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samedi 19 août 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Soudan (1ère partie) : Du 9 février 2004 au 31 août 2004
AP, 1er août 2004

Le Soudan admet la résolution de l’ONU relative au Darfour


NATIONS UNIES (AP) - Peut-être incité à réfléchir par le déploiement de forces françaises à la frontière du Tchad et du Soudan, le gouvernement de Khartoum a semblé revenir, samedi 31 juillet, sur le rejet, exprimé, vendredi 30 juillet 2004, par le ministre de l’Information, de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité sur la situation au Darfour.


"Il n’y a pas de raison de rejeter la résolution, qui ne contient rien de nouveau, rien d’autres que ce qui a déjà été signé dans un accord avec les Nations Unies", a déclaré, samedi 31 juillet 2004, Mustafa Osman Ismail, le ministre soudanais des Affaires étrangères.

Vendredi 30 juillet 2004, le Conseil de sécurité a adopté une résolution menaçant le gouvernement soudanais de sanctions économiques et diplomatiques s’il ne désarme pas dans les 30 jours les milices arabes Janjawid accusées d’atrocités à l’encontre des populations noires dans la région du Darfour. Quelques heures plus tard, le ministre de l’Information soudanais El-Zahawi Ibrahim Malik avait affirmé que son pays rejetait la résolution comme "non conforme aux accords conclus entre son gouverment et les Nations Unies. Il avait notamment jugé partiale la résolution, en l’accusant de se concentrer uniquement sur les milices janjawid, et avait ajouté que le gouvernement était en mesure de "désarmer tous les groupes de pillards".

Mais, interrogé sur cette déclaration, Mustafa Osman Ismail a déclaré, samedi 31 juillet 2004 : "Le gouvernement est le seul organe chargé de répondre aux résolutions". Le chef de la diplomatie a précisé que le gouvernement publiera sa réponse définitive après sa réunion, prévue dimanche 1er août 2004. Pour sa part, l’ambassadeur du Soudan auprès de l’Union africaine, Osman Al-Said, avait déclaré un peu plus tôt à Addis Abeba que son pays n’était pas satisfait de la résolution, mais la mettrait en oeuvre", ajoutant : "Nous n’avons pas d’autre option".

Osman Al-Said a en revanche ajouté que la stabilisation du Darfour pourrait représenter une charge trop lourde pour son seul gouvernement, et a déclaré avoir besoin de l’assistance des Nations Unies.

Afin démontrer la détermination des Occidentaux face à la crise du Darfour, la France a déployé, samedi 31 juillet 2004, environ 200 soldats le long de la frontière pour protéger la région tchadienne des incursions des miliciens arabes soudanais. En outre, des avions cargo Hercules C-130 et des hélicoptères de transport Puma ont effectué samedi une première livraison d’aide humanitaire -12 tonnes de médicaments, aliments pour enfants et tentes- aux Soudanais réfugiés dans l’est du Tchad.

Associated Press

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source