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lundi 27 mars 2017
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AP, 28 juillet 2004

Burundi : Des anciens rebelles font leur retour dans le gouvernement de transition


Le lac Tanganyika

BUJUMBURA (AP) - Les membres d’un ancien groupe rebelle burundais ont repris possession de leurs portefeuilles ministériels et de leurs sièges au Parlement, deux mois après avoir quitté le gouvernement de transition pour cause de mise en oeuvre selon eux trop lente d’un accord de paix.

Burundi


Les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) ont mis fin à leur retrait temporaire car la plupart de leurs revendications, par exemple davantage d’emplois dans la fonction publique et la libération de prisonniers de guerre, ont été satisfaites, a expliqué le secrétaire général du mouvement majoritairement hutu, Hussein Rajabu. "En raison de ce pas en avant significatif, nous reprenons nos activités au gouvernement et à l’Assemblée nationale", a-t-il souligné.

Hussein Rajabu

Pancrace Cimpaye, le porte-parole du président Domitien Ndayizeye, a jugé le retour des anciens rebelles au gouvernement positif et important car le Burundi va commencer à préparer la tenue d’élections prochaines.

Domitien Ndayizeye

Les FDD étaient le principal mouvement rebelle au Burundi, jusqu’à la signature d’un accord de paix en novembre 2003. Ils avaient suspendu leur participation au gouvernement de transition le 3 mai 2004.

Vue de Bujumbura

La minorité tutsie a dirigé le pays de manière quasi-ininterrompue depuis l’indépendance en 1962. Une guerre civile a éclaté en octobre 1993, lorsque des Hutus ont pris les armes après que des parachutistes tutsis eurent assassiné le premier président démocratiquement élu du pays, un Hutu. Quelque 260000 personnes ont été tuées dans le conflit entre l’armée à majorité tutsie et les factions rebelles hutues.

Des soldats gouvernementaux au Burundi

Outre les FDD, deux petites factions rebelles ont également rejoint le gouvernement de transition. Un quatrième groupe rebelle a refusé de participer au processus de paix mais a promis de cesser ses attaques. Toutefois des combats continuent entre ces insurgés et l’armée, même si un calme relatif s’est installé dans le pays depuis que les FDD ont cessé la lutte armée.

Associated Press

Scène de rue à Bujumbura

4 juillet 2001 : Jean Nahayo, professeur au Lycée International de Bujumbura habitant la zone Bwiza, 9ème avenue, n° 44 a été torturé dans la nuit du 3 au 4 juillet 2001 par des militaires de la position située à l’INABU (Imprimerie Nationale de Bujumbura) sur l’axe dit « avenue de la mort ». Il a été attrapé vers 23 h 10 au moment où il allait fermer son cabaret de bière de Banane.Il est reproché d’avoir violé le couvre-feu et a été conduit immédiatement à cette position où il a été gravement bastonné par le chef de poste, a-t-il révélé, à un observateur de la Ligue Iteka. Son tee-shirt avait encore des tâches de sang.Il aurait été torturé avec un morceau de bois sec sur les bras. Des traces de coups de bottines étaient visibles sur les jambes. La cheville de la jambe était gonflée. Il a affirmé avoir passé une nuit blanche sous les arbres où les moustiques le piquaient jusqu’au petit matin. Il a été ensuite conduit au Bureau Spécial de Recherche (BSR) où il a été interrogé avant d’être libéré

Un autre cas à signaler est celui de Hatungimana Ezéchiel, 19 ans, domestique chez son oncle au quartier asiatique. Celui-ci a été battu et deux de ses dents arrachées par un militaire de la position de Buyenzi (marché de Ruvumera)

Ce comportement inhumain exercé par certains militaires et policiers dans les cachots, prisons et positions militaires est aujourd’hui déploré par les défenseurs des droits de l’homme. Le porte-parole de l’armée, le colonel Nzabampema Augustin, interrogé par des journalistes à ce propos, a vigoureusement fustigé la pratique de la torture dans les corps de police

Paysage du Burundi

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