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lundi 27 février 2017
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La seconde guerre mondiale en photos 57

Iwo Jima


Iwo Jima pendant une attaque aérienne américaine contre un aérodrome, en janvier 1945

L’importance stratégique de l’île d’Iwo Jima résidait dans le fait qu’elle se situait à mi-chemin entre le Japon et les aérodromes installés par les Américains dans les îles Mariannes, d’où partaient les bombardiers B-29. La capture d’Iwo Jima devait procurer aux Américains un aérodrome de secours pour les bombardiers revenant endommagés de leur mission au-dessus du Japon, ainsi qu’une base pour les chasseurs escortant ces bombardiers.

Iwo Jima pendant une attaque aérienne américaine contre un aérodrome, en janvier 1945


L’île d’Iwo Jima était dominée, au Sud-Ouest, par le mont Suribachi -un volcan- et défendue par 21000 Japonais commandés par le général Kuribayashi. Les Américains l’ont bombardée durant six semaines avant d’y débarquer.

Tadamichi Kuribayashi

Les navires de guerre ont tiré près de 22000 obus sur l’île. Il s’agissait d’écraser les défenses japonaises. Mais cet objectif n’a pas été atteint, car les Japonais avaient creusé tout un système défensif souterrain autour des aérodromes et transformé le mont Suribachi en une énorme casemate d’où ils tenaient sous leur feu la plus grande partie de l’île. Les approches du mont Suribachi étaient défendues par des positions de tir, des pièges explosifs, des falaises et des ravins. Les Japonais avaient construit environ 1500 bunkers et creusé autant de chambres souterraines -y compris des hôpitaux, des dépôts de munitions, d’eau et de nourriture- reliées par des centaines de couloirs.

Un TBM Avenger en vol près d’Iwo Jima, en février 1945

Le débarquement des Marines

Le 19 février 1945, quand les Marines ont débarqué sur les plages d’Iwo Jima, les Japonais ont ouvert le feu avec tout ce qu’ils avaient. Les Marines ont subi des pertes considérables. Les premiers tanks débarqués ont été détruits par l’artillerie japonaise. A la tombée de la nuit, les Marines devaient toujours se contenter d’une petite tête de pont. Pendant toute la nuit, les Japonais ont tiré sur les dépôts de munition américains débarqués sur les plages et ils les faisaient exploser l’un après l’autre. A l’aube, des cadavres de Marines couvraient le sable.

La première vague de débarquement sur Iwo Jima, le 19 février 1945

Des LVT naviguent vers les plages d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Des Marines à bord d’un LCVP qui se dirige vers les plages d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Des Marines à bord d’un LCVP qui se dirige vers les plages d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Des Marines débarquent sur une plage d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Un LCT et un LST sur le rivage d’Iwo Jima, en février 1945

Des cadavres de Marines sur une plage d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Des Marines sur une plage d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Des Marines sur une plage d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Une plage de débarquement, à Iwo Jima, le 19 février 1945

Des Marines sous le feu des Japonais, sur une plage d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Néanmoins, les Marines ont poursuivi leur avance à travers l’île, jusqu’à la côte opposée, isolant ainsi le mont Suribachi.

Les Marines avancent vers le centre d’Iwo Jima, le 19 février 1945

Un Marine explique à son chien vers quel trou d’homme il doit porter un message, à Iwo Jima, le 19 février 1945

L’attaque du mont Suribachi

Les Marines ont alors tenté d’attaquer le mont Suribachi, mais l’approche du volcan a été difficile. Il fallait détruire chaque position japonaise au mortier, à la grenade, au lance-flamme, avant de pouvoir avancer. Les Japonais feignaient d’être morts avant de se redresser, ou surgissaient de trous après que les Marines les aient dépassés. Ce n’est que dans l’après-midi du 21 février que les Marines ont atteint la base du mont Suribachi. Et ce n’est qu’à la tombée de la nuit suivante qu’ils l’avaient presque entièrement cerné.

Un M4A3 Sherman lance-flamme à Iwo Jima, en février 1945

Un canon américain de 37 mm, à Iwo Jima, le 20 février 1945

Des cadavres de Marines sur une plage d’Iwo Jima, en février 1945

Des Marines blessés reçoivent les premiers soins, à Iwo Jima, le 20 février 1945

Un navire hôpital au large d’Iwo Jima, le 20 février 1945

Des Marines attaquent un bunker japonais au lance-flamme, à Iwo Jima, en février 1945

Des Marines tirent au canon contre les positions japonaises, à Iwo Jima, le 21 février 1945

Un Marine fait la sieste tandis que son chien monte la garde, à Iwo Jima, en février 1945

Attaques de kamikazes

Cinq kamikazes, basés près de Tokyo, ont attaqué le porte-avion USS Saratoga. Avant même que les incendies aient pu être contrôlés, cinq kamikazes supplémentaires ont surgi. Quatre ont été abattus, mais le cinquième a pu larguer une bombe sur le pont d’envol. Gravement endommagé, le USS Saratoga a dû être renvoyé aux Etats-Unis pour y être réparé. Un navire de transport chargé de Jeeps a par ailleurs été coulé par un autre kamikaze.

Un kamikaze s’est écrasé sur le porte-avions américain Saratoga, le 21 février 1945

Le porte-avions américain Bismarck Sea est atteint par un kamikaze, dans la nuit du 21 février 1945

La prise du mont Suribachi

Le 23 février, alors que les Japonais se battaient toujours pour défendre la montagne, une patrouille de 40 Marines a escaladé le mont Suribachi jusqu’au cratère, pour y planter un drapeau. De ces 40 hommes, 36 ont été tués ou blessés au cours des jours suivants. Au cours de leur ascension, ils pouvaient entendre des grenades exploser à l’intérieur de la montagne, car les Japonais se suicidaient en masse.

Des Marines sur le mont Suribachi, à Iwo Jima, le 23 février 1945

Des Marines contemplent un soldat japonais capturé, à Iwo Jima, en février 1945

Des prisonniers japonais mangent des rations américaines, à Iwo Jima, en février 1945

Carnage pour un aérodrome

Après le mont Suribachi, l’objectif des Marines était un aérodrome fortifié. La position semblait imprenable. Sa capture a entraîné un véritable carnage.

Un Marine équipé d’un lance-flamme à l’aérodrome de Motoyama, à Iwo Jima, en février 1945

Un Marine demande par radio un soutien d’artillerie, à Iwo Jima, en février 1945

Des Marines tirent des roquettes contre les positions japonaises, à Iwo Jima, le 28 février 1945

Ultime résistance japonaise

La dernière résistance des Japonais s’est manifestée dans le Nord-Ouest de l’île, où les Marines les ont progressivement repoussés. Environ 350 Japonais ont surgi des grottes pour une charge Banzaï. Ils ont réussi à surprendre un campement d’aviateurs américains. Un bataillon de Marines est arrivé à la rescousse. Il a fallu toute une journée de combat avant que les deux tiers des Japonais aient été massacrés et le reste dispersé.

Un Marine dépasse le cadavre d’un Japonais, à Iwo Jima, le 3 mars 1945

Finalement, le général Kuribayashi s’est fait hara-kiri. Ses principaux officiers se sont suicidés ou ont été abattus en sortant de leurs cachettes.

Selon le US Marine Corps, la bataille d’Iwo Jima a coûté la vie à 6800 Marines et marins. Il y a eu plus de 18000 blessés américains. Des 21000 défenseurs japonais de l’île, plus de 20000 ont été tués. Il n’y a eu que 216 prisonniers japonais. Après la fin des combats, ceux des Japonais qui ne s’étaient pas rendus sont restés cachés dans leurs grottes ou leurs tunnels, affamés, assoiffés, désespérés et sans guère d’autre perspective que la mort.

La main d’un Japonais enterré dans sa position, à Iwo Jima, en mars 1945

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source