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AFP, 31 juillet 2004

Côte d’Ivoire : un accord à Accra ouvre la voie d’un règlement


ACCRA (AFP) - Après deux jours d’intenses tractations à Accra, les parties ivoiriennes ont finalement signé un accord prévoyant un calendrier de réformes politiques ainsi que le désarmement des forces rebelles et des milices armées, ouvrant la voie à un début de règlement d’une crise qui dure depuis 22 mois.


Selon les termes de l’accord publié à l’issue du sommet, les forces rebelles qui contrôlent le nord du pays et "tous les paramilitaires et milices" débuteront leur désarmement d’ici le 15 octobre, après l’adoption des réformes politiques prévues par les accords de paix de Marcoussis (signés en région parisienne en janvier 2003).

Ce Sommet, tenu sous l’égide de l’ONU dans la capitale ghanéenne en présence de nombreux chefs d’Etat africains, a été pendant 48 heures le théâtre d’intenses négociations en présence des différents acteurs de la crise politico-militaire que connaît la Côte d’Ivoire depuis le déclenchement, en septembre 2002, d’une rébellion armée qui contrôle la moitié nord du pays.

"Le président de Côte d’Ivoire et tous les leaders de Côte d’Ivoire se sont mis d’accord pour rétablir le gouvernement de réconciliation nationale (...) de façon à remettre sur les rails la gestion de leur pays avant des élections libres et équitables (en octobre) l’année prochaine", a déclaré, vendredi 30 juillet 2004 au soir, le président du Ghana et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) John Kufuor

L’accord prévoit la tenue, dès la semaine prochaine, d’un conseil des ministres en présence des deux titulaires des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) et de celui issu de l’opposition qui avaient été limogés le 19 mai 2004.

Autre réforme politique citée par le communiqué, celle concernant la loi sur l’éligibilité.

Selon l’accord, le président ivoirien Laurent Gbagbo doit user de ses pouvoirs constitutionnels pour faire adopter un amendement à l’article 35 de la constitution (prévu par Marcoussis) qui empêche pour l’instant l’opposant Alassane Ouattara de se présenter à la présidentielle de 2005.

Les accords de paix de Marcoussis prévoyaient une modification de cet article, demandant que tout candidat à la présidentielle soit "né de père OU de mère ivoirien d’origine" et non plus "né de père ET de mère ivoirien d’origine". "Ce mot crucial, "ou", est le succès le plus important de ce sommet", a estimé l’envoyé spécial des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Albert Teovoedjre. Les rebelles ont mis en avant l’inégibilité de M. Ouattara comme l’un des catalyseurs de leur soulèvement.

Prévu par l’accord pour être lancé d’ici le 15 octobre 2004, "le processus de DDR (désarmement, démobilisation, réintégration) concernera tous les groupes paramilitaires et de milices. Il a également été convenu que la restructuration des forces de défense et de sécurité aurait lieu" comme convenu initialement, a déclaré Albert Teovoedjre.

"Le conseil de sécurité de l’ONU se réserve le droit de prendre les mesures nécessaires pour assurer la paix et la sécurité" en Côte d’Ivoire, a déclaré lors d’une conférence de presse de clôture le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, répondant à une question d’un journaliste sur l’éventualité de sanctions en cas de non respect de l’accord.

Agence France Presse

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