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11 septembre 2008

Histoire : L’imposture de « la Shoah par balles » (2ème partie)

par Robert FAURISSON


Patrick Desbois sur le site d’un prétendu « charnier de juifs », en Ukraine

Il est connu qu’une tragédie peut s’achever en farce. Le Père Patrick Desbois est un sacré farceur, à la veste duquel Nicolas Sarkozy-Mallah vient d’agrafer le ruban de la Légion d’honneur. Avec sa « Shoah par balles en Ukraine », le bon père qui, dans son enfance, plumait poulets et pigeons bressans de la « plumerie » familiale, vient opportunément nous fournir une illustration de ce que les autorités juives exercent une implacable censure. En matière de Shoah elles ont obtenu le renoncement à l’histoire et le recours obligé à la fantasmagorie religieuse, et cela jusqu’à la mascarade.


De Patrick Desbois, il faut lire Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles (Michel Lafon éd., Neuilly-sur-Seine, 2007, 335 p.) pour se rendre compte à quel degré de niaiserie la littérature holocaustique peut aujourd’hui descendre.

Selon notre homme, dans les fosses où on les avait jetés et enterrés vivants ou morts ou au fond des puits où ils avaient été précipités, les juifs ont bougé, respiré ou crié pendant trois jours (p. 93, 124, 208, 298). Il s’agit là d’une impossibilité physique et biologique.

Une main de juif, sortant du sol, s’est accrochée, ici ou là, à la pelle d’un fossoyeur (p. 92-93, 102). Impossibilité de même nature que la précédente.

Les SS envoyaient en Allemagne des comptes rendus circonstanciés de leurs tueries mais « ils communiquaient par codes météorologiques avec Berlin : le nombre de nuages indiquait le nombre de fosses ouvertes et la hauteur de la pluie, le nombre des corps qu’ils avaient brûlés » (p. 227). Aucune source, aucune référence, aucun exemple. A supposer que, tel jour, lesdits SS aient ouvert trois fosses et brûlé mille corps, comment s’y prenaient-ils pour convertir ces trois fosses en un nombre de nuages et ces mille corps en hauteur de pluie ?

Afin de couvrir le bruit des fusillades, des paysans ont été recrutés pour taper sur des casseroles (p. 112, 192, 208). « Un des villageois avait été réquisitionné pour jouer du tambour ukrainien chaque matin [de fusillade] » (p. 193). « Ils les fusillaient par cinq ou six. Les policiers, les gardes devaient frapper sur des seaux vides pour couvrir le bruit des tirs […] [Un musicien] a été plusieurs fois réquisitionné pour jouer du "buben" [instrument de percussion en bois avec un cerceau et des pièces métalliques] pendant les exécutions » (p. 199). Si les Allemands voulaient couvrir le bruit des tirs, était-ce pour dissimuler ces constantes exécutions de juifs ? En ce cas, ces sortes de concerts à répétition allaient au rebours de l’effet prétendument recherché : ils appelaient l’attention de tous sur ces exécutions.

« [Après chaque tir]. Nous étions trente jeunes filles ukrainiennes qui devaient, pieds nus, tasser les corps des Juifs et jeter une fine couche de sable dessus pour que les autres Juifs puissent s’allonger » (p. 115). Dans ce genre de massacres, les ventres explosent, la matière fécale gicle partout, l’odeur est insupportable et les corps tombent dans toutes les positions. Il serait impossible, même pour des gymnastes confirmés, d’aller marcher sur ces cadavres enchevêtrés sans glisser et tomber dans le sang et la matière fécale.

« [Un Ukrainien] cachait des Juifs pendant la guerre. Il en a caché beaucoup. Et chaque fois, il les tuait pendant la nuit. Il les étouffait avec des édredons. Quand ils étaient morts, il les dépouillait et transportait leurs corps dans la carrière pour les faire disparaître » (p. 306). Le Père Desbois ne cite que cet exemple d’étouffement systématique, mais il en fait un point culminant de son livre. La section où figure ce récit est intitulée, en gras, « La Shoah par étouffement » (p. 304) et elle se termine ainsi : « La Shoah par étouffement. Nous sommes bien loin de la centralisation de la Shoah, de son caractère industriel, de sa modernité. En Ukraine, il s’agit d’un carnage. On peut fusiller les gens sur un marché, au bord d’une falaise comme à Yalta, les emmurer comme à Sataniv ou bien les étouffer avec des coussins la nuit » (p. 307). Combien d’étouffés ? Combien d’édredons ou de coussins ? Combien de transports de cadavres vers la carrière ? Comment le criminel s’appelait-il ? Quel est le nom du témoin ? De ce dernier nous savons seulement qu’il porte « une veste marron, assez classique dans les anciennes républiques socialistes » (p. 304-305).

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  • Robert FAURISSON

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source