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Vous êtes ici Accueil Archives Archives Soudan (1ère partie) : Du 9 février 2004 au 31 août 2004
AFP, 28 juillet 2004

Soudan : Selon Michel Barnier, "il faut faire pression sur toutes les parties" au Darfour


Des soldats français près d’Abéché, au Tchad, dans le cadre de la mission Epervier, en 1991. On remarque que les dromadaires baraqués ont les pattes antérieures liées, afin de les empêcher de se relever. Il s’agit d’une coutume des nomades, car le dromadaire s’efforce toujours de s’enfuir s’il en a l’occasion. Cette mesure de précaution présente toutefois l’inconvénient d’immobiliser complètement les pattes de l’animal durant les heures de repos, ce qui les engourdit au moment où il doit reprendre sa marche. Il est préférable d’attacher une longue corde au cou de l’animal, et de lier l’extrémité de cette corde à un tronc d’arbre ou à un rocher. Ainsi, l’animal peut se dégourdir les jambes s’il le souhaite et se tenir debout pour brouter les feuilles de l’arbre sous lequel on s’est arrêté

Le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier après s’être rendu au Darfour (Soudan) a estimé, mardi 27 juillet 2004 au soir, à Abéché (Tchad), qu’il fallait faire pression sur toutes les parties impliquées au Darfour.

Tchad


"La menace de sanction peut être utile mais il faut faire pression sur toutes les parties" a affirmé M. Barnier à la presse à l’issue d’une entrevue, mardi 27 juillet 2004 au soir, avec le président tchadien, Idriss Deby, à qui il a rendu visite à Abéché, à l’est du Tchad dans la zone frontalière avec le Darfour.

Michel Barnier

"Il est indispensable de poursuivre et d’intensifier les pressions sur tous ceux qui ont une responsabilité. Ils doivent faire face à leurs responsabilités", a ajouté le ministre. "Il faut maintenir la pression pour que le gouvernement de Khartoum désarme les milices ou les groupes et puis il faut également faire pression sur les autres parties de ce conflit pour que tout le monde revienne à la table de négociation", a-t-il poursuivi.

Des réfugiés soudanais au camp tchadien de Bahai, le 8 juillet 2004

Evoquant le projet de résolution déposé par les Etats-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU et envisageant des sanctions contre le gouvernement soudanais s’il ne désarme pas les Djandjawit (milices) le ministre français a souligné que la France participait aux discussions, affirmant "nous aboutirons à une résolution équitable". "Il faut prendre garde, la situation est fragile et le Soudan un pays important" a-t-il encore dit.

Des réfugiées soudanaises au camp tchadien de Bahai, le 8 juillet 2004

Le président tchadien, qui a effectué une médiation dans le conflit qui a notamment abouti, en avril 2004, à un accord de cessez-le-feu signé à N’djamena, a estimé, lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Barnier, que "la communauté internationale appuie les efforts de l’Union Africaine et de l’Afrique". Il a exprimé sa crainte d’une prolongation du conflit si des solutions rapides n’étaient pas trouvé et d’un nouvel afflux de réfugiés sur son territoire.

Idriss Deby

Le Tchad accueille plus de 200000 réfugiés du Darfour qui ont fui les combats et les exactions. Il a accusé le Soudan "d’armer des Tchadiens et de les utiliser comme des Djandjawits ou comme des miliciens". "C’est inamical face à nos efforts d’apaisement de constituer une force de déstabilisation" a-t-il dit.

Le ministre français s’est rendu, mardi 27 juillet 2004, au Darfour et au Tchad, dans le cadre d’une tournée africaine qui l’a déjà menée au Sénégal et qui devait le mener, mercredi 28 juillet 2004, en Afrique du Sud.

Des soldats soudanais

Le conflit du Darfour pourrait avoir déjà fait entre 30000 et 50000 morts, selon l’ONU. Environ 1,2 million de personnes ont été chassées de leurs foyers en 17 mois de conflit, dont 200000 se sont réfugiées au Tchad voisin. Le Darfour est en proie, selon l’ONU, à la pire crise humanitaire en cours dans le monde, provoquée par le conflit entre une rébellion locale et des milices arabes pro-gouvernementales appuyées par les forces armées.

Agence France Presse

Un chasseur-bombardier Mirage à Njamena, dans le cadre de la mission Epervier, en 1991

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