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lundi 20 février 2017
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1er mai 1983

Histoire : Sur la difficulté et sur le devoir d’être vrai... Réflexions à propos de Max Gallo, de Martin Gray et de quelques autres

par Robert FAURISSON


Martin Gray est l’auteur d’un best-seller intitulé Au nom de tous les miens. Le livre se présente comme un récit autobiographique « recueilli par Max Gallo », où Martin Gray raconte sa vie dans le ghetto de Varsovie et comment il édifia une fortune en faisant du marché noir. Il explique longuement et en détail son internement dans le camp de Treblinka : il y décrit en particulier les chambres à gaz et leur fonctionnement. Après la guerre, rescapé du massacre, il édifie aux Etats-Unis une nouvelle fortune en vendant de fausses antiquités. Il se marie, s’installe en France, devient le père de quatre enfants.

Le 3 octobre 1970, sa femme Dina et ses quatre enfants meurent dans l’incendie de forêt du Tanneron dans le Midi. Quelques années plus tard, à l’âge de cinquante-cinq ans, il épouse une jeune fille de dix-sept ans. Selon toute apparence, il possède toujours près de Mandelieu une luxueuse propriété que les téléspectateurs français ont pu voir, vers le 13 août 1975, dans une émission d’Antenne 2 réalisée par M. Jeannesson et précisément consacrée à Martin Gray.


Martin Gray

Lors de cette émission, Martin Gray, montrant ses mains, disait qu’il avait tenu à accoucher personnellement sa femme pour sentir de ses mains la vie chaude et palpitante des nouveau-nés. En effet, à Treblinka, affirmait-il, les Allemands gazaient jusqu’aux enfants, mais, parfois, au moment de décharger les chambres à gaz, « parmi les corps chauds, disait-il, nous avons trouvé des enfants encore vivants. Seulement des enfants contre le corps de leur mère ». Et, ajoutait-il aussi bien à la télévision que dans son livre, « nous les avons étranglés de nos mains avant de les jeter dans la fosse [1]  ».

Au nom de tous les miens fut traduit en anglais sous le titre de For Those I loved et ce fut pour Martin Gray le point de départ de quelques ennuis. On douta de la véracité de son récit. Il commença à être soupçonné d’avoir fabriqué de faux mémoires, comme il avait fabriqué de fausses antiquités, dans les deux cas non sans aide extérieure et, bien entendu, pour de l’argent.

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AUTEURS 

  • Robert FAURISSON

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source