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dimanche 20 août 2017
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swissinfo, 16 mars 2014

Informations internationales : Des petits morceaux de Suisse un peu partout

Reportage photo


New Geneva, Irlande. En 1782, une révolution sans effusion de sang secoue la Genève aristocratique. Le roi George 3 d’Angleterre offre l’asile aux bourgeois révolutionnaires. Ces protestants laborieux doivent être un exemple pour la population britannique

La Suisse n’est pas le seul pays du monde où l’on trouve des endroits nommés Berne, Zurich ou Genève. Au fil des ans, des émigrants suisses se sont installés sur tous les continents, et ils ont souvent donné à leurs nouvelles villes le nom de celles qu’ils avaient quittées.


Passage East et son port, à l’est de la ville de Waterford, en Irlande, devaient appartenir au territoire colonial de New Geneva. Mais la construction de la ville a pris du retard

Entretemps, les horlogers et les artisans qui voulaient émigrer se sont arrangés avec le régime aristocratique à Genève. La ville des Lumières ne sera jamais construite. Aujourd’hui, la population vit surtout de la culture des huitres

Berna, province de Santa Fe, Argentine. Émigré en Argentine à l’âge de 45 ans, Hans Liechti fonde Berna dix ans plus tard, en 1889. Patron d’une scierie, il fait de bonnes affaires avec la compagnie des chemins de fer, qui connecte la province de Santa Fe au reste du pays

Le dernier train est arrivé à Berna en 1992. Commence alors le déclin du lieu. Aujourd’hui, il reste un wagon rouillé et le village compte 979 habitants

Ce mini chalet dans la salle de gymnastique de la ville voisine de Romang vient d’un char de carnaval. Des noms comme Alemann, Habegger ou Reutemann rappellent encore les pionniers suisses

A 20 km du centre de Buenos Aires, Villa Lugano a été fondée, en 1908, par José Ferdinando Francisco Soldati, qui lui a donné ce nom en souvenir de son ancienne patrie. Là où s’élèvent aujourd’hui des logements sociaux se trouvait, dès 1910, le premier aérodrome de toute l’Argentine

Ce squelette de béton de 12 étages aurait dû être, à la fin des années 1930, le plus grand hôpital d’Amérique latine. La construction n’a jamais été achevée. Aujourd’hui, quelque 120 familles vivent dans les étages inférieurs, sous le risque constant d’effondrement de l’ensemble

De nombreux habitants des « Villas Miserias » viennent du Paraguay, de la Bolivie ou du Pérou. Villa Lugano regroupe la plupart des bidonvilles et des maisons délabrées de tout Buenos Aires

Les villages de la Volga, en Russie. Lucerne, Soleure, Bâle, Schaffhouse, Unterwald, Zoug, Zurich, Glaris : ce sont les noms des villages fondés en 1767-1768 entre le site industriel de Balakowo et la petite ville de Marx, sur la Volga. La tsarine Catherine 2, d’origine allemande, encourage l’établissement d’immigrés, principalement d’Allemagne

Entre 1762 et 1775, on a recensé dans la région 30632 immigrants, que l’on nommait « les Allemands de la Volga ». Parmi eux se trouvaient environ un millier de Suisses

En 1924 apparaît une « République socialiste soviétique autonome des Allemands de la Volga ». Par crainte de la collaboration avec les nazis, la population germanophone est déportée en Asie centrale en 1941 et, l’année suivante, les villages sont rebaptisés avec des noms russes

L’ancien Saint Maurice, en Algérie, se nomme aujourd’hui Haï Mouaz M’hamed. En 1851, les autorités coloniales françaises ont placé 27 familles suisses, principalement de pauvres paysans du Bas Valais, dans quatre hameaux proches de la petite ville de Koléa. Pour leur départ de la patrie, le chansonnier Louis Gard avait écrit une chanson dont le refrain disait : « Amis, partons pour Alger, l’Algérie, c’est la vie »

La vie était dure pour les agriculteurs. Le sol sablonneux, la sécheresse et les invasions de sauterelles rendaient les récoltes aléatoires. Peu de familles sont restées. Pendant la guerre d’indépendance, de nombreux colons ont quitté leurs fermes et leurs maisons. Leurs biens ont été nationalisés. Quelques constructions d’époque et une fontaine témoignent encore aujourd’hui du passé colonial

Berne, Indiana, Etats-Unis. Edifiée en 2010, la « Muensterberg Clocktower » est une réplique du Zytglogge de Berne. Elle a été édifiée à la mémoire des fondateurs de la ville, des mennonites venus, en 1852, de la région de Moutier, dans le Jura bernois

Berne soigne son héritage suisse avec passion. Dans la dernière semaine de juillet, on y célèbre les « Swiss Days ». Pour la « Horse Pull Competition », les chevaux doivent tirer de lourds poids

Neuenschwander, Habegger, Eicher, Sprunger, Lehmann : ces noms de famille sont encore courants à Berne. Autour de la capitale du meuble de l’Indiana vivent près de 6000 amish. De nombreux habitants se souviennent de grands-parents qui parlaient encore un dialecte suisse-allemand. Mais aujourd’hui, ils sont tous américains et ne parlent que l’anglais

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source