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8 décembre 2013

Corruption : Les accusations calomnieuses de la procureure genevoise Laurence Schmid-Piquerez

par Frank BRUNNER


Le siège du Ministère public genevois

Dans un article publié le 30 novembre 2013, j’ai évoqué deux notes de la procureure genevoise Laurence Schmid-Piquerez et de sa greffière Giannina Cereghetti, à propos d’un incident d’audience survenu le 25 août 2011, dans le cadre d’une procédure judiciaire qui m’oppose au lobby juif. Ce jour-là, sous prétexte que j’avais haussé le ton sous le coup de l’indignation, en raison de la partialité manifeste de cette magistrate, elle a appelé les agents de sécurité en se prétendant menacée, m’a fait emmener dans un cachot et m’y a fait subir une fouille à nu que rien ne justifiait. Quand on m’a ramené à son bureau, je lui ai craché au visage.


Suisse

Les notes des 25 et 31 août 2011 rédigées par Laurence Schmid-Piquerez et sa greffière étaient résumées dans un jugement du Tribunal de Police genevois daté du 31 juillet 2013, mais elles ne m’avaient jamais été communiquées. Ce n’est que le 3 décembre 2013 que ces deux notes ont été transmises à mon avocat, Me Pascal Junod, par la Cour de Justice, et j’en ai reçu une copie quelques jours plus tard.

Ayant vécu les faits, j’ai été scandalisé de découvrir le récit de la procureure Laurence Schmid-Piquerez et sa greffière. Leur caractère calomnieux est évident à mes yeux. Néanmoins, savoir qu’Untel a menti est une chose. Le prouver en est une autre. Surtout des années après les faits.

Dans sa note, la procureure Laurence Schmid-Piquerez commence par affirmer qu’avant même le début de l’audience du 25 août 2011, elle aurait été avertie par le service de sécurité qu’à mon arrivée au siège du Ministère public je m’étais opposé à l’ouverture d’un sac que je suis censé avoir transporté avec moi. En réalité, je n’ai jamais apporté un sac au Ministère public. Mon arrivée, ce jour-là, a dû être filmée par des caméras de surveillance et, si l’incident évoqué à l’entrée a réellement eu lieu, il a dû donner lieu à un rapport des membres du service de sécurité. Comment se fait-il que l’enregistrement vidéo et l’éventuel rapport des membres du service de sécurité ne m’aient jamais été communiqués et qu’à ma connaissance ils n’aient jamais été versés au dossier ?

Laurence Schmid-Piquerez, dans un paragraphe qui débute par « Au fil de l’audience », énumère ce qui, selon elle, aurait constitué un comportement menaçant de ma part. Ainsi, selon elle, j’aurais crié « toujours plus fort », je l’aurais regardée « méchamment », « le visage très rouge », puis je me serais avancé vers son bureau « jusqu’à effleurer celui-ci ». Je suis donc censé m’être levé de ma chaise pour m’avancer vers son bureau. Or, pour expliquer son appel au service de sécurité, Laurence Schmid-Piquerez ajoute : « le prévenu, tenant sa chaise dans les mains derrière lui, esquissait le mouvement de se lever tout en ne me lâchant pas du regard ». Si j’esquissais le mouvement de me lever, c’est donc que j’étais toujours assis. Dès lors, comment ai-je pu, précédemment, m’avancer vers le bureau de Laurence Schmid-Piquerez jusqu’à l’effleurer ? N’est-ce pas contradictoire ? Et comment peut-on esquisser le mouvement de se lever quand on est assis les mains dans le dos (« tenant sa chaise dans les mains derrière lui ») ? Une personne assise sur une chaise qui esquisse le mouvement de se lever ne va-t-elle pas logiquement poser les mains sur les accoudoirs, pour y prendre appui, plutôt que de les placer derrière elle ? Laurence Schmid-Piquerez ajoute qu’« Une fois les agents de sécurité sur place, le prévenu a continué à crier, voire hurler […]  ». Logiquement, ce comportement devrait être corroboré par un rapport des agents de sécurité. Pourquoi ce rapport ne m’a-t-il jamais été communiqué ni n’a été versé au dossier à ma connaissance ? Comment se fait-il que le témoignage des agents de sécurité appelés par Laurence Schmid-Piquerez dans son bureau n’ait pas été recueilli ? Comment se fait-il qu’aucune des personnes dont Laurence Schmid-Piquerez énumère la présence dans son bureau le 25 août 2011 n’ait été entendue en qualité de témoin ?

A la page 2 de sa note, Laurence Schmid-Piquerez mentionne qu’elle m’a fait emmener dans un cachot, mais elle passe complètement sous silence la fouille à nu qu’elle a ordonnée aux agents de sécurité de m’imposer. Là encore, pourquoi le rapport des agents du DCS et du service de sécurité ne m’a-t-il jamais été communiqué ni n’a été versé au dossier à ma connaissance ? La procureure Nathalie Magnenat-Fuchs (qui a succédé à Laurence Schmid-Piquerez sur ce dossier) s’est opposée à l’audition de ces agents, dont j’ai demandé que leur témoignage soit entendu. En guise de « justification », elle a invoqué le classement de la plainte pénale que j’avais déposée contre Laurence Schmid-Piquerez pour m’avoir imposé cette fouille à nu.

Dans sa note du 31 août 2011, la greffière Gianninna Cereghetti affirme que, lors de l’audience du 25 août, je me serais levé de ma chaise à deux ou trois reprises de manière menaçante en direction de Laurence Schmid-Piquerez. En réalité, à aucun moment je ne me suis levé de ma chaise et j’étais toujours assis quand les membres du service de sécurité sont arrivés. Au demeurant, si j’avais été menaçant à deux ou trois reprises, pourquoi la paranoïaque Laurence Schmid-Piquerez n’a-t-elle pas appelé plus tôt les agents de sécurité ?

En résumé, on constate que ces deux notes contiennent à la fois des allégations factuelles mensongères (je n’avais pas de sac à mon arrivée au Ministère public, je n’ai pas crié, ni hurlé, je ne me suis pas levé de ma chaise avant que les agents de sécurité n’entrent dans la pièce pour m’emmener au cachot et m’y imposer une fouille à nu), et des « interprétations » qui pourraient relever de la paranoïa si Laurence Schmid-Piquerez était de bonne foi (des regards mécontents qui n’avaient pas lieu d’être satisfaits au vu de la partialité de cette magistrate à mon encontre, ou la crainte que je saute sur son bureau, ce qui est un pur fantasme).

Le procès-verbal d’audience du 25 août 2011 ne précise nullement en quoi, concrètement, j’aurais été menaçant. Les « détails » n’apparaissent que dans des notes rédigées ultérieurement par Laurence Schmid-Piquerez et sa greffière en l’absence des personnes présentes au moment des faits.

Dans son procès-verbal d’audience du 25 juin 2011 (deux mois avant l’incident d’audience du 25 août), Laurence Schmid-Piquerez a écrit : « M. Brunner quitte les lieux en déclarant qu’aucun de ses textes n’est illicite. Il claque la porte ». Or, il suffit de se rendre sur place pour constater que les portes des bureaux, au siège du Ministère public, sont beaucoup trop lourdes pour pouvoir être claquées… Il s’agit probablement de portes blindées. On a donc là un cas avéré de calomnie de la part d’une magistrate dans l’exercice de ses fonctions au préjudice d’un prévenu, et cette calomnie vise à faire passer le prévenu pour un individu au comportement violent.

A priori, cette histoire d’incident d’audience peut paraître dépourvue d’intérêt, mais elle est révélatrice de la manière dont toute cette procédure judiciaire s’est déroulée. Pendant plus de deux ans, l’existence de deux notes me mettant en cause m’a été dissimulée, alors qu’elles auraient dû m’être communiquées spontanément afin que je puisse réagir à leur contenu. C’est fortuitement que j’ai appris leur existence, en lisant le texte d’un jugement qui s’y référait pour me condamner. Alors qu’une enquête digne de ce nom menée à l’époque aurait pu réunir de nombreux témoignages et même le film d’une caméra de surveillance, tous les moyens de preuve potentiels ont été arbitrairement écartés, en sorte que rien ne vienne contredire les allégations de la procureure et de sa subordonnée.

Frank BRUNNER

Liens liés a l'article.La magistrature genevoise et le lobby juif

AUTEURS 

  • Frank BRUNNER

  • Corruption : Les accusations calomnieuses de la procureure genevoise Laurence Schmid-Piquerez

    9 décembre 2013   [retour au début des forums]

    Si le Ministère public est obligé de provoquer des "délits d’audience" pour étoffer son dossier, c’est que l’accusation n’a pas grand chose à se mettre sous la dent. La provocation policière est une vieille technique et il est parfois difficile d’y résister, tant la distorsion est grande entre les faits et l’interprétation qu’en donne la justice.

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    Corruption : Les accusations calomnieuses de la procureure genevoise Laurence Schmid-Piquerez

    9 décembre 2013   [retour au début des forums]

    Il y a peut-être le fait que dame Laurence Schmid-Piquerez, vice-présidente de l’UDC de Satigny, a probablement eu une influence négative exercé contre votre personne car ne l’oublions pas l’UDC est très souvent un allié des sionistes, dixit Freysinger et Gert Wilders, sioniste, islamophobe notoire.

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    Corruption : Les accusations calomnieuses de la procureure genevoise Laurence Schmid-Piquerez

    9 décembre 2013   [retour au début des forums]

    Où va la justice genevoise... si des procureurs mentent, font de la rétention d’informations et sont partials et incompétents. Et encore pire s’ils sont à la botte du lobby juif !

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