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jeudi 25 mai 2017
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AFP, 27 juillet 2004

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo, Blaise Compaoré et Amadou Toumani Touré pour le rétablissement de la confiance


Les présidents ivoirien Laurent Gbagbo, burkinabé Blaise Compaoré, et malien Amadou Toumani Touré (ATT) ont réaffirmé, mardi 27 juillet 2004, leur "volonté de continuer à favoriser les mesures de rétablissement de la confiance" en Côte d’Ivoire, à l’issue d’une réunion tripartite à Bamako.


Les trois chefs d’Etat ont réitéré leur volonté de "continuer à favoriser les mesures de rétablissement de la confiance à tous les niveaux, notamment dans les domaines sécuritaire, humanitaire et économique", dans un communiqué commun publié à l’issue de la réunion.Les présidents ont également "décidé de la mise en place d’un système d’alerte permettant à toute personne ou communauté menacée de requérir la protection du gouvernement du pays d’accueil", selon la même source.

La rencontre entre les trois hommes a eu lieu en prélude au sommet d’Accra sur la crise ivoirienne qui s’ouvre, le 29 juillet 2004, dans la capitale ghanéenne. Selon M. Gbagbo, la réunion de "Bamako nous a permis de faire le point de la situation (en Côte d’Ivoire) afin de parler d’une seule voix pour agir à Accra comme une personne à trois corps". "A la différence de décembre 2002 (date de la précédente rencontre tripartite), la réunion d’aujourd’hui intervient lors d’une phase de cicatrisation de la plaie ivoirienne. Tous les problèmes sont cernés et nous partons à Accra avec optimisme, étant déterminés à trouver une issue heureuse à la crise", a-t-il encore affirmé.

Le président Compaoré a quant à lui estimé que "cette rencontre est intervenue au moment où chacun de nous a une plus grande visibilité de l’ensemble des aspects liés à la crise ivoirienne et par conséquent mieux armés pour un règlement définitif". "Accra est une étape décisive et essentielle dans le processus de traitement de la crise", a-t-il ajouté.

MM. Gbagbo et Compaoré ont regagné leurs pays en début de soirée, a constaté un journaliste de l’AFP.

Qualifiée de "déterminante" avant le sommet d’Accra, la réunion de Bamako avait été recommandée, début juillet 2004, par un mini-sommet sur la crise ivoirienne organisé à Addis Abeba en marge du 3e sommet de l’Union africaine (UA). Ce mini-sommet s’était prononcé en faveur d’une réactivation des commissions mixtes entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso d’une part, et Abidjan et Bamako d’autre part.

Le 17 juillet 2004, la Côte d’Ivoire et le Burkina se sont engagés à lutter contre toutes "actions de déstabilisation" dans leurs pays, au terme des travaux de la "grande commission mixte de coopération" ivoiro-burkinabè.

Le sommet régional d’Accra vise à relancer le processus de paix en Côte d’Ivoire qui traverse sa plus grave crise politico-militaire depuis le déclenchement, en septembre 2002, d’une rébellion armée qui contrôle toujours la moitié nord du pays. Abidjan accuse régulièrement Ouagadougou, et Bamako dans une moindre mesure, de soutenir les Forces nouvelles (ex-rebelles).

Agence France Presse

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