retour article original

vendredi 21 juillet 2017
Vous êtes ici Accueil Histoire Les révisionnistes de la Seconde guerre mondiale
7 mai 1987

Histoire : Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz

par Robert FAURISSON


Rudolf Höss

Rudolf Höss fut le premier des trois commandants successifs du camp de concentration d’Auschwitz. Il est souvent appelé "le commandant d’Auschwitz" et le grand public connaît de lui des écrits qui ont été publiés sous le titre : Le Commandant d’Auschwitz parle... (en allemand : Kommandant in Auschwitz : Autobiographische Aufzeichnungen des Rudolf Höss). Il a comparu devant le TMI (Tribunal militaire international) en qualité de témoin, le 15 avril 1946. Sa déposition fit sensation. A la stupéfaction des accusés et en présence de la presse du monde entier, il confessa les crimes les plus affreux que l’Histoire eût jamais connus. Il disait avoir personnellement reçu l’ordre de Himmler d’exterminer les juifs. Il estimait qu’à Auschwitz on avait exterminé trois millions d’hommes dont deux millions et demi par le moyen de chambres à gaz homicides. Ces aveux étaient faux. Ils lui avaient été extorqués par la torture. Il a fallu attendre 1983 pour connaître l’identité des tortionnaires et la nature des tortures.


Rudolf Höss aux mains des Britanniques

Le cœur même des aveux de R. Höss est constitué par quatre pièces qui, dans l’ordre chronologique, sont les suivantes :

1) Une déposition écrite signée le 14 mars (ou le 15 mars ?) 1946 à 2h 30 du matin ; il s’agit d’un texte dactylographié de huit pages, rédigées en allemand ; je ne pense pas qu’en temps ordinaire une seule instance judiciaire des pays démocratiques accepterait de prendre en considération ces pages dépourvues de tout en-tête et de toute référence administrative imprimée et fourmillant de corrections diverses, soit dactylographiées, soit manuscrites, sans l’accompagnement du moindre paraphe et sans aucun rappel, à la fin, du nombre de mots corrigés ou supprimés. Höss a signé une première fois après avoir écrit : "14.3.46 – 2h 30". Il a procédé de même après deux lignes qui auraient dû être manuscrites mais qui sont dactylographiées et qui disent : J’ai lu le texte ci-dessus ; je confirme qu’il correspond à mes propres déclarations et que c’est la pure vérité.

Suivent les noms et les signatures de deux témoins : deux sergents britanniques ; l’un n’a pas mentionné la date tandis que l’autre indique celle du 15 mars. Vient enfin la signature d’un capitaine de la 92e section de la sécurité militaire en campagne qui certifie que les deux sergents ont été présents durant toute la procédure où le prisonnier Rudolf Höss a fait volontairement sa déposition. La date est celle du 14 mars 1946. Rien n’indique le lieu !

La cote que les Alliés ont attribuée à ce document est NO-1210.

page

AUTEURS 

  • Robert FAURISSON

  • Accueil

    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source