diplomatie australienne Alexander Downer a estimé que les militants islamistes s’étaient sentis "encouragés" par le retrait des troupes espagnoles d’Irak après les attentats du 11 mars à Madrid 2004, et par le rappel anticipé des forces philippines provoqué par le désir de sauver un de leurs ressortissants pris en otage. "Il est très important d’adresser un message fort affirmant que nous ne nous laisserons pas menacer par des groupes terroristes", a-t-il dit.

Sur le terrain, dimanche 25 juillet 2004, les violences étaient signalées en plusieurs endroits de l’Irak. L’armée américaine a fait état de la mort de 13 résistants lors d’affrontements avec certains de ses soldats à Bouhriz, à environ cinq kilomètres au sud de Bakouba, au nord-est de Bagdad. Un secouriste de l’hôpital général de Bakouba a précisé qu’un civil et un policier irakiens avaient été tués et que six civils avaient été blessés.

La Garde nationale irakienne et les troupes américaines sont entrées dans Bouhriz vers 03h30 locales afin de fouiller une palmeraie. Elles ont détruit un terrain utilisé par les résistants pour leurs attaques contre la coalition ou les forces irakiennes, selon un porte-parole de la 1ère Division d’infanterie. Lors de ce raid, les résistants ont attaqué les troupes irakiennes avec des armes légères. Six heures plus tard, les résistants irakiens ont procédé à des tirs de mortier, entraînant la riposte des soldats américains.

D’autres violences ont fait cinq morts durant la nuit de samedi 24 juillet à dimanche 25 juillet 2004, à Kirkouk, selon des sources policières. Le mitraillage de la maison d’une famille a notamment coûté la vie à une Kurde et deux de ses fils.

Le colonel Sarhad Kadir a précisé qu’un policier irakien et un milicien de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) avaient également été tués, le premier par des hommes armés circulant en voiture, le deuxième alors qu’il rentrait chez lui à pied.

A Bagdad, un ancien responsable irakien et son fils ont été abattus. Khaled Dawoud, l’ancien chef du quartier de Nahyia sous le régime de Saddam Hussein, circulait en voiture, tôt dimanche 25 juillet 2004, avec son fils, dans la banlieue sud, lorsque des résistants ont ouvert le feu depuis leur véhicule, avant de prendre la fuite, selon des sources policières.

Une voiture probablement piégée a par ailleurs explosé dans la banlieue ouest de la capitale, sans faire de victimes, d’après un porte-parole de l’armée. Environ au même moment, dans un autre quartier, les troupes américaines ont fait sauter un engin explosif.

Samedi 24 juillet, un soldat américain a été tué dans l’explosion d’une bombe, près de Beïji, à 145 km au sud de Mossoul, alors que sa patrouille escortait un convoi de carburant dans le nord de l’Irak. Le décès, annoncé, dimanche 25 juillet 2004, par l’armée, porte à 904 le nombre de soldats américains tués en Irak depuis le début de la guerre, selon un décompte de l’Associated Press.

Associated Press

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